--- Québec solidaire

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28 août 2008



L’écologie, d’Hervé Kempf à Françoise David

Le 26 août 2008, sur le site de Québec solidaire, la porte-parole en chef commettait un petit essai intitulé « L'écologie sans la justice n'est pas l'écologie ». Cet essai ignore complètement les objectifs de l’après-Kyoto qui sont pourtant le grand sujet de débat international de l’heure sur le plan écologique. On se serait attendu que la porte-parole se situe sur les objectifs du dernier rapport de 2007 du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) issu de l’ONU que Greenpeace-Canada résume ainsi
« …pour maintenir l’augmentation de la température moyenne de la Terre sous cette barre des 2°C, il faut ramener les émissions mondiales de GES au niveau de 1990 dès 2020, puis il faudra les réduire encore de 50 % d’ici 2050.
« Pour le Canada et les autres pays industrialisés, l’objectif est encore plus radical : toujours par rapport au niveau de 1990, il faut réduire les GES de 30 % d’ici 2020 et de 80 % d’ici 2050. »
Motus et bouche cousue. Elle préfère se baser sur les positions d’Hervé Kempf, le chroniqueur environnemental du journal de centre-droit, Le Monde. On comprend pourquoi quand on constate le degré de généralité, d’imprécision et surtout le manque d’audace des propositions de la porte-parole. En janvier 2007, Le Devoir avait publié, à la une, une interview d’Hervé Kempf. J’avais réagi par un petit essai critique que je vous invite à lire ou relire. J’en dégageais l’ambigüité de l’analyse de Kempf à propos de l’anticapitalisme, du niveau de vie populaire, et particulièrement des fermetures d’usines rentables. Curieusement, la direction de Québec solidaire se tait sur ce dernier sujet malgré la fréquence de ces fermetures ou congédiements massifs.

Pour lire le texte complet :
Kempf

30 mai 2005

À propos du texte sur la démocratie et les normes de débats



Le Conseil exécutif national de l’UFP (CEN) fait, à mots couverts, le procès des tendances minoritaires sans jamais lui-même se remettre en question.

Utilisant la technique bien connue de ne citer aucun fait sauf le malheureux incident dramatisé du dernier Conseil de l’Union où les parties se sont expliquées par écrit dans un échange de correspondance, il jette par le fait même un voile de discrédit sur l’ensemble des courants et des individus minoritaires qui ont osé s’exprimer lors d’assemblées ou par écrit. L’adoption de ce texte ne pourra que créer un climat d’autocensure et de méfiance au sein de l’UFP.

Pour lire le texte complet :
À propos du texte sur la démocratie et les normes de débats

27 mars 2005

Bilan du Conseil de l’Union de l’UFP de mars 2005
L’unité à tout prix par le haut et laisser la base mener la lutte sociale



Tambour battant, l’exécutif national de l’UFP a réussi sans difficulté à faire voter par le Conseil de l’Union (CU) de mars 2005 un calendrier de négociations avec Option Citoyenne (OC) prévoyant un congrès d’unification d’un nouveau parti sans plate-forme en janvier 2006, la plate-forme devant être votée seulement un an plus tard. Non seulement l’unification sera l’affaire d’un comité restreint de négociations choisi au sein de l’exécutif, comme convenu au CU de décembre 2004, mais le CU de mars a consenti à seulement « commenter » les rapports de ce comité de négociations. Le comité de négociations a même renoncé aux comités conjoints thématiques prévus sans même faire appel aux membres du parti qui auraient pu être intéressés à y œuvrer. Ainsi se centralise de plus en plus un processus de fusion aux antipodes du processus de démocratie participative ayant abouti à la fondation de l’UFP en 2002.


Pour lire le texte complet :
Bilan Conseil union mars 2005

17 septembre 2004

Quelle voie pour l'UFP ?
Unité à gauche ou au centre-gauche?




Pierre Dostie, dans son article pour le numéro de juillet-août de Canadian Dimension, conclut que « 
[l]e débat est maintenant bien circonscrit et met, face à face, d'un côté le SPQ libre et de l'autre l'UFP et Option citoyenne, comme deux stratégies opposées. » En toute logique, il nous invite à ne pas « nous tromper de cible » en critiquant Option citoyenne.


Pour lire le texte complet :
Unité à gauche ou au centre-gauche

14 avril 2004

Questionnements sur une proposition de préambule



Trois membres de l’exécutif proposent un long préambule à la plate-forme, typiquement présenté comme courte selon la tradition humoristique québécoise pince-sans-rire. Il y a là un danger que ce long préambule se substitue à la plate-forme. Il ne faut pas minimiser ce danger quand on connaît cette autre tradition typiquement québécois — typique s’entend d’une forte oppression nationale — de fuir les débats politiques au profit de consensus factice, ce que permet ce préambule à allure de petit manifeste. L’on sait, par exemple, qu’Option citoyenne n’est pas enthousiasme par rapport à certains éléments pointus de la plate-forme. Le préambule-manifeste permettrait de contourner la difficulté en mettant de facto au rancart la plate-forme.


Pour lire le texte complet :
UFP - Critique du préambule proposé

30 avril 2002
Le projet de plate-forme du RAP/PCQ
Une rupture avec l’esprit de Mercier



Quelques jours avant le forum, le RAP-PCQ nous font connaître leur projet de plate-forme. Il est très heureux qu’il y ait ce forum – initiative des UFP locales faut-il le rappeler – lui-même inscrit dans un processus de plate-forme participative décidé par le Comité de liaison. Ainsi plusieurs composantes de l’UFP, dont tous les partis, ont fait connaître leurs positions de départ un bon six semaines avant le congrès de fondation.
Critique plate-forme RAP
Pour lire le texte complet :

4 juin 1998

Le manifeste du RAP
Rupture avec le PQ ou retour au nationalisme social-démocrate ?



Certes, être de gauche signifie être contre les coupures, l'exclusion, la privatisation et le libre-échange comme l'affirme la proposition de manifeste du RAP rejetée par l'Assemblée de fondation. Mais la solution programmatique à cette opposition repose-t-elle dans un « 
État limit[ant] les lois du marché… » ? Le but stratégique du RAP serait-il un capitalisme à visage humain, un retour à l'État keynésien idéalisé des trente glorieuses (1945-1975) ? Sa tâche politique se résumerait-elle alors soit à combattre les abus commis par les forces du marché (les banques, les transnationales) ou à faire pression sur l'État pour qu'il joue son rôle redistributif en faveur des exclus ?


Pour lire le texte complet :
Manifeste du RAP, quelle rupture