--- Dette et budget

****************************


Pour se libérer du capital financier et un budget de plein emploi écologique
Une réforme fiscale de 15 milliards $

L’Institut de recherche et d’information socio-économique (IRIS), dans un document donné en référence sur le site de Couragepolitique.org, fait d’excellentes suggestions à court terme basées sur toute une série de récentes demandes de mouvement social malheureusement oubliées avec la venue de la crise économique qui pourtant les rend encore plus pertinentes. Il suggère sept milliards $ de nouveaux investissements sociaux dont deux pour la santé, un peu plus pour l’éducation, un peu moins d’un milliard pour la construction de 50 000 logements sociaux, ce que Québec solidaire avait repris du FRAPRU dans sa plate-forme électorale de 2008 (IRIS, « D’où vient la “crise’’ des finances publiques », mars 2008, pages 6-7).

Pour lire le texte complet :

Pour se libérer du capital financier

****************************

Une campagne Québec solidaire
Pour un budget alternatif de plein emploi écologique


À sa réunion du 9 février 2011, le Comité de coordination de la région de Montréal de Québec solidaire a voté de « relancer la campagne
“couragepolitique.org” » contre le budget Libéral tout en l’enrichissant.
Il a aussi décidé de proposer au prochain congrès de la fin mars « de
mandater la Commission thématique sur l'économie de préparer une proposition de budget alternatif pour la fin août, la tenue d'un conseil national cet automne pour adopter un budget alternatif et de faire une campagne en vue du budget 2012-2013. »


Pour lire le texte complet :

Campagne contre budget Libéral-1

****************************

29 mars 2010

Commentaire (québécois) d’un article d’Ernest Mandel
Équilibre budgétaire néolibérale ou déficit néo-keynésien
Deux faces de la même internationalisation du capital


L’article reproduit ci-après de l’économiste belge Ernest Mandel
(1923-1995), « l'un des plus grands économistes marxistes de la seconde
moitié du XXie siècle » et dirigeant de la Quatrième Internationale,
argumentait en 1992 que la politique néo-keynésienne du déficit budgétaire
n’est qu’un attrape-nigaud pour la gauche à moins, dans certaines conditions
de sous-emploi de la force de travail et des équipements, de rechercher un
soulagement à court terme du chômage mais au détriment d’une détérioration
sur le long terme du rapport de forces entre la bourgeoisie et le
prolétariat.  À défaut d’un taux de profit satisfaisant en temps de crise,
la bourgeoisie tend plutôt à spéculer au lieu d’investir. « [A]mpleur des
dépenses d'armements » et  « gonflement énorme du crédit » en étaient et en
sont toujours les mamelles.  Cette fuite en avant fait en sorte qu’au mieux
« [l]'heure de la vérité est retardée, mais pas indéfiniment. »

Pour lire le texte complet : Ernest Mandel

20 mars 2007

Un cadre financier antilibéral, c’est possible
et réaliste



Les cinq partis se disputant la faveur de l’électorat promettent, si on en croit leurs chiffres, des dépenses publiques nouvelles allant de 1.7 milliards $ de l’ADQ aux 6.2 milliards $ de Québec solidaire. (Le nouveau budget fédéral, quant à lui, augmente d’une minuscule 10.6 milliards $ les dépenses de programme pour la prochaine année budgétaire, inflation comprise, pour tout le Canada, soit environ 2.5 milliards $ pour le Québec. C’est à peine plus que le remboursement de la dette de 9.2 milliards $. Et le Bloc va voter pour ça !) Les modifications fiscales pour financer ces promesses restent nébuleuses sauf pour Québec solidaire qui les chiffre à 4.5 milliards $, le reste venant d’Éole Québec et de Pharma Québec. Sans doute les partis néolibéraux comptent-ils sur la croissance économique et sur la solution très partielle du déséquilibre fiscale pour réaliser leurs promesses en fin de mandat.

Pour lire le texte complet :
20mars2007

13 janvier 2007



Le débat sur les chiffres
Justice, coût et rigueur

On n’a pas à opposer justice et coût car la justice a un coût comme elle a aussi des bénéfices. La question est de savoir non seulement quels coûts et quels bénéfices mais aussi quelle sorte et pour qui.

Augmenter le salaire minimum est certainement un coût pour le capital (et pour l’État s’il subventionne directement ou indirectement l’entreprise comme Québec solidaire veut le faire, ce qui pose la question de la réforme fiscale dans les mêmes termes) et un bénéfice pour le prolétariat particulièrement pour les couches pauvres. Est-ce un jeu à somme nulle même indépendamment du parti pris social ? Cette mesure, si elle est significative, peut aussi bien détruire l’emploi par la grève et la fuite des capitaux qu’en créer par l’augmentation de la demande solvable, et en plus socialement utile, en autant qu’elle est comblée nationalement. Ce qui pose la question de la libre circulation des capitaux, concrètement de l’ALÉNA sur laquelle Québec solidaire demeure silencieux. Politiquement, elle peut tout aussi bien solidifier la cohésion sociale donc abaisser le coût de la répression qu’encourager le prolétariat vers d’autres conquêtes politiques et sociales. Ce qui pose la question de l’analyse de la dynamique des rapports de forces. La transparence sur les coûts permet donc d’approfondir le débat tout en détruisant le mythe du gauchisme rêveur, de transcender l’idéalisme par le matérialisme dialectique.

Pour lire le texte complet :
Justice et coût

Le 9 janvier 2007

Lettre au Devoir

Oui, il faut des chiffres… mais qui rompent avec le néolibéralisme



Pierre Mouterde blâme les journalistes d’exiger des chiffres de la direction nationale de Québec solidaire. Il faut se souvenir que c’est cette direction, dans l’introduction de la Déclaration de principes, rien de moins, qui avait promis « 
une plate-forme offrant des propositions complètes et, au besoin, chiffrées. » Les journalistes devraient plutôt être félicités pour bien faire leur travail en exigeant les chiffres promis. De plus, l’auteur, citant un lecteur, semble penser qu’il faille choisir entre justice et coût. De quoi confirmer le cliché des gauchistes rêveurs.

Les chiffres peuvent être autant anticapitalistes que sociaux-libéraux. Selon l’Institut statistique du Québec (principaux indicateurs économiques – niveaux annuels) et les données du budget 2005-06 (tableau 3.1.1 des orientations budgétaires et financières du gouvernement), le pourcentage des dépenses de programme par rapport au PIB au prix courants du marché a baissé de 21.9% 93-94 à 17.7% en 2005-06. C’est donc dire que si le gouvernement du Québec faisait aujourd’hui le même effort budgétaire qu’il y a 12 ans, soit avant les coupures drastiques du PQ maintenues par les Libéraux, il dépenserait 11.5 milliards $ de plus. Ajoutez-y un effort semblable pour les dépenses fédérales au Québec pour arriver à un grand total d’environ 20 milliards $.

Une réforme fiscale antinéolibérale a été chiffrée réalistement par la Chaire socio-économique de l’UQAM (« 
Pour une fiscalité progressiste, juste et équitable », Montréal, 2002) qui donne la liste de mesures pouvant apporter de 16 à 20 milliards $ au Québec tant de la part de Québec que d’Ottawa tel que résumée par Gaétan Breton dans « Faire payer les pauvres », paragraphe 3.4.3. Une réforme fiscale et budgétaire de 20 milliards $ dans le cadre d’un Québec indépendant, voilà les chiffres dont se réclamerait un parti de gauche indépendantiste qui veuille vraiment une rupture avec le néolibéralisme. Évidemment, de tels chiffres nécessitent d’être imposés par la rue en combinaison avec les urnes.

Marc Bonhomme, économiste
9 janvier 2007

21 mars 2004

À la veille de la saison des budgets
Dégager du capital et un champ d’expansion pour l’impérialisme



Il y a neuf ans, l’actuel Premier ministre du Canada, alors ministre des Finances, présenta son budget comme étant l'équivalent de celui de la démobilisation immédiatement après la Deuxième guerre en ce sens de ramener les dépenses de programme (dépenses totales moins les frais d'intérêt) à ce qu'elles étaient en 1951. Le budget de la démobilisation, toutefois, était un budget de paix, celui de 1995-96 était une déclaration de guerre au peuple du Canada. Ce qui fut annoncé fut fait, brutalement, de par la grâce de la justification et de l’encadrement de l’ALÉNA en vigueur depuis le premier janvier 1994 ; d’une conjoncture favorable essentiellement tirée par une orgie d’exportations aux ÉU dont l’économie était « boostée » par la force du dollar US qui drainait l’épargne mondiale vers eux ; mais aussi d’une capitulation des hautes directions syndicales qui refusèrent même d’envisager au moins une grève générale pan-canadienne de 24 heures comme celle de 1976, et au-delà, car cette seule journée n’avait pas alors suffi pour arrêter le gel des prix et salaires du gouvernement Trudeau.

À la veille de la saison des budgets
Pour lire le texte complet :

1er mars 2003

L’ampleur du déficit social, le budget fédéral et les mesures Legault



Selon le tableau ci-après :
Les dépenses fédérales au Québec (et au Canada) de 1992-93 ne sont pas dépassées en 2001-02 soit 10 ans plus tard. Mais pendant ce temps, les revenus fédéraux issus du Québec ont approximativement augmenté de 13 milliards $ (pour le Canada, ils augmentent exactement de 52 milliards $).

Pour lire le texte complet : Ampleur du déficit social

4 mars 2000

Le budget fédéral de l’an 2 000
Du déficit zéro au remboursement de la dette comme priorité budgétaire



Le gouvernement fédéral baigne dans une période de prospérité, la plus longue croissance depuis les années 60 et qui serait la plus longue depuis la Deuxième guerre n’eut été de la décroissance du seul deuxième trimestre de 1995. Comme si ce n’était pas suffisant, il est en train de se noyer dans un important excédent des recettes réelles sur les dépenses réelles de 12 milliards $ (12 M$) pour la seule année 1999-2000, le quatrième excédent de suite, une première depuis 50 ans.


Pour lire le texte complet : Budget fédéral 2000-01

4 novembre 1999

États-Unis et Canada
Pourquoi la montagne de dettes et comment s'en sortir



La croissance (relative au PIB) de l'endettement public au Canada a débuté en 1975 au moment précis où éclatait la crise de 1974-75, elle-même le début de la phase dépressive de l'onde longue, qui dure encore, suivant la phase expansive 1945-1975, dite des
trente glorieuses, de l'onde longue précédente. Depuis lors, aux ÉU et au Canada, les reprises ont été anémiques (relatif faible taux de croissance du PIB, de l'emploi et de la productivité) même si elles ont été longues et les crises profondes (taux de croissance négatif) même si elles ont été courtes (1974-75, 1980-81, 1990-91). L'analyse du changement de phase de l'onde longue fait comprendre les causes de l'endettement public.

Pour lire le texte complet : Crise de la dette et comment s'en sortir


Canevas de présentation pour l'atelier « Annulation de la dette du tiers monde » de l'opération SalAMI contre le FMI,
1
er juin 1999, Montréal.

Dette du tiers monde



A. Une dette croissante, écrasante et impayable… mais dérisoire


1. La dette du tiers monde n'a cessé de croître, de 100 milliards $US en 1971 à au-delà de 2 000 milliards $US maintenant.

Pour lire le texte complet :
DETTE du tiers monde

Août 1996

Pour un véritable débat sur le déficit social et démocratique



Mémoire présenté à la Commission sur la fiscalité et le financement des services publics pour l’ACEF de l’Outaouais

Pour lire le texte complet : MEMFISC