Commentaires
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01/12/2009 /06:09 /
1er décembre 2009
À la veille de la conférence de Copenhague
Le PLQ et le PQ ont pris position…
Québec solidaire se tait
À la veille de la conférence de Copenhague, les Libéraux, sur le tard, se
sont engagés à réduire pour 2020 les émissions de gaz à effet de serre (GES)
du Québec de 20% par rapport à 1990. Pour y arriver, il mise sur une
stratégie de « capitalisme vert » qui bien sûr prévoit un peu plus d’
efficacité énergétique, d’énergie éolienne et de transport public mais aussi
et surtout beaucoup plus d’hydroélectricité (exportée), de marchandisation
du carbone, sous forme de marché ou de taxe, dont l’achat de crédits carbone
dans les pays émergents et dépendants (au moins le quart de la cible
Pour lire le texte complet :
Copenhague
À la veille de la conférence de Copenhague
Le PLQ et le PQ ont pris position…
Québec solidaire se tait
À la veille de la conférence de Copenhague, les Libéraux, sur le tard, se
sont engagés à réduire pour 2020 les émissions de gaz à effet de serre (GES)
du Québec de 20% par rapport à 1990. Pour y arriver, il mise sur une
stratégie de « capitalisme vert » qui bien sûr prévoit un peu plus d’
efficacité énergétique, d’énergie éolienne et de transport public mais aussi
et surtout beaucoup plus d’hydroélectricité (exportée), de marchandisation
du carbone, sous forme de marché ou de taxe, dont l’achat de crédits carbone
dans les pays émergents et dépendants (au moins le quart de la cible
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Copenhague
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14/11/2009 /06:01 /
14 novembre 2009
Commentaires sur la mise à jour budgétaire et financière du gouvernement du Québec du 27 octobre 2009
Pour lire le texte complet :
Miseajour
Commentaires sur la mise à jour budgétaire et financière du gouvernement du Québec du 27 octobre 2009
Pour lire le texte complet :
Miseajour
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27/04/2008 /08:15 /
27/04/08
Crise alimentaire, crise agricole et l’agro-industrie canado-québécoise
Ian Angus, éditeur du site web « Socialist Voice » de Vancouver et un des chefs de file du nouveau courant mondial écosocialiste, démontre comment la combinaison du développement du modèle agro-industriel dans le tiers monde, la « révolution verte », l'imposition du libre-échange à ces pays sur fond de fort protectionnisme agricole dans les pays impérialistes , les « programmes d'ajustement structurel », la crise climatique (sécheresses) et la crise pétrolière (agrocarburants) non seulement causent la flambée inflationniste des denrées de base mais aussi ont rendu ces pays complètement dépendants des pays impérialistes pour leur alimentation (l'arme alimentaire).
Pour lire le texte complet :
27 avril 2008
Crise alimentaire, crise agricole et l’agro-industrie canado-québécoise
Ian Angus, éditeur du site web « Socialist Voice » de Vancouver et un des chefs de file du nouveau courant mondial écosocialiste, démontre comment la combinaison du développement du modèle agro-industriel dans le tiers monde, la « révolution verte », l'imposition du libre-échange à ces pays sur fond de fort protectionnisme agricole dans les pays impérialistes , les « programmes d'ajustement structurel », la crise climatique (sécheresses) et la crise pétrolière (agrocarburants) non seulement causent la flambée inflationniste des denrées de base mais aussi ont rendu ces pays complètement dépendants des pays impérialistes pour leur alimentation (l'arme alimentaire).
Pour lire le texte complet :
27 avril 2008
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16/06/2007 /08:17 /
16 juin 2007
Le bioéthanol, l’arme de l’impérialisme vert
La une du Devoir du vendredi,15 juin 2007, soulignait l’écrasante prépondérance du pétrole comme cause première à Montréal de l’émanation des gaz à effet de serre. Rien là de très nouveau. L’article faisait cependant ressortir que les deux raffineries pétrolières de Montréal, Pétro-Canada et Shell, à elles seules étaient responsables, pour la région de Montréal, de 70% des émanations provenant de l’industrie. Le lendemain, toujours dans Le Devoir, ces deux raffineurs, pour se défendre, affirmaient soit vouloir acheter tout l’éthanol de l’usine de Varennes, la seule qui en produira au Québec, soit travailler à la mise au point d’un processus de production d’éthanol à base de déchets.
On sait que le bioéthanol est la nouvelle panacée du gouvernement étasunien comme réponse au réchauffement de la planète et comme excuse pour ne pas respecter le protocole de Kyoto. Il est aussi le nouveau moyen économique pour nouer une alliance stratégique avec les gouvernements d’Amérique latine, particulièrement avec le gouvernement brésilien, afin d’isoler la nouvelle alliance économique bolivarienne, l’ALBA , « l’aube », qui, elle, carbure au pétrole vénézuélien, bolivien et équatorien. Astucieux cette idée d’impérialisme vert contre l’antilibéralisme sale. Raison de plus pour passer au crible cette solution miracle du bioéthanol.
Marc Bonhomme, 16 juin 2007
16juin
Le bioéthanol, l’arme de l’impérialisme vert
La une du Devoir du vendredi,15 juin 2007, soulignait l’écrasante prépondérance du pétrole comme cause première à Montréal de l’émanation des gaz à effet de serre. Rien là de très nouveau. L’article faisait cependant ressortir que les deux raffineries pétrolières de Montréal, Pétro-Canada et Shell, à elles seules étaient responsables, pour la région de Montréal, de 70% des émanations provenant de l’industrie. Le lendemain, toujours dans Le Devoir, ces deux raffineurs, pour se défendre, affirmaient soit vouloir acheter tout l’éthanol de l’usine de Varennes, la seule qui en produira au Québec, soit travailler à la mise au point d’un processus de production d’éthanol à base de déchets.
On sait que le bioéthanol est la nouvelle panacée du gouvernement étasunien comme réponse au réchauffement de la planète et comme excuse pour ne pas respecter le protocole de Kyoto. Il est aussi le nouveau moyen économique pour nouer une alliance stratégique avec les gouvernements d’Amérique latine, particulièrement avec le gouvernement brésilien, afin d’isoler la nouvelle alliance économique bolivarienne, l’ALBA , « l’aube », qui, elle, carbure au pétrole vénézuélien, bolivien et équatorien. Astucieux cette idée d’impérialisme vert contre l’antilibéralisme sale. Raison de plus pour passer au crible cette solution miracle du bioéthanol.
Marc Bonhomme, 16 juin 2007
16juin
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13/06/2007 /08:24 /
13 juin 2007
Le Pakistan pourrait-il basculer du côté de la démocratie ?
Des événements de grande importance bouleversent le Pakistan, un allié stratégique de l'impérialisme étasunien dans sa soi-disant guerre contre le terrorisme, particulièrement comme soutien de l'intervention de l'OTAN en Afghanistan dont celle du Canada à laquelle, en août se joindra un important contingent québécois. Le régime militaire, à peine masqué de démocratie bidon et emblème caricatural du néolibéralisme guerrier, refuse tout adoucissement démocratique tellement il est impopulaire au point d'être incapable de contrôler sa zone frontière avec l'Afghanistan laquelle sert de refuge aux talibans afghans.
Pour lire le texte complet :
13juin2007
Le Pakistan pourrait-il basculer du côté de la démocratie ?
Des événements de grande importance bouleversent le Pakistan, un allié stratégique de l'impérialisme étasunien dans sa soi-disant guerre contre le terrorisme, particulièrement comme soutien de l'intervention de l'OTAN en Afghanistan dont celle du Canada à laquelle, en août se joindra un important contingent québécois. Le régime militaire, à peine masqué de démocratie bidon et emblème caricatural du néolibéralisme guerrier, refuse tout adoucissement démocratique tellement il est impopulaire au point d'être incapable de contrôler sa zone frontière avec l'Afghanistan laquelle sert de refuge aux talibans afghans.
Pour lire le texte complet :
13juin2007
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01/06/2007 /08:27 /
1er juin 2007
Liban et Ukraine :
Pour masquer l’échec impérialiste : la stratégie du chaos
Le Liban comme l'Ukraine, chacun à leur manière, sont sur la ligne de front de l'offensive du néolibéralisme guerrier. Au Liban, il s'agit de manipuler un groupe fondamentaliste musulman réactionnaire pour compromettre les forces anti-impérialistes qui ne sont pas pour autant des forces progressistes même s’il faut faire une différence qualitative entre les gouvernements iranien et syrien et une organisation de libération nationale comme le Hezbollah. Idem en Ukraine contre la résurgence anti-impérialiste de la Russie dont le capitalisme mafieux et antidémocratique n'est plus à souligner. Cet affrontement déstabilise, à divers degrés, ces deux pays sur le dos de leur peuple et, au Liban, particulièrement sur le dos des réfugiés palestiniens.
Pour lire le texte complet :
1erjuin2007
Liban et Ukraine :
Pour masquer l’échec impérialiste : la stratégie du chaos
Le Liban comme l'Ukraine, chacun à leur manière, sont sur la ligne de front de l'offensive du néolibéralisme guerrier. Au Liban, il s'agit de manipuler un groupe fondamentaliste musulman réactionnaire pour compromettre les forces anti-impérialistes qui ne sont pas pour autant des forces progressistes même s’il faut faire une différence qualitative entre les gouvernements iranien et syrien et une organisation de libération nationale comme le Hezbollah. Idem en Ukraine contre la résurgence anti-impérialiste de la Russie dont le capitalisme mafieux et antidémocratique n'est plus à souligner. Cet affrontement déstabilise, à divers degrés, ces deux pays sur le dos de leur peuple et, au Liban, particulièrement sur le dos des réfugiés palestiniens.
Pour lire le texte complet :
1erjuin2007
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22/04/2007 /09:33 /
22 avril 2007
France
La gauche anti-capitaliste de la rue conquiert la crédibilité d'unifier la "gauche de la gauche"
La clarté anti-capitaliste d'un parti de la rue peut payer en termes de votes
La candidature de la LCR, Olivier Besancenot, avec environ 1 600 000 de votes (4.15%), rassemble un score significativement supérieur à l'ensemble (3%) des trois autres candidatures de la "gauche de la gauche" (Arlette Laguiller, José Bové, Gérald Schivardi). Son score est aussi significativement supérieur à l'ensemble des deux partis auxiliaires de la dite "gauche plurielle" soit Marie-George Buffet du Parti communiste (1.9%) et Dominique Voynet des Verts (1.6%), alliées institutionnelles du social-libéral Parti socialiste (25.6%) dont la candidate, Ségolène Royal, a dû dans le sprint final faire désespérément appel au "vote utile" arraché à la gauche de la gauche et à ses "alliés" institutionnels pour devancer le candidat centriste Bayou de l'UFP (18.5%).
Pour lire le texte complet :22avril2007
France
La gauche anti-capitaliste de la rue conquiert la crédibilité d'unifier la "gauche de la gauche"
La clarté anti-capitaliste d'un parti de la rue peut payer en termes de votes
La candidature de la LCR, Olivier Besancenot, avec environ 1 600 000 de votes (4.15%), rassemble un score significativement supérieur à l'ensemble (3%) des trois autres candidatures de la "gauche de la gauche" (Arlette Laguiller, José Bové, Gérald Schivardi). Son score est aussi significativement supérieur à l'ensemble des deux partis auxiliaires de la dite "gauche plurielle" soit Marie-George Buffet du Parti communiste (1.9%) et Dominique Voynet des Verts (1.6%), alliées institutionnelles du social-libéral Parti socialiste (25.6%) dont la candidate, Ségolène Royal, a dû dans le sprint final faire désespérément appel au "vote utile" arraché à la gauche de la gauche et à ses "alliés" institutionnels pour devancer le candidat centriste Bayou de l'UFP (18.5%).
Pour lire le texte complet :22avril2007
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10/04/2007 /09:33 /
10 avril 2007
De Vimy à l'Afghanistan
Les actualités de la fin de semaine de Pâques, plus encore au Canada anglais qu'au Québec, furent une orgie de patriotisme militariste tablant sur la mort de six soldats canadiens en Afghanistan et sur la ré-ouverture du monument de Vimy, correctement francisé à la toute dernière minute question de rappeler au Québec son humiliant statut subordonné. Selon le ministre des Affaires extérieures, l'un est la continuation de l'autre. Il a tout à fait raison mais pas du tout dans le sens qu'il l'entend. Loin d'être des guerres pour la démocratie, ces guerres distantes de près d'un siècle sont des guerres de conquête impérialistes en tant qu'allié junior, dans le premier cas de la Grande-Bretagne sur son déclin, dans le second des États-Unis sur leur déclin. Comme toutes les guerres impérialistes, elles se présentent sous le jour de la lutte pour la démocratie, il y a un siècle contre l'aristocratie militariste allemande, aujourd'hui contre le fondamentalisme islamique des Talibans. Sans doute.
Pour lire le texte complet :
10avril2007
De Vimy à l'Afghanistan
Les actualités de la fin de semaine de Pâques, plus encore au Canada anglais qu'au Québec, furent une orgie de patriotisme militariste tablant sur la mort de six soldats canadiens en Afghanistan et sur la ré-ouverture du monument de Vimy, correctement francisé à la toute dernière minute question de rappeler au Québec son humiliant statut subordonné. Selon le ministre des Affaires extérieures, l'un est la continuation de l'autre. Il a tout à fait raison mais pas du tout dans le sens qu'il l'entend. Loin d'être des guerres pour la démocratie, ces guerres distantes de près d'un siècle sont des guerres de conquête impérialistes en tant qu'allié junior, dans le premier cas de la Grande-Bretagne sur son déclin, dans le second des États-Unis sur leur déclin. Comme toutes les guerres impérialistes, elles se présentent sous le jour de la lutte pour la démocratie, il y a un siècle contre l'aristocratie militariste allemande, aujourd'hui contre le fondamentalisme islamique des Talibans. Sans doute.
Pour lire le texte complet :
10avril2007
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14/03/2007 /09:37 /
14 mars 2007
Un débat des chefs qui passe à côté de l’essentiel
Dans Le Devoir d'aujourd'hui (14 mars 2007), Manon Cornellier commente sur l'affaire, qui vire au scandale, du « traitement des prisonniers capturés par les forces canadiennes et remis aux autorités afghanes en vertu d'une entente conclue à la fin de 2005. » Elle fait remarquer que « [d]ans le contexte électoral actuel, l'affaire n'a pas fait beaucoup de bruit au Québec... » En effet ! Quand on rappelle au ministre de la Défense qu' « on rapporte des cas de tortures et de mauvais traitements dans les prisons afghanes [...] le ministre de la Défense, Gordon O'Connor, offre toujours la même réponse. La Croix-Rouge voit au grain et avisera le Canada en cas d'abus. » Ce stratagème a fonctionné quelques mois jusqu'à ce que « le Globe and Mail découvre que cette organisation n'a jamais conclu d'entente avec le Canada pour superviser les prisonniers transférés. Le CICR est informé du transfert, sans plus [...] Le ministre aurait donc menti à la Chambre? » d'interroger diplomatiquement la journaliste. Pourtant, « [d]'autres pays de l'OTAN, dont les Pays-Bas, le Danemark et la Grande-Bretagne, ont prévu des mécanismes de suivi de leurs prisonniers. Rien n'empêche le Canada d'en faire autant. » De conclure : « Si le ministre est incapable de répondre avec exactitude à des questions sur une entente conclue il y a des mois, comment peut-il offrir un portrait juste d'une situation autrement plus complexe sur le terrain? »
Pour lire le texte complet :14mars2007
Un débat des chefs qui passe à côté de l’essentiel
Dans Le Devoir d'aujourd'hui (14 mars 2007), Manon Cornellier commente sur l'affaire, qui vire au scandale, du « traitement des prisonniers capturés par les forces canadiennes et remis aux autorités afghanes en vertu d'une entente conclue à la fin de 2005. » Elle fait remarquer que « [d]ans le contexte électoral actuel, l'affaire n'a pas fait beaucoup de bruit au Québec... » En effet ! Quand on rappelle au ministre de la Défense qu' « on rapporte des cas de tortures et de mauvais traitements dans les prisons afghanes [...] le ministre de la Défense, Gordon O'Connor, offre toujours la même réponse. La Croix-Rouge voit au grain et avisera le Canada en cas d'abus. » Ce stratagème a fonctionné quelques mois jusqu'à ce que « le Globe and Mail découvre que cette organisation n'a jamais conclu d'entente avec le Canada pour superviser les prisonniers transférés. Le CICR est informé du transfert, sans plus [...] Le ministre aurait donc menti à la Chambre? » d'interroger diplomatiquement la journaliste. Pourtant, « [d]'autres pays de l'OTAN, dont les Pays-Bas, le Danemark et la Grande-Bretagne, ont prévu des mécanismes de suivi de leurs prisonniers. Rien n'empêche le Canada d'en faire autant. » De conclure : « Si le ministre est incapable de répondre avec exactitude à des questions sur une entente conclue il y a des mois, comment peut-il offrir un portrait juste d'une situation autrement plus complexe sur le terrain? »
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07/03/2007 /09:37 /
7 mars 2007
Une journée internationale des femmes sans mobilisation
Demain est la journée internationale des femmes. Plusieurs activités auront lieu au Québec dont certaines sont énumérées à la page web suivante : http://www.egalitedesfemmes.ca/jif2007.html. Cependant, selon le cahier spécial du Devoir de samedi dernier (3 mars 2007), il ne semble pas qu'il y aura un grand rassemblement ou manifestation nationale ni même dans les grandes régions du Québec. C'est là sans doute une autre conséquence négative de la défaite stratégique de décembre 2005 dans le secteur public. Ce recul est peut-être aussi une conséquence du substitutionnisme électoraliste comme réponse des directions syndicales/populaires à leur refus de sortir de l'ornière de la concertation avec des gouvernements qui n'en veulent plus alors que leurs bases, comme les bases syndicales l'avaient amplement démontré de l'automne 2003 à l'automne 2005, seraient prêtes à une escalade d'affrontement si on se donnait la peine de les remobiliser.
Pour lire le texte complet :7mars2007
Une journée internationale des femmes sans mobilisation
Demain est la journée internationale des femmes. Plusieurs activités auront lieu au Québec dont certaines sont énumérées à la page web suivante : http://www.egalitedesfemmes.ca/jif2007.html. Cependant, selon le cahier spécial du Devoir de samedi dernier (3 mars 2007), il ne semble pas qu'il y aura un grand rassemblement ou manifestation nationale ni même dans les grandes régions du Québec. C'est là sans doute une autre conséquence négative de la défaite stratégique de décembre 2005 dans le secteur public. Ce recul est peut-être aussi une conséquence du substitutionnisme électoraliste comme réponse des directions syndicales/populaires à leur refus de sortir de l'ornière de la concertation avec des gouvernements qui n'en veulent plus alors que leurs bases, comme les bases syndicales l'avaient amplement démontré de l'automne 2003 à l'automne 2005, seraient prêtes à une escalade d'affrontement si on se donnait la peine de les remobiliser.
Pour lire le texte complet :7mars2007
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04/03/2007 /09:37 /
4 mars 2007
Afghanistan : guerre humanitaire ou criminelle?

La question de la guerre d'invasion et d'occupation sous prétexte démocratique ou humanitaire est devenue la question mondiale centrale, le maillon de la chaîne de l'exploitation et de l'oppression. Inutile de penser pouvoir résoudre les questions écologique et sociale sans s'attaquer à la guerre et à ses causes immédiates et profondes. Ce n'est pas seulement une question de détournement de ressources et de morts mais surtout la cristallisation d'un rapport social hiérarchique et répressif forcément aussi sexiste et raciste.
Pour lire le texte complet :
4mars2007
Afghanistan : guerre humanitaire ou criminelle?

La question de la guerre d'invasion et d'occupation sous prétexte démocratique ou humanitaire est devenue la question mondiale centrale, le maillon de la chaîne de l'exploitation et de l'oppression. Inutile de penser pouvoir résoudre les questions écologique et sociale sans s'attaquer à la guerre et à ses causes immédiates et profondes. Ce n'est pas seulement une question de détournement de ressources et de morts mais surtout la cristallisation d'un rapport social hiérarchique et répressif forcément aussi sexiste et raciste.
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4mars2007
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22/02/2007 /09:46 /
22 février 2007
Armée italienne en Afghanistan
Solidarité avec Franco Turigliatto
Le gouvernement italien est tombé car deux sénateurs de la majorité gouvernementale se sont opposés "à la présence de quelque 2,000 soldats italiens en Afghanistan et à l'agrandissement d'une base militaire américaine à Vicenza (nord de l'Italie)." (dépêche de l'AFP) Il aurait fallu à la majorité 160 voix alors qu'elle en a eu 158. Un des deux sénateurs, Franco Turigliatto, est menacé d'exclusion du Parti de la réfondation communiste pour s'être opposé à la discipline du parti.
Pour lire le texte complet :
22fevrier2007
Armée italienne en Afghanistan
Solidarité avec Franco Turigliatto
Le gouvernement italien est tombé car deux sénateurs de la majorité gouvernementale se sont opposés "à la présence de quelque 2,000 soldats italiens en Afghanistan et à l'agrandissement d'une base militaire américaine à Vicenza (nord de l'Italie)." (dépêche de l'AFP) Il aurait fallu à la majorité 160 voix alors qu'elle en a eu 158. Un des deux sénateurs, Franco Turigliatto, est menacé d'exclusion du Parti de la réfondation communiste pour s'être opposé à la discipline du parti.
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22fevrier2007
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30/01/2007 /09:47 /
30 janvier 2007
La crise du Forum social mondial
Le septième Forum social mondial qui vient de se terminer à Nairobi au Kenya n'a pas été un succès ni de participation populaire ni de perspective de lutte mondiale. Son cri de ralliement, "le monde n'est pas une marchandise" a laissé la place à la marchandisation excluante de l'accès au Forum par un comité organisateur où les organisations syndicales et populaires ne faisaient pas le poids face aux groupes religieux et autres ONG. La perspective de l'élaboration d'une alternative antilibérale au néolibéralisme guerrier et d'un plan d'action à la hauteur de ce que fut la mobilisation mondiale anti-guerre du 15 février 2003 fait du sur place, pour dire le moins.
Pour lire le texte complet :
30janvier2007
La crise du Forum social mondial
Le septième Forum social mondial qui vient de se terminer à Nairobi au Kenya n'a pas été un succès ni de participation populaire ni de perspective de lutte mondiale. Son cri de ralliement, "le monde n'est pas une marchandise" a laissé la place à la marchandisation excluante de l'accès au Forum par un comité organisateur où les organisations syndicales et populaires ne faisaient pas le poids face aux groupes religieux et autres ONG. La perspective de l'élaboration d'une alternative antilibérale au néolibéralisme guerrier et d'un plan d'action à la hauteur de ce que fut la mobilisation mondiale anti-guerre du 15 février 2003 fait du sur place, pour dire le moins.
Pour lire le texte complet :
30janvier2007
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27/01/2007 /09:47 /
27 janvier 2007
Argentine et Oaxaca :
apprendre de ces expériences de pointe
Vous rappelez-vous de l'Argentine il y a cinq ans quand l'unité dans la rue des couches pauvres et des couches moyennes sous les cris "Qu'ils s'en aillent tous!" délogeait les présidents de la république les uns à la suite des autres ? Vous rappelez-vous de l'été et de l'automne 2006 quand le peuple de la très pauvre province mexicaine d'Oaxaca, comptant un fort pourcentage d'aborigènes, dans le sillage de la grève majoritairement féminine des enseignantEs de la province, occupait et contrôlait la capitale y compris les radios et pour un temps la télévision ?
Pour lire le texte complet :
27janvier2007
Argentine et Oaxaca :
apprendre de ces expériences de pointe
Vous rappelez-vous de l'Argentine il y a cinq ans quand l'unité dans la rue des couches pauvres et des couches moyennes sous les cris "Qu'ils s'en aillent tous!" délogeait les présidents de la république les uns à la suite des autres ? Vous rappelez-vous de l'été et de l'automne 2006 quand le peuple de la très pauvre province mexicaine d'Oaxaca, comptant un fort pourcentage d'aborigènes, dans le sillage de la grève majoritairement féminine des enseignantEs de la province, occupait et contrôlait la capitale y compris les radios et pour un temps la télévision ?
Pour lire le texte complet :
27janvier2007
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05/01/2007 /09:47 /
5 janvier 2007
Abolir la dette publique
pour détruire la domination du capital financier sur l’État
L'analyse du document sur la dette publique de Québec solidaire est une mine d'information et de clarification technique fort utiles, doublé d’un pertinent travail de démystification, mais elle demeure essentiellement un plaidoyer en faveur de la dette publique. Or la dette publique c'est « l'aliénation de l'État » qui « [p]ar un coup de baguette, [...] doue l'argent improductif de la vertu reproductive et le convertit ainsi en capital, sans qu'il ait pour cela à subir les risques... » présidant ainsi à la naissance du capital financier devenu, avec le néolibéralisme guerrier, un ogre. Comme source de l'accumulation primitive, cette dette est à l'origine de l'impérialisme particulièrement dans les pays à forte intervention étatique. Cause du cercle vicieux de la spirale de l'impôt capitaliste, elle « [rend] le salarié soumis, frugal, industrieux, et... exténué de travail » sans compter la ruine du petit producteur (Voir le texte de Marx attaché sur le sujet en annexe)
Pour lire le texte complet :
5janvier2007
Abolir la dette publique
pour détruire la domination du capital financier sur l’État
L'analyse du document sur la dette publique de Québec solidaire est une mine d'information et de clarification technique fort utiles, doublé d’un pertinent travail de démystification, mais elle demeure essentiellement un plaidoyer en faveur de la dette publique. Or la dette publique c'est « l'aliénation de l'État » qui « [p]ar un coup de baguette, [...] doue l'argent improductif de la vertu reproductive et le convertit ainsi en capital, sans qu'il ait pour cela à subir les risques... » présidant ainsi à la naissance du capital financier devenu, avec le néolibéralisme guerrier, un ogre. Comme source de l'accumulation primitive, cette dette est à l'origine de l'impérialisme particulièrement dans les pays à forte intervention étatique. Cause du cercle vicieux de la spirale de l'impôt capitaliste, elle « [rend] le salarié soumis, frugal, industrieux, et... exténué de travail » sans compter la ruine du petit producteur (Voir le texte de Marx attaché sur le sujet en annexe)
Pour lire le texte complet :
5janvier2007
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11/12/2006 /09:47 /
11 décembre 2006
Pinochet disparaît mais son spectre rôde toujours
Les dénonciations faciles des crimes de l'ex-dictateur Pinochet ont quelque chose d'exaspérant. Où étaient tous ces bien pensants pendant sa longue dictature ? Pourquoi ont-ils laissé le gouvernement britannique le renvoyer chez lui en 2000 sous la fallacieux prétexte de sa mauvaise santé alors que la justice espagnole le réclamait pour le juger ? Comme l'explique le CADTM dans le texte ci-dessous, la dictature Pinochet a été le pont entre les dictatures anti-communistes du temps de la guerre froide et l'imposition à froid des politiques néolibérales. On dit souvent que les régimes britannique Thatcher, une grande amie du général, et Reagan ont inauguré l'ère néolibérale en 1979-80. Cela est vrai dans les pays impérialistes mais pas partout. L'expérience d'avant-garde a été faite dans le Chili de Pinochet dans les années 70.
Pour lire le texte complet : 11decembre2006
Pinochet disparaît mais son spectre rôde toujours
Les dénonciations faciles des crimes de l'ex-dictateur Pinochet ont quelque chose d'exaspérant. Où étaient tous ces bien pensants pendant sa longue dictature ? Pourquoi ont-ils laissé le gouvernement britannique le renvoyer chez lui en 2000 sous la fallacieux prétexte de sa mauvaise santé alors que la justice espagnole le réclamait pour le juger ? Comme l'explique le CADTM dans le texte ci-dessous, la dictature Pinochet a été le pont entre les dictatures anti-communistes du temps de la guerre froide et l'imposition à froid des politiques néolibérales. On dit souvent que les régimes britannique Thatcher, une grande amie du général, et Reagan ont inauguré l'ère néolibérale en 1979-80. Cela est vrai dans les pays impérialistes mais pas partout. L'expérience d'avant-garde a été faite dans le Chili de Pinochet dans les années 70.
Pour lire le texte complet : 11decembre2006
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29/11/2006 /09:47 /
Le 29 novembre 2006
Cessons de tergiverser : il faut boycotter Israël, tout de suite !
Le peuple palestinien, ce peuple-prison dont je vous parlais dans mon commentaire du 18 novembre, est à la pointe du dispositif mondial de la lutte contre pour la libération nationale. Car le néolibéralisme guerrier sous hégémonie étasunienne, ce renouvellement du vieil impérialisme colonisateur du tournant du vingtième siècle sous hégémonie britannique, vise bien la recolonisation du monde. Le nouvel impérialisme vise à substituer aux colonies d'antan des États croupions dont l'État-prison palestinien serait un prototype pour ceux qui osent résister. Les programmes d'ajustement structurel du FMI, utilisant la dette impayable des pays du tiers monde, servent d'encadrement économique et politique dans une centaine de pays. Quant à elle, la dite "guerre contre le terrorisme", en réalité la guerre du pétrole, s'occupe des cas récalcitrants du Moyen-Orient et d'Amérique du Sud.
Pour lire le texte complet : 29novembre2006
Cessons de tergiverser : il faut boycotter Israël, tout de suite !
Le peuple palestinien, ce peuple-prison dont je vous parlais dans mon commentaire du 18 novembre, est à la pointe du dispositif mondial de la lutte contre pour la libération nationale. Car le néolibéralisme guerrier sous hégémonie étasunienne, ce renouvellement du vieil impérialisme colonisateur du tournant du vingtième siècle sous hégémonie britannique, vise bien la recolonisation du monde. Le nouvel impérialisme vise à substituer aux colonies d'antan des États croupions dont l'État-prison palestinien serait un prototype pour ceux qui osent résister. Les programmes d'ajustement structurel du FMI, utilisant la dette impayable des pays du tiers monde, servent d'encadrement économique et politique dans une centaine de pays. Quant à elle, la dite "guerre contre le terrorisme", en réalité la guerre du pétrole, s'occupe des cas récalcitrants du Moyen-Orient et d'Amérique du Sud.
Pour lire le texte complet : 29novembre2006
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18/11/2006 /10:13 /
18 novembre 2006
Palestine : Massacre d'un peuple prison
(source :
Rouge)
Achevant de construire le mur de la honte en Cisjordanie (celui de Gaza existe depuis longtemps), le gouvernement israélien a mis tout un peuple en prison. Comme l'affamer et l'humilier ne suffit pas pour déclencher la guerre civile tant souhaitée, malgré des tensions évidentes entre le Hamas et le Fatah, le gouvernement sioniste pratique dorénavant le tir à la cible encouragé par l'impunité totale par la soi-disant « communauté internationale » sous prétexte que le jeu de massacre sioniste ne serait qu'une réponse légitime à la pathétique riposte des missiles palestiniens qui n'atteignent presque jamais leurs cibles.
Et dire que le gouvernement canadien a été un des premiers gouvernements impérialistes à refuser de pratiquement reconnaître l'élection tout à fait démocratique du gouvernement palestinien en lui coupant les fonds, absolument nécessaires à son fonctionnement, à moins que le gouvernement palestinien ne reconnaisse unilatéralement le droit à l'existence de son agresseur qui occupe ses terres historiques dont celui-ci l'a chassé en 1948 et qui lui laisse une prison comme simili État sur un territoire charcuté par ses colonies, isolé du monde et constamment violé par son armée.
« L'Assemblée générale de l'ONU a demandé vendredi, à une écrasante majorité, la fin de toutes les formes de violence entre Israël et les Palestiniens, dont les opérations militaires d'Israël à Gaza et les tirs de roquettes sur Israël. L'Assemblée a fait cette demande dans une résolution -non contraignante- adoptée par 156 voix contre 7, avec 6 abstentions. L'Union européenne a voté pour, les États-Unis, Israël, l'Australie ont voté contre, LE CANADA S'EST ABSTENU (je souligne). La résolution demande l'établissement d'une mission d'enquête sur la bavure de l'artillerie israélienne qui a tué 19 Palestiniens, surtout des femmes et des enfants, le 8 novembre à Beit Hanoun, dans le nord de Gaza. » (Agence France-Presse citée par Cyberpresse)
Plutôt cette semaine, « Le Conseil des droits de l'homme des Nations unies a par ailleurs décidé d'envoyer une mission d'enquête à Beit Hanoun, dans la foulée de cette attaque israélienne largement critiquée par la communauté internationale. La résolution, présentée par Bahreïn et le Pakistan, a été approuvée par 32 des 47 États membres du Conseil, dont 23 pays musulmans. Huit pays, DONT LE CANADA (je souligne), le Royaume-Uni et l'Allemagne ont voté contre la résolution. La France, le Japon et la Suisse sont au nombre des six pays qui se sont abstenus. » (Site Internet de Radio-Canada)
Tous se rendent compte que la politique extérieure du gouvernement canadien est devenue plus que jamais un quasi copie-coller de celle des Etats-Unis tant par rapport à Kyoto et au Moyen-Orient que par rapport à la Chine au point que Bay Street s'en inquiète (Le Devoir, 18/11/06, Manon Cornellier à la page éditoriale). Le plus inquiétant, cependant, est la faiblesse de la riposte du peuple canadien et québécois malgré les efforts du mouvement anti-guerre, ce qui laisse le terrain libre à la stigmatisation des communautés arabo-musulmanes au Canada même et de plus en plus au Québec. C’était comme si, au lieu de se mobiliser, on attendait le salut du retour des Libéraux fédéraux ou peut-être du PQ, tout comme le peuple étasunien mise sur le retour des Démocrates qui, encore une fois, le décevront.
Tel est le sens profond de ce débat à propos des « accommodements raisonnables » allègrement mis en évidence par l'ADQ, en mal de publicité pour ne pas sombrer dans l'oubli, et même par le chef du PQ sous prétexte de critiquer l'ADQ sur sa façon de faire le débat (Le Devoir, page A3, 18/11/06) sans oublier le premier ministre du Québec lui aussi à cheval sur les valeurs fondamentales de la société québécoise qu'il faut défendre (nouvelles NTR). Il ne s'agit pas de nier les problèmes, bien sûr, ni non plus d'éviter un débat public.
Il faut, cependant, sans cesse rappeler que la popularité des sectes et interprétations fondamentalistes des religions, dont le caractère sexiste et réactionnaire doit être systématiquement critiqué, et que l'afflux, tout relatif, des populations arabo-musulmanes au Canada et au Québec est le résultat inéluctable du néolibéralisme guerrier et, en creux, de la "tiédeur" de l'alternative de gauche, NPD et Québec solidaire, qui refusent d'en proposer une alternative anti-capitaliste ou même anti-néolibérale sauf parfois dans les discours du dimanche.
Rappelons que la Coalition Québec-Palestine exige du gouvernement canadien :
*L'arrêt immédiat des massacres et des incursions militaires israéliennes au Proche-Orient et spécifiquement en Palestine ;
*Le retrait immédiat de Israël des territoires occupés de Palestine, des fermes de Chebaâ et des Hauteurs du Golan (en Syrie), en vertu des résolutions de l'ONU (1402, 242 et 338) ;
*La libération des prisonniers :
* La libération immédiate, en vertu des principes de droit reconnus, des enfants, des femmes et des milliers de personnes non combattantes qui sont détenues pour des motifs sur lesquels Israël n'a pas juridiction ; la plupart étant des prisonniers d'opinion ou politiques ;
* Les personnes élues démocratiquement par le peuple palestinien doivent être libérées en priorité et de toute urgence;
* La libération des prisonniers de guerre détenus par toutes les parties, pour des raisons humanitaires et pour entamer un processus de paix juste ;
*La destruction du mur d'occupation construit dans les territoires occupés et qui, tel que statué par la Cour internationale de Justice, est illégal et aggrave les souffrances du peuple tout en concrétisant de façon systématique la spoliation des territoires et des ressources de la Palestine.
Marc Bonhomme
PALESTINEDiviser pour mieux régner
Les attaques israéliennes contre la population palestinienne de la bande de Gaza se sont multipliées. Israël cherche à déclencher une guerre civile en Palestine.
Aux portes de Gaza, samedi 11 novembre. Gaza, ce gigantesque camp de concentration, Gaza, à la densité la plus grande du monde, où les victimes que l’on dit collatérales sont inévitables, donc programmées, Gaza, cible trop facile pour les massacreurs de l’artillerie israélienne, Gaza la martyre : 200 Israéliens et une douzaine de militants palestiniens de Jérusalem-Est sont venus manifester, ce jour-là, leur honte et leur rage.
Depuis juillet, on a cessé de compter les morts, victimes des bombardements, des tirs de barrage, des incursions et des assassinats ciblés. Jusqu’à ce que, dans la ville de Beit Hanoun, vingt personnes d’une même famille soient tuées dans leur sommeil par une roquette de l’artillerie israélienne lancée - par erreur évidemment - sur un bâtiment situé en plein cœur d’un quartier populaire.
Arrêtons au moins l’hypocrisie : quand on bombarde avec des milliers d’obus et de roquettes un quartier populaire où vivent des dizaines de milliers de personnes, on sait que l’on va commettre un massacre. Les excuses du ministre de la Défense, Amir Peretz (Parti travailliste), et les explications gênées du Premier ministre, Ehud Olmert (Kadima, parti fondé par Ariel Sharon), insultent les victimes. Quant à l’Union européenne, la stupéfaction de ses porte-parole est une gifle pour chaque Palestinien.
Reconnaissons à George W. Bush qu’en usant de son veto à la déclaration du Conseil de sécurité de l’ONU condamnant ce massacre, il faisait état de moins de tartuferie que ses collègues européens : on ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs et, dans la lutte de survie de la civilisation judéo-chrétienne contre le terrorisme (musulman), on ne peut pas prendre de gants. À la guerre comme à la guerre... Après la guerre de cet été, au Liban, on est aujourd’hui en droit de se poser des questions de fond sur ce qu’on ne peut qu’appeler une politique de massacre. D’autant qu’elle se conjugue avec une politique similaire des États-Unis en Irak.
Plan génocidaire ? Certains, que la rage - légitime - aveugle, l’évoquent. Mais ni les États-Unis ni Israël ne pensent éradiquer l’existence de ceux qu’ils appellent des « peuples terroristes ». Même s’ils multipliaient par dix le nombre de leurs victimes quotidiennes, il leur faudrait plus d’un demi-siècle pour parvenir à leurs fins, et ceci uniquement concernant les résidents palestiniens de Cisjordanie et de Gaza. Provoquer un exode de masse ? S’il ne fait pas de doute que le « transfert » est un fantasme profondément ancré dans l’inconscient de la grande majorité des sionistes, rien n’indique que le terrorisme d’État d’Israël soit en mesure de provoquer un tel exode. Le fait est que le rapport démographique entre Israéliens juifs et Palestiniens continue, systématiquement, être déséquilibré en faveur de ces derniers.
En fait, à travers ces massacres, les dirigeants israéliens recherchent la destruction de la Palestine en tant que nation - ce que le sociologue israélien Baruch Kimerling appelle un « politicide » et son homologue palestinien, Salah Abdel Jawad, un « sociocide ». Tout comme les néoconservateurs américains ont mené la guerre en Irak avec la volonté de détruire l’État irakien, en transformant cet État arabe en un ensemble d’entités ethniques. C’est pourquoi, il est indispensable, dans cette stratégie, de fomenter des guerres civiles, ethniques si possible. En Palestine, les tentatives d’opposer la minorité chrétienne aux musulmans ont fait long feu, et ce depuis les premiers jours de l’occupation israélienne : la force du sentiment national a réduit à néant ce rêve sioniste, vieux comme le colonialisme lui-même. C’est donc une guerre civile politique que les stratèges israéliens et américains ont essayé de fomenter, en posant à Yasser Arafat l’éradication du terrorisme comme l’une des exigences du processus d’Oslo. Mais, rapidement, et une fois les réseaux neutralisés, l’exigence s’est transformée en « éradication de l’infrastructure terroriste », autre façon de dire que l’Autorité palestinienne devait écraser le mouvement Hamas. Sur cette question, plus encore que sur d’autres, Yasser Arafat a été intransigeant, répétant à qui voulait l’entendre que la Palestine ne serait pas l’Algérie, et qu’il ne fomenterait pas une guerre civile entre « islamistes » et « laïques ».
Unité nationale
La neutralisation de Yasser Arafat, à partir de 2001, a été le résultat de ce refus de fomenter une guerre civile interpalestinienne. Pour sa part, la société palestinienne a répondu à ce chantage en donnant au Hamas une majorité au Conseil législatif. Face à cette provocation, les Israéliens et les Américains, mais aussi les Européens, ont répondu en imposant un blocus criminel contre le peuple palestinien, tout en laissant entendre que, si le président Abbas mettait à bas le gouvernement élu, les sanctions pouvaient être levées. En arrière-plan, se dessine l’espoir de voir une partie de la société palestinienne, menée par l’aile droite du Fatah, se soulever contre le gouvernement légitime, et provoquer ainsi la guerre civile.
L’atomisation de l’espace palestinien, résultat de la politique de bouclage dont le mur n’est que l’élément le plus visible, la misère imposée par le blocus, le vol par Israël de sommes immenses qui appartiennent à l’Autorité palestinienne, et le refus de certains cadres du Fatah d’accepter le choix populaire créent une situation extrêmement instable et lourde de conflits internes de plus en plus graves. À Gaza, il y a déjà eu plusieurs morts dus à des conflits qui sont tout autant des conflits claniques que des conflits interfractionnels. Si l’unité nationale reste un facteur déterminant dans la politique palestinienne et dans le sentiment populaire, et si la haine de l’occupant reste plus forte que les conflits internes, il y a néanmoins lieu de craindre qu’à moyen terme, la situation ne dégénère. L’Irak est là pour nous le rappeler.
De Jérusalem, Michel Warschawski
Source : Rouge, hebdomadaire de la LCR, France : http://www.lcr-rouge.org
2006-11-17 00:08:33
ÉTATS-UNISGeorge Bush prend une claque
La cohabitation qui s’annonce pour 2007-2008 aux États-Unis a des airs de défaite retentissante pour Bush et son administration. C’est déjà une victoire pour tous ceux qui ont tenté de leur résister. Reste à savoir qui a réellement gagné.
Compte tenu de leur impuissance institutionnelle totale depuis des années, les démocrates américains ont obtenu un grand succès, mardi 7 novembre, en faisant basculer la majorité du Congrès. Ce basculement a été comparé à la victoire électorale des républicains au milieu du premier mandat de Clinton, en 1994, début de leur période de domination qui a duré jusqu’à aujourd’hui. Cependant, même si ce vote a été largement tourné contre le gouvernement fédéral, la nouvelle minorité reste en position de freinage (notamment au Sénat, démocrate à un siège près, ou grâce aux juges conservateurs nommés à la Cour suprême), voire de blocage (pouvoir de veto du président). Jusqu’à nouvel ordre, c’en est fini du règne d’un seul parti, mais on peut s’interroger sur les conséquences de ce rapport de force serré, au-delà de la satisfaction actuelle de Wall Street.
L’élection a été marquée par un vote contre Bush et la gestion de l’Irak (plutôt qu’un vote contre la guerre) ; le vieux « faucon » Donald Rumsfeld en a déjà fait les frais, ce dont on ne peut que se réjouir. Mais la prochaine étape semble être entre les mains d’une commission, créée au printemps, qui réunit démocrates et républicains. Sous l’influence des proches de Bush père, les deux camps se gardent bien de prendre des positions définitives, surtout sur le degré d’investissement dans la guerre. Quoi qu’il en soit des conclusions futures de la commission, on parle de discussions avec l’Iran ou la Syrie et d’une approche plus multilatérale. Il suffit de penser au passé des hommes de Bush père pour saisir les limites du basculement. C’est l’occasion de rappeler la catastrophe qu’est cette guerre, mais aussi le sens des mots « solution diplomatique » : sauvegarde moins arrogante mais tenace des intérêts des États-Unis, dans cette seconde guerre du Golfe comme dans la première. Nombre d’électeurs ont sanctionné les mensonges, mais continuent à défendre la « guerre contre le terrorisme », mère de toutes les escalades (Iran, Palestine, Liban), et des réformes liberticides (États-Unis).
Les démocrates ont, parfois, fait campagne sur la limitation du prix des médicaments, la hausse du salaire minimum ou un protectionnisme économique pour l’emploi. Mais c’est aussi par un glissement progressif vers la droite qu’ils ont conquis le Congrès, jurant de ne pas augmenter les impôts. On peut parler d’une défaite pour le camp néoconservateur, mais pas d’une victoire de la « gauche ». Sur de nombreux thèmes, les scrutins locaux ont donné des résultats réactionnaires. L’immigration est un exemple de thème sur lequel un terrain d’entente bipartisan peut être trouvé, mais ce terrain serait proche du second projet de loi de ce printemps, encore très réactionnaire. Dans ces conditions, les propositions de politique énergétique, alimentées par la géostratégie du pétrole et ses coûts grandissants, ont toutes les chances de profiter aux producteurs plus qu’aux usagers, sans réel progrès écologique.
La nouvelle majorité démocrate a donc hérité d’une situation assez bloquée. Elle devra pourtant faire la différence dans ce qui est déjà une précampagne pour la présidentielle de 2008. Ce dilemme en rappelle de précédents : en 1974 et en 1986, une victoire importante des démocrates s’était soldée, deux ans plus tard, par la victoire d’un démocrate très à droite (Carter, 1976) ou d’un républicain (Bush père, 1988), loin de l’image d’une nouvelle ère renvoyée par certains médias. Il est donc trop tôt pour juger. On peut simplement penser que cette cohabitation est un bon moment pour dénoncer le vrai visage des deux partis au pouvoir ou, du moins, dans le cas d’un blocage des institutions, de développer face à lui des mobilisations sociales et anti-impérialistes des minorités et des travailleurs.
Simon Marceau
Source : Rouge, hebdomadaire de la LCR, France : http://www.lcr-rouge.org
Palestine : Massacre d'un peuple prison
(source :
Rouge)
Achevant de construire le mur de la honte en Cisjordanie (celui de Gaza existe depuis longtemps), le gouvernement israélien a mis tout un peuple en prison. Comme l'affamer et l'humilier ne suffit pas pour déclencher la guerre civile tant souhaitée, malgré des tensions évidentes entre le Hamas et le Fatah, le gouvernement sioniste pratique dorénavant le tir à la cible encouragé par l'impunité totale par la soi-disant « communauté internationale » sous prétexte que le jeu de massacre sioniste ne serait qu'une réponse légitime à la pathétique riposte des missiles palestiniens qui n'atteignent presque jamais leurs cibles.
Et dire que le gouvernement canadien a été un des premiers gouvernements impérialistes à refuser de pratiquement reconnaître l'élection tout à fait démocratique du gouvernement palestinien en lui coupant les fonds, absolument nécessaires à son fonctionnement, à moins que le gouvernement palestinien ne reconnaisse unilatéralement le droit à l'existence de son agresseur qui occupe ses terres historiques dont celui-ci l'a chassé en 1948 et qui lui laisse une prison comme simili État sur un territoire charcuté par ses colonies, isolé du monde et constamment violé par son armée.
« L'Assemblée générale de l'ONU a demandé vendredi, à une écrasante majorité, la fin de toutes les formes de violence entre Israël et les Palestiniens, dont les opérations militaires d'Israël à Gaza et les tirs de roquettes sur Israël. L'Assemblée a fait cette demande dans une résolution -non contraignante- adoptée par 156 voix contre 7, avec 6 abstentions. L'Union européenne a voté pour, les États-Unis, Israël, l'Australie ont voté contre, LE CANADA S'EST ABSTENU (je souligne). La résolution demande l'établissement d'une mission d'enquête sur la bavure de l'artillerie israélienne qui a tué 19 Palestiniens, surtout des femmes et des enfants, le 8 novembre à Beit Hanoun, dans le nord de Gaza. » (Agence France-Presse citée par Cyberpresse)
Plutôt cette semaine, « Le Conseil des droits de l'homme des Nations unies a par ailleurs décidé d'envoyer une mission d'enquête à Beit Hanoun, dans la foulée de cette attaque israélienne largement critiquée par la communauté internationale. La résolution, présentée par Bahreïn et le Pakistan, a été approuvée par 32 des 47 États membres du Conseil, dont 23 pays musulmans. Huit pays, DONT LE CANADA (je souligne), le Royaume-Uni et l'Allemagne ont voté contre la résolution. La France, le Japon et la Suisse sont au nombre des six pays qui se sont abstenus. » (Site Internet de Radio-Canada)
Tous se rendent compte que la politique extérieure du gouvernement canadien est devenue plus que jamais un quasi copie-coller de celle des Etats-Unis tant par rapport à Kyoto et au Moyen-Orient que par rapport à la Chine au point que Bay Street s'en inquiète (Le Devoir, 18/11/06, Manon Cornellier à la page éditoriale). Le plus inquiétant, cependant, est la faiblesse de la riposte du peuple canadien et québécois malgré les efforts du mouvement anti-guerre, ce qui laisse le terrain libre à la stigmatisation des communautés arabo-musulmanes au Canada même et de plus en plus au Québec. C’était comme si, au lieu de se mobiliser, on attendait le salut du retour des Libéraux fédéraux ou peut-être du PQ, tout comme le peuple étasunien mise sur le retour des Démocrates qui, encore une fois, le décevront.
Tel est le sens profond de ce débat à propos des « accommodements raisonnables » allègrement mis en évidence par l'ADQ, en mal de publicité pour ne pas sombrer dans l'oubli, et même par le chef du PQ sous prétexte de critiquer l'ADQ sur sa façon de faire le débat (Le Devoir, page A3, 18/11/06) sans oublier le premier ministre du Québec lui aussi à cheval sur les valeurs fondamentales de la société québécoise qu'il faut défendre (nouvelles NTR). Il ne s'agit pas de nier les problèmes, bien sûr, ni non plus d'éviter un débat public.
Il faut, cependant, sans cesse rappeler que la popularité des sectes et interprétations fondamentalistes des religions, dont le caractère sexiste et réactionnaire doit être systématiquement critiqué, et que l'afflux, tout relatif, des populations arabo-musulmanes au Canada et au Québec est le résultat inéluctable du néolibéralisme guerrier et, en creux, de la "tiédeur" de l'alternative de gauche, NPD et Québec solidaire, qui refusent d'en proposer une alternative anti-capitaliste ou même anti-néolibérale sauf parfois dans les discours du dimanche.
Rappelons que la Coalition Québec-Palestine exige du gouvernement canadien :
*L'arrêt immédiat des massacres et des incursions militaires israéliennes au Proche-Orient et spécifiquement en Palestine ;
*Le retrait immédiat de Israël des territoires occupés de Palestine, des fermes de Chebaâ et des Hauteurs du Golan (en Syrie), en vertu des résolutions de l'ONU (1402, 242 et 338) ;
*La libération des prisonniers :
* La libération immédiate, en vertu des principes de droit reconnus, des enfants, des femmes et des milliers de personnes non combattantes qui sont détenues pour des motifs sur lesquels Israël n'a pas juridiction ; la plupart étant des prisonniers d'opinion ou politiques ;
* Les personnes élues démocratiquement par le peuple palestinien doivent être libérées en priorité et de toute urgence;
* La libération des prisonniers de guerre détenus par toutes les parties, pour des raisons humanitaires et pour entamer un processus de paix juste ;
*La destruction du mur d'occupation construit dans les territoires occupés et qui, tel que statué par la Cour internationale de Justice, est illégal et aggrave les souffrances du peuple tout en concrétisant de façon systématique la spoliation des territoires et des ressources de la Palestine.
Marc Bonhomme
PALESTINEDiviser pour mieux régner
Les attaques israéliennes contre la population palestinienne de la bande de Gaza se sont multipliées. Israël cherche à déclencher une guerre civile en Palestine.
Aux portes de Gaza, samedi 11 novembre. Gaza, ce gigantesque camp de concentration, Gaza, à la densité la plus grande du monde, où les victimes que l’on dit collatérales sont inévitables, donc programmées, Gaza, cible trop facile pour les massacreurs de l’artillerie israélienne, Gaza la martyre : 200 Israéliens et une douzaine de militants palestiniens de Jérusalem-Est sont venus manifester, ce jour-là, leur honte et leur rage.
Depuis juillet, on a cessé de compter les morts, victimes des bombardements, des tirs de barrage, des incursions et des assassinats ciblés. Jusqu’à ce que, dans la ville de Beit Hanoun, vingt personnes d’une même famille soient tuées dans leur sommeil par une roquette de l’artillerie israélienne lancée - par erreur évidemment - sur un bâtiment situé en plein cœur d’un quartier populaire.
Arrêtons au moins l’hypocrisie : quand on bombarde avec des milliers d’obus et de roquettes un quartier populaire où vivent des dizaines de milliers de personnes, on sait que l’on va commettre un massacre. Les excuses du ministre de la Défense, Amir Peretz (Parti travailliste), et les explications gênées du Premier ministre, Ehud Olmert (Kadima, parti fondé par Ariel Sharon), insultent les victimes. Quant à l’Union européenne, la stupéfaction de ses porte-parole est une gifle pour chaque Palestinien.
Reconnaissons à George W. Bush qu’en usant de son veto à la déclaration du Conseil de sécurité de l’ONU condamnant ce massacre, il faisait état de moins de tartuferie que ses collègues européens : on ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs et, dans la lutte de survie de la civilisation judéo-chrétienne contre le terrorisme (musulman), on ne peut pas prendre de gants. À la guerre comme à la guerre... Après la guerre de cet été, au Liban, on est aujourd’hui en droit de se poser des questions de fond sur ce qu’on ne peut qu’appeler une politique de massacre. D’autant qu’elle se conjugue avec une politique similaire des États-Unis en Irak.
Plan génocidaire ? Certains, que la rage - légitime - aveugle, l’évoquent. Mais ni les États-Unis ni Israël ne pensent éradiquer l’existence de ceux qu’ils appellent des « peuples terroristes ». Même s’ils multipliaient par dix le nombre de leurs victimes quotidiennes, il leur faudrait plus d’un demi-siècle pour parvenir à leurs fins, et ceci uniquement concernant les résidents palestiniens de Cisjordanie et de Gaza. Provoquer un exode de masse ? S’il ne fait pas de doute que le « transfert » est un fantasme profondément ancré dans l’inconscient de la grande majorité des sionistes, rien n’indique que le terrorisme d’État d’Israël soit en mesure de provoquer un tel exode. Le fait est que le rapport démographique entre Israéliens juifs et Palestiniens continue, systématiquement, être déséquilibré en faveur de ces derniers.
En fait, à travers ces massacres, les dirigeants israéliens recherchent la destruction de la Palestine en tant que nation - ce que le sociologue israélien Baruch Kimerling appelle un « politicide » et son homologue palestinien, Salah Abdel Jawad, un « sociocide ». Tout comme les néoconservateurs américains ont mené la guerre en Irak avec la volonté de détruire l’État irakien, en transformant cet État arabe en un ensemble d’entités ethniques. C’est pourquoi, il est indispensable, dans cette stratégie, de fomenter des guerres civiles, ethniques si possible. En Palestine, les tentatives d’opposer la minorité chrétienne aux musulmans ont fait long feu, et ce depuis les premiers jours de l’occupation israélienne : la force du sentiment national a réduit à néant ce rêve sioniste, vieux comme le colonialisme lui-même. C’est donc une guerre civile politique que les stratèges israéliens et américains ont essayé de fomenter, en posant à Yasser Arafat l’éradication du terrorisme comme l’une des exigences du processus d’Oslo. Mais, rapidement, et une fois les réseaux neutralisés, l’exigence s’est transformée en « éradication de l’infrastructure terroriste », autre façon de dire que l’Autorité palestinienne devait écraser le mouvement Hamas. Sur cette question, plus encore que sur d’autres, Yasser Arafat a été intransigeant, répétant à qui voulait l’entendre que la Palestine ne serait pas l’Algérie, et qu’il ne fomenterait pas une guerre civile entre « islamistes » et « laïques ».
Unité nationale
La neutralisation de Yasser Arafat, à partir de 2001, a été le résultat de ce refus de fomenter une guerre civile interpalestinienne. Pour sa part, la société palestinienne a répondu à ce chantage en donnant au Hamas une majorité au Conseil législatif. Face à cette provocation, les Israéliens et les Américains, mais aussi les Européens, ont répondu en imposant un blocus criminel contre le peuple palestinien, tout en laissant entendre que, si le président Abbas mettait à bas le gouvernement élu, les sanctions pouvaient être levées. En arrière-plan, se dessine l’espoir de voir une partie de la société palestinienne, menée par l’aile droite du Fatah, se soulever contre le gouvernement légitime, et provoquer ainsi la guerre civile.
L’atomisation de l’espace palestinien, résultat de la politique de bouclage dont le mur n’est que l’élément le plus visible, la misère imposée par le blocus, le vol par Israël de sommes immenses qui appartiennent à l’Autorité palestinienne, et le refus de certains cadres du Fatah d’accepter le choix populaire créent une situation extrêmement instable et lourde de conflits internes de plus en plus graves. À Gaza, il y a déjà eu plusieurs morts dus à des conflits qui sont tout autant des conflits claniques que des conflits interfractionnels. Si l’unité nationale reste un facteur déterminant dans la politique palestinienne et dans le sentiment populaire, et si la haine de l’occupant reste plus forte que les conflits internes, il y a néanmoins lieu de craindre qu’à moyen terme, la situation ne dégénère. L’Irak est là pour nous le rappeler.
De Jérusalem, Michel Warschawski
Source : Rouge, hebdomadaire de la LCR, France : http://www.lcr-rouge.org
2006-11-17 00:08:33
ÉTATS-UNISGeorge Bush prend une claque
La cohabitation qui s’annonce pour 2007-2008 aux États-Unis a des airs de défaite retentissante pour Bush et son administration. C’est déjà une victoire pour tous ceux qui ont tenté de leur résister. Reste à savoir qui a réellement gagné.
Compte tenu de leur impuissance institutionnelle totale depuis des années, les démocrates américains ont obtenu un grand succès, mardi 7 novembre, en faisant basculer la majorité du Congrès. Ce basculement a été comparé à la victoire électorale des républicains au milieu du premier mandat de Clinton, en 1994, début de leur période de domination qui a duré jusqu’à aujourd’hui. Cependant, même si ce vote a été largement tourné contre le gouvernement fédéral, la nouvelle minorité reste en position de freinage (notamment au Sénat, démocrate à un siège près, ou grâce aux juges conservateurs nommés à la Cour suprême), voire de blocage (pouvoir de veto du président). Jusqu’à nouvel ordre, c’en est fini du règne d’un seul parti, mais on peut s’interroger sur les conséquences de ce rapport de force serré, au-delà de la satisfaction actuelle de Wall Street.
L’élection a été marquée par un vote contre Bush et la gestion de l’Irak (plutôt qu’un vote contre la guerre) ; le vieux « faucon » Donald Rumsfeld en a déjà fait les frais, ce dont on ne peut que se réjouir. Mais la prochaine étape semble être entre les mains d’une commission, créée au printemps, qui réunit démocrates et républicains. Sous l’influence des proches de Bush père, les deux camps se gardent bien de prendre des positions définitives, surtout sur le degré d’investissement dans la guerre. Quoi qu’il en soit des conclusions futures de la commission, on parle de discussions avec l’Iran ou la Syrie et d’une approche plus multilatérale. Il suffit de penser au passé des hommes de Bush père pour saisir les limites du basculement. C’est l’occasion de rappeler la catastrophe qu’est cette guerre, mais aussi le sens des mots « solution diplomatique » : sauvegarde moins arrogante mais tenace des intérêts des États-Unis, dans cette seconde guerre du Golfe comme dans la première. Nombre d’électeurs ont sanctionné les mensonges, mais continuent à défendre la « guerre contre le terrorisme », mère de toutes les escalades (Iran, Palestine, Liban), et des réformes liberticides (États-Unis).
Les démocrates ont, parfois, fait campagne sur la limitation du prix des médicaments, la hausse du salaire minimum ou un protectionnisme économique pour l’emploi. Mais c’est aussi par un glissement progressif vers la droite qu’ils ont conquis le Congrès, jurant de ne pas augmenter les impôts. On peut parler d’une défaite pour le camp néoconservateur, mais pas d’une victoire de la « gauche ». Sur de nombreux thèmes, les scrutins locaux ont donné des résultats réactionnaires. L’immigration est un exemple de thème sur lequel un terrain d’entente bipartisan peut être trouvé, mais ce terrain serait proche du second projet de loi de ce printemps, encore très réactionnaire. Dans ces conditions, les propositions de politique énergétique, alimentées par la géostratégie du pétrole et ses coûts grandissants, ont toutes les chances de profiter aux producteurs plus qu’aux usagers, sans réel progrès écologique.
La nouvelle majorité démocrate a donc hérité d’une situation assez bloquée. Elle devra pourtant faire la différence dans ce qui est déjà une précampagne pour la présidentielle de 2008. Ce dilemme en rappelle de précédents : en 1974 et en 1986, une victoire importante des démocrates s’était soldée, deux ans plus tard, par la victoire d’un démocrate très à droite (Carter, 1976) ou d’un républicain (Bush père, 1988), loin de l’image d’une nouvelle ère renvoyée par certains médias. Il est donc trop tôt pour juger. On peut simplement penser que cette cohabitation est un bon moment pour dénoncer le vrai visage des deux partis au pouvoir ou, du moins, dans le cas d’un blocage des institutions, de développer face à lui des mobilisations sociales et anti-impérialistes des minorités et des travailleurs.
Simon Marceau
Source : Rouge, hebdomadaire de la LCR, France : http://www.lcr-rouge.org
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11 novembre 2006
Canada, États-Unis, Pologne et Pakistan :
Riposte des femmes contre les reculs néolibéraux
« Frances Russell, du Winnipeg Free Press, s'inquiète des politiques du gouvernement Harper à l'endroit des femmes. Après la disparition du programme de garderies, la fin du programme de contestation judiciaire, les compressions à Condition féminine Canada et les commentaires sexistes de certains conservateurs, voilà qu'Ottawa veut permettre aux couples âgés de combiner leurs revenus pour fins d'impôt. Or, dit-elle, cette mesure n'aide en rien 43 % des femmes âgées qui vivent seules et affichent le plus haut taux de pauvreté. De plus, l'intérêt du ministre des Finances à étendre la mesure à tous les couples va à l'encontre d'une recommandation faite par un comité parlementaire en 1999. Combiner les revenus, comme le souhaitent avec ardeur les conservateurs sociaux, favorise les couples ayant un seul revenu très élevé. Plus ce dernier est haut, plus le partage entre deux personnes devient intéressant. Par contre, si les deux conjoints travaillent, celui qui a le plus faible revenu, en général la femme, peut se retrouver à payer plus d'impôt puisque le revenu sera taxé à un taux plus élevé. Ceci peut décourager bien des femmes de rester sur le marché du travail, exactement ce que veulent les conservateurs sociaux, soutient Russell, qui ne dit pas cependant si le couplage des revenus sera volontaire ou non. » (Manon Cornellier dans Le Devoir des 11/12 novembre 2006)
En effet, le néolibéralisme, et le néolibéralisme guerrier en particulier, fait immanquablement reculer les droits des femmes y compris sur la question essentielle du droit à l'avortement et de l'illégalité du viol. Dans l'État étasunien du Dakota du Sud, le gouvernement de l'État avait passé une loi banissant pratiquement le droit à l'avortement. Heureusement, à l'occasion des élections fédérales de mardi dernier, par un référendum officiel proposé par les groupes pro-choix la population de cet État s'est prononcé très majoritairement contre cette loi réactionnaire. En Pologne, des manifestations sont organisées contre une proposition de loi abolissant le droit à l'avortement par le gouvernement d'extrême droite qui, comme par hasard, augmentera son contingent en Afghanistan. Au Pakistan, enfin, les partis fondamentalistes sur lesquels s'appuient le gouvernement pro-étasunien sert d'excuse pour ne pas amender cette terrible loi voté par un ancien gouvernement militaire fondamentaliste, loi qui en pratique légalise le viol.
Marc Bonhomme
Manifestation pour le droit à l’avortement en Pologne
Alors que le Parlement polonais débat d’une modification de la Constitution visant l’interdiction absolue de l’avortement (lire Rouge n° 2179), le 4 novembre, sous la pluie et la neige, plusieurs centaines de personnes ont manifesté à Varsovie pour l’avortement libre et gratuit. Les manifestantes scandaient : « L’avortement est un choix », « La Pologne sera libre quand les Polonaises le seront ». Elles portaient également des pancartes, sur lesquelles on lisait : « L’avortement est un droit des femmes », « Nous exigeons l’avortement légal, assez de l’enfer pour les femmes ».
Prenant la parole, Wanda Nowicka, dirigeante de la Fédération pour les femmes et le planning familial, également candidate à la mairie de Varsovie au nom du Parti polonais du travail (PPP), a déclaré : « Comme des millions de femmes en Pologne, moi aussi, j’ai avorté. Ma mère a avorté, ma grand-mère a failli mourir lors d’un avortement clandestin. Les femmes ont toujours avorté, et c’est un mauvais État que celui qui oblige les femmes à accoucher. »
Selon Boguslaw Zietek, président du syndicat libre Août 80 et du PPP, « la place d’un mouvement syndical et d’une gauche véritable est dans les manifestations qui luttent pour le droit des femmes. Nous sommes contre toute discrimination et les femmes sont discriminées doublement ». Selon lui, « les inventions de la LPR [extrême droite gouvernementale] conduiraient à ce que la situation des femmes soit une malédiction », si le Parlement les adoptait.
Rouge, 9 novembre 2006
PAKISTAN
Du statut de victime à celui de coupable
Le gouvernement pakistanais s’était engagé à amender des lois transformant les victimes de viol en « coupables » d’adultère. Mais il recule sous la pression des partis religieux.
Les ordonnances Hudood, instaurées en 1979 sous la dictature militaire du général Zia-ul-Haq, criminalisent les relations hors mariage et ont aggravé la situation des Pakistanaises victimes de violences. Pour prouver un viol, elles doivent présenter quatre témoins mâles. Dans n’importe quel pays, il serait, la plupart du temps, impossible de répondre à une telle obligation. Au Pakistan, en outre, les éventuels témoins seront soumis à des pressions pouvant aller jusqu’à la menace de mort de la part de la famille, du clan ou de la tribu de l’homme mis en cause.
Pire encore, si une plaignante ne peut « prouver » le viol, la justice considère qu’elle a avoué un crime d’adultère. La victime devient la coupable et risque jusqu’à cinq ans de prison. Avec ces ordonnances, la police dispose d’un redoutable instrument de chantage contre les victimes de violences et les femmes des milieux populaires se trouvent démunies face à des tribunaux locaux composés de juges machistes.
Depuis vingt ans, les mouvements de défense des droits humains, les organisations féministes et progressistes luttent pour l’abrogation de ces ordonnances. Le régime du général Pervez Musharraf, soucieux de son image internationale, a annoncé qu’il allait les amender (et non les abroger). Il s’agissait notamment de retirer du code pénal les rapports sexuels consentis et de permettre la libération sous caution des 1 300 Pakistanaises en détention pour des faits autres que le vol, le meurtre ou le terrorisme.
Le gouvernement peut obtenir une majorité pour amender les ordonnances Hudood - une mesure qui resterait très insuffisante. Pourtant, il se refuse à passer à l’acte, préfèrant ne pas s’aliéner la coalition de partis religieux comme Muttahida Majlis-e-Amal (MMA) ou Front uni d’action. Des modifications au projet sont évoquées, qui qualifieraient de nouveau de crime les rapports sexuels hors mariage et qui exigeraient que la loi soit en conformité avec le Coran et autres fondements de la tradition, alors que l’interprétation de la Charia est le prétexte aux affrontements meurtriers entre sectes musulmanes.
De nombreuses mobilisations exigent l’abrogation d’ordonnances qui, pour reprendre les termes d’un éditorial du quotidien de langue anglaise Dawn, « identifient le viol à l’adultère », « permettent de condamner les victimes » et facilitent les « abus » policiers. Dans un rapport de 2002, la Commission des droits humains du Pakistan souligne qu’une femme est violée toutes les deux heures et qu’un viol collectif, une « tournante », est commis toutes les huit heures. Une estimation jugée inférieure à la réalité, tant le silence règne en ce domaine, du fait des tabous sociaux, des lois discriminatoires et de la stigmatisation des victimes par la police.
Pierre Rousset
Rouge, 9 novembre 2006
Canada, États-Unis, Pologne et Pakistan :
Riposte des femmes contre les reculs néolibéraux
« Frances Russell, du Winnipeg Free Press, s'inquiète des politiques du gouvernement Harper à l'endroit des femmes. Après la disparition du programme de garderies, la fin du programme de contestation judiciaire, les compressions à Condition féminine Canada et les commentaires sexistes de certains conservateurs, voilà qu'Ottawa veut permettre aux couples âgés de combiner leurs revenus pour fins d'impôt. Or, dit-elle, cette mesure n'aide en rien 43 % des femmes âgées qui vivent seules et affichent le plus haut taux de pauvreté. De plus, l'intérêt du ministre des Finances à étendre la mesure à tous les couples va à l'encontre d'une recommandation faite par un comité parlementaire en 1999. Combiner les revenus, comme le souhaitent avec ardeur les conservateurs sociaux, favorise les couples ayant un seul revenu très élevé. Plus ce dernier est haut, plus le partage entre deux personnes devient intéressant. Par contre, si les deux conjoints travaillent, celui qui a le plus faible revenu, en général la femme, peut se retrouver à payer plus d'impôt puisque le revenu sera taxé à un taux plus élevé. Ceci peut décourager bien des femmes de rester sur le marché du travail, exactement ce que veulent les conservateurs sociaux, soutient Russell, qui ne dit pas cependant si le couplage des revenus sera volontaire ou non. » (Manon Cornellier dans Le Devoir des 11/12 novembre 2006)
En effet, le néolibéralisme, et le néolibéralisme guerrier en particulier, fait immanquablement reculer les droits des femmes y compris sur la question essentielle du droit à l'avortement et de l'illégalité du viol. Dans l'État étasunien du Dakota du Sud, le gouvernement de l'État avait passé une loi banissant pratiquement le droit à l'avortement. Heureusement, à l'occasion des élections fédérales de mardi dernier, par un référendum officiel proposé par les groupes pro-choix la population de cet État s'est prononcé très majoritairement contre cette loi réactionnaire. En Pologne, des manifestations sont organisées contre une proposition de loi abolissant le droit à l'avortement par le gouvernement d'extrême droite qui, comme par hasard, augmentera son contingent en Afghanistan. Au Pakistan, enfin, les partis fondamentalistes sur lesquels s'appuient le gouvernement pro-étasunien sert d'excuse pour ne pas amender cette terrible loi voté par un ancien gouvernement militaire fondamentaliste, loi qui en pratique légalise le viol.
Marc Bonhomme
Manifestation pour le droit à l’avortement en Pologne
Alors que le Parlement polonais débat d’une modification de la Constitution visant l’interdiction absolue de l’avortement (lire Rouge n° 2179), le 4 novembre, sous la pluie et la neige, plusieurs centaines de personnes ont manifesté à Varsovie pour l’avortement libre et gratuit. Les manifestantes scandaient : « L’avortement est un choix », « La Pologne sera libre quand les Polonaises le seront ». Elles portaient également des pancartes, sur lesquelles on lisait : « L’avortement est un droit des femmes », « Nous exigeons l’avortement légal, assez de l’enfer pour les femmes ».
Prenant la parole, Wanda Nowicka, dirigeante de la Fédération pour les femmes et le planning familial, également candidate à la mairie de Varsovie au nom du Parti polonais du travail (PPP), a déclaré : « Comme des millions de femmes en Pologne, moi aussi, j’ai avorté. Ma mère a avorté, ma grand-mère a failli mourir lors d’un avortement clandestin. Les femmes ont toujours avorté, et c’est un mauvais État que celui qui oblige les femmes à accoucher. »
Selon Boguslaw Zietek, président du syndicat libre Août 80 et du PPP, « la place d’un mouvement syndical et d’une gauche véritable est dans les manifestations qui luttent pour le droit des femmes. Nous sommes contre toute discrimination et les femmes sont discriminées doublement ». Selon lui, « les inventions de la LPR [extrême droite gouvernementale] conduiraient à ce que la situation des femmes soit une malédiction », si le Parlement les adoptait.
Rouge, 9 novembre 2006
PAKISTAN
Du statut de victime à celui de coupable
Le gouvernement pakistanais s’était engagé à amender des lois transformant les victimes de viol en « coupables » d’adultère. Mais il recule sous la pression des partis religieux.
Les ordonnances Hudood, instaurées en 1979 sous la dictature militaire du général Zia-ul-Haq, criminalisent les relations hors mariage et ont aggravé la situation des Pakistanaises victimes de violences. Pour prouver un viol, elles doivent présenter quatre témoins mâles. Dans n’importe quel pays, il serait, la plupart du temps, impossible de répondre à une telle obligation. Au Pakistan, en outre, les éventuels témoins seront soumis à des pressions pouvant aller jusqu’à la menace de mort de la part de la famille, du clan ou de la tribu de l’homme mis en cause.
Pire encore, si une plaignante ne peut « prouver » le viol, la justice considère qu’elle a avoué un crime d’adultère. La victime devient la coupable et risque jusqu’à cinq ans de prison. Avec ces ordonnances, la police dispose d’un redoutable instrument de chantage contre les victimes de violences et les femmes des milieux populaires se trouvent démunies face à des tribunaux locaux composés de juges machistes.
Depuis vingt ans, les mouvements de défense des droits humains, les organisations féministes et progressistes luttent pour l’abrogation de ces ordonnances. Le régime du général Pervez Musharraf, soucieux de son image internationale, a annoncé qu’il allait les amender (et non les abroger). Il s’agissait notamment de retirer du code pénal les rapports sexuels consentis et de permettre la libération sous caution des 1 300 Pakistanaises en détention pour des faits autres que le vol, le meurtre ou le terrorisme.
Le gouvernement peut obtenir une majorité pour amender les ordonnances Hudood - une mesure qui resterait très insuffisante. Pourtant, il se refuse à passer à l’acte, préfèrant ne pas s’aliéner la coalition de partis religieux comme Muttahida Majlis-e-Amal (MMA) ou Front uni d’action. Des modifications au projet sont évoquées, qui qualifieraient de nouveau de crime les rapports sexuels hors mariage et qui exigeraient que la loi soit en conformité avec le Coran et autres fondements de la tradition, alors que l’interprétation de la Charia est le prétexte aux affrontements meurtriers entre sectes musulmanes.
De nombreuses mobilisations exigent l’abrogation d’ordonnances qui, pour reprendre les termes d’un éditorial du quotidien de langue anglaise Dawn, « identifient le viol à l’adultère », « permettent de condamner les victimes » et facilitent les « abus » policiers. Dans un rapport de 2002, la Commission des droits humains du Pakistan souligne qu’une femme est violée toutes les deux heures et qu’un viol collectif, une « tournante », est commis toutes les huit heures. Une estimation jugée inférieure à la réalité, tant le silence règne en ce domaine, du fait des tabous sociaux, des lois discriminatoires et de la stigmatisation des victimes par la police.
Pierre Rousset
Rouge, 9 novembre 2006
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04/11/2006 /10:18 /
4 novembre 2006
Kyoto : rien ne va plus

Manif de Montréal, 4/11/06
Source : Radio-Canada
À la veille de la conférence de Nairobi sur les changements climatiques, deux annonces, coup sur coup, l'une, un rapport du gouvernement anglais, annonçant une crise économique majeure due à l'aggravation de l'effet de serre, l'autre, une étude canado-étasunienne publiée dans "Science", annonçant la disparition des océans d'ici 2050 des poissons et crustacés consommés par les humains, viennent sonner l'alarme. Il est possible que la sous-estimation d'hier se soit mutée en sur-estimation. Il ne faut pas sous-estimer, justement, les tactiques du néolibéralisme guerrier, en particulier de son aile "critique" de la stratégie étasunienne (et canadienne) de la guerre à outrance qui s'enlise. Les crises idéologique -- qui croit encore que le libre-échange crée prospérité et bonheur ? -- et politique du néolibéralisme guerrier, qui pourrait s'amplifier par une crise économique particulièrement en Amérique du Nord, oblige la bourgeoisie mondiale à approfondir les peurs pour pouvoir continuer à contrôler la contestation d'en bas. À la peur de l'islamisme fondamentaliste, qui s'estompe car il n'arrive pas renouveler un 11 septembre aux ÉU, le capital voudrait ajouter celle de la revanche du ciel et des mers.
Car les opinions publics, y compris aux ÉU, tournent à gauche. Lors de l'élection de mardi aux ÉU les républicains va-t'en-guerre risquent de passer à la trappe tellement la guerre y devient impopulaire malgré l'ineptie des Démocrates qui ne tardera pas à se révéler s'ils prennent le contrôle des chambres. Idem en Europe, y compris en Grande-Bretagne (voir le "sondage mondial" de La Presse du 3/11/06), où l'électorat français et néerlandais a mis en échec le projet constitutionnel de la bourgeoisie européenne. Idem en Chine où se multiplient les protestations ouvrières et paysannes : pour ne pas faire suffoquer les délégations africaines dans la pollution de Pékin, on donne congé à la ville ! Ou bien l'on se résigne à ce que l'équilibre écologique de la planète aille de mal en pis sans que l'on puisse rien y faire sauf à s'en prémunir en confiant notre sécurité -- car il s'agit bien de dérive sécuritaire qui fait le jeu de la droite et de l'extrême droite -- à des gouvernements de sécurité nationale et de guerres préventives ou "humanitaires". Ou bien l'on mise sur une « révolution énergétique » dont on connaît bien et les lignes de force et les technologies émergentes mais que le capitalisme, néolibéral ou réformiste à l'européenne, est incapable d'implanter sauf à la marge tellement il est dominé par le complexe auto-pétrole-bungalow-sécuritaire-militaire et, plus profondément, par l'accumulation du capital aiguillonnée par la loi de la concurrence et dont la vision historique est "Après moi, le déluge".
Ce n'est pas le plan vert des Libéraux québécois, encore moins celui des Conservateurs pour les Calendes grecques, et encore moins celui inexistant du gouvernement étasunien qui annonce ce nécessaire tournant à 180 degrés. On se demande pourquoi le NPD veut faciliter la tâche aux Conservateurs pour ne pas devoir forcer l'opposition, au plus grand soulagement du Bloc et des Libéraux fédéraux, à déclencher des élections sur la base du rejet à la Chambre du plan Conservateur : on rêverait d'une campagne électorale canadienne sur la question de l'écologie. On réalise dramatiquement la soumission de la direction péquiste aux intérêts de l'entreprise privée à qui elle veut remettre le développement éolien : rien d'étonnant qu'elle n'est aucune critique sérieuse du plan Charest dont finalement elle accepte la privatisation partielle du Mont Orford après avoir déchiré sa chemise en public. On enregistre bien la critique sérieuse de la direction de Québec solidaire de ce plan vert mais on se demande pourquoi cette critique ne débouche pas sur des engagements chiffrés, comme elle l'avait promis, dans sa proposition de plate-forme où elle refuse même de s'engager clairement sur la nationalisation de l'éolien derrière la direction de la FTQ et le Conseil national du PQ aiguillonné par le SPQ-libre.
Marc Bonhomme
Révolution énergétique
Les changements climatiques sont aujourd’hui au cœur de la crise écologique. C’est sans doute ce phénomène qui symbolise le mieux l’impasse dans laquelle s’enferme le système capitaliste et productiviste. Phénomène planétaire, qui nécessite donc des réponses à une telle échelle, il agit comme un révélateur de l’ampleur de la crise actuelle, des inégalités et de la responsabilité des pays riches, de leurs industries, de leurs modes de transports ou de leur agriculture. Pas une semaine ne passe sans qu’une nouvelle étude ne vienne confirmer la responsabilité des activités humaines dans le changement climatique en cours. La température actuelle est la plus haute depuis 12 000 ans, elle est juste inférieure de un degré centigrade à la température la plus haute enregistrée depuis un million d’années. Et l’augmentation de la température est prévue entre 1,4 et 5,8 °C pour la fin du siècle.
Cela dit, les prémisses des catastrophes à venir sont déjà là. Le cyclone Katrina, outre le traitement inégalitaire face à la catastrophe qu’il a révélé, a mis en lumière d’une part l’augmentation de l’intensité et de la durée des cyclones, qu’on peut corréler à la hausse de la température de l’Atlantique nord et, d’autre part, la façon dont la destruction des écosystèmes fragilise les protections naturelles contre les ouragans. Les réfugiés climatiques se multiplient : en Polynésie, plusieurs îles sont menacées de disparition du fait des inondations de plus en plus fréquentes. Les déplacements forcés de populations sont estimés à 150 millions d’ici 2050. Déjà, certains Etats (Australie, Etats-Unis, Nouvelle-Zélande...) se préparent à refouler ces réfugiés.
Si le consensus scientifique est à peu près établi quant aux risques à venir, il n’en va pas de même pour les solutions à apporter. Rien d’étonnant quand on observe à quel point le capitalisme, depuis ses origines, repose sur l’usage massif d’énergies fossiles, le charbon d’abord, puis le pétrole. Remettre radicalement en cause cet usage des énergies fossiles, c’est remettre en cause le fonctionnement du capitalisme. C’est pourquoi les mesures négociées au niveau international par la convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (1992), puis par le protocole de Kyoto sont au mieux insuffisantes, au pire perverses. L’engagement a été pris par les signataires de Kyoto, mais pas les Etats-Unis, de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 5,2 % par rapport à 1990. Mais cet engagement est fortement assoupli par les mécanismes de flexibilité qui permettent aux pays les plus émetteurs d’acheter des quotas d’émissions à ceux qui émettent moins que ce à quoi ils ont droit.
La période d’engagement de Kyoto se termine en 2012, les négociations de la conférence de Nairobi, qui débute le 6 novembre, doivent définir les objectifs de réduction des pays industrialisés après 2012. Mais nul de remet en cause les tours de passe-passe néolibéraux qui, plutôt que d’agir vraiment pour limiter les changements climatiques, sont en train de constituer un marché du carbone qui profitera à quelques entreprises. Il y a pourtant des aspects positifs dans le protocole de Kyoto : objectifs de réduction chiffrés, échéances précises, report sur la période suivante en cas d’objectif non atteint, recours limité aux puits de carbone, prise en compte des différences entre pays industrialisés et ceux qui ne le sont pas... Il faut défendre ces objectifs contre toutes les pressions néolibérales, mais, au-delà, il faut opposer une stratégie alternative qui batte en brèche le dogme selon lequel la consommation énergétique doit nécessairement augmenter dans tous les pays.
La réduction massive des émissions doit être la dimension centrale de cette stratégie, en favorisant la sobriété et l’efficacité énergétiques et le remplacement des énergies fossiles par des énergies propres. Cela implique de mettre en place des normes contraignantes sur le bâtiment (un tiers de la consommation d’énergie mondiale), l’industrie (20 % des émissions françaises), l’agriculture (19,5 %) ou les transports. Les solutions technologiques n’y suffiront pas. C’est bien une réorganisation de l’économie, et donc de la société, qu’on doit viser, réorganisation qui satisfasse les besoins sociaux et environnementaux ; d’autant que lancer un plan d’économies d’énergies et de développement des énergies propres créerait des milliers d’emplois. Cela doit s’accompagner d’une modification profonde des rapports Nord-Sud qui permette aux pays pauvres de se développer, ce qui implique un usage massif d’énergies, mais sans reproduire le type de développement qu’ont connu les pays industrialisés, d’où la nécessité d’un transfert de technologies propres.
Les débats sur les moyens de réduire les changements climatiques doivent sortir des sphères confinées des négociations internationales et des rapports entre grandes puissances. Ils doivent devenir l’enjeu de mobilisations sociales. La journée internationale d’actions contre le changement climatique, le 4 novembre, doit être un premier pas vers de tels mouvements. Au delà, cette question doit être au cœur de nos propositions pour une alternative au libéralisme.
Vincent Gay
Source : Rouge, 2 novembre 2006, hebdomadaire de la LCR, France
Kyoto : rien ne va plus

Manif de Montréal, 4/11/06
Source : Radio-Canada
À la veille de la conférence de Nairobi sur les changements climatiques, deux annonces, coup sur coup, l'une, un rapport du gouvernement anglais, annonçant une crise économique majeure due à l'aggravation de l'effet de serre, l'autre, une étude canado-étasunienne publiée dans "Science", annonçant la disparition des océans d'ici 2050 des poissons et crustacés consommés par les humains, viennent sonner l'alarme. Il est possible que la sous-estimation d'hier se soit mutée en sur-estimation. Il ne faut pas sous-estimer, justement, les tactiques du néolibéralisme guerrier, en particulier de son aile "critique" de la stratégie étasunienne (et canadienne) de la guerre à outrance qui s'enlise. Les crises idéologique -- qui croit encore que le libre-échange crée prospérité et bonheur ? -- et politique du néolibéralisme guerrier, qui pourrait s'amplifier par une crise économique particulièrement en Amérique du Nord, oblige la bourgeoisie mondiale à approfondir les peurs pour pouvoir continuer à contrôler la contestation d'en bas. À la peur de l'islamisme fondamentaliste, qui s'estompe car il n'arrive pas renouveler un 11 septembre aux ÉU, le capital voudrait ajouter celle de la revanche du ciel et des mers.
Car les opinions publics, y compris aux ÉU, tournent à gauche. Lors de l'élection de mardi aux ÉU les républicains va-t'en-guerre risquent de passer à la trappe tellement la guerre y devient impopulaire malgré l'ineptie des Démocrates qui ne tardera pas à se révéler s'ils prennent le contrôle des chambres. Idem en Europe, y compris en Grande-Bretagne (voir le "sondage mondial" de La Presse du 3/11/06), où l'électorat français et néerlandais a mis en échec le projet constitutionnel de la bourgeoisie européenne. Idem en Chine où se multiplient les protestations ouvrières et paysannes : pour ne pas faire suffoquer les délégations africaines dans la pollution de Pékin, on donne congé à la ville ! Ou bien l'on se résigne à ce que l'équilibre écologique de la planète aille de mal en pis sans que l'on puisse rien y faire sauf à s'en prémunir en confiant notre sécurité -- car il s'agit bien de dérive sécuritaire qui fait le jeu de la droite et de l'extrême droite -- à des gouvernements de sécurité nationale et de guerres préventives ou "humanitaires". Ou bien l'on mise sur une « révolution énergétique » dont on connaît bien et les lignes de force et les technologies émergentes mais que le capitalisme, néolibéral ou réformiste à l'européenne, est incapable d'implanter sauf à la marge tellement il est dominé par le complexe auto-pétrole-bungalow-sécuritaire-militaire et, plus profondément, par l'accumulation du capital aiguillonnée par la loi de la concurrence et dont la vision historique est "Après moi, le déluge".
Ce n'est pas le plan vert des Libéraux québécois, encore moins celui des Conservateurs pour les Calendes grecques, et encore moins celui inexistant du gouvernement étasunien qui annonce ce nécessaire tournant à 180 degrés. On se demande pourquoi le NPD veut faciliter la tâche aux Conservateurs pour ne pas devoir forcer l'opposition, au plus grand soulagement du Bloc et des Libéraux fédéraux, à déclencher des élections sur la base du rejet à la Chambre du plan Conservateur : on rêverait d'une campagne électorale canadienne sur la question de l'écologie. On réalise dramatiquement la soumission de la direction péquiste aux intérêts de l'entreprise privée à qui elle veut remettre le développement éolien : rien d'étonnant qu'elle n'est aucune critique sérieuse du plan Charest dont finalement elle accepte la privatisation partielle du Mont Orford après avoir déchiré sa chemise en public. On enregistre bien la critique sérieuse de la direction de Québec solidaire de ce plan vert mais on se demande pourquoi cette critique ne débouche pas sur des engagements chiffrés, comme elle l'avait promis, dans sa proposition de plate-forme où elle refuse même de s'engager clairement sur la nationalisation de l'éolien derrière la direction de la FTQ et le Conseil national du PQ aiguillonné par le SPQ-libre.
Marc Bonhomme
Révolution énergétique
Les changements climatiques sont aujourd’hui au cœur de la crise écologique. C’est sans doute ce phénomène qui symbolise le mieux l’impasse dans laquelle s’enferme le système capitaliste et productiviste. Phénomène planétaire, qui nécessite donc des réponses à une telle échelle, il agit comme un révélateur de l’ampleur de la crise actuelle, des inégalités et de la responsabilité des pays riches, de leurs industries, de leurs modes de transports ou de leur agriculture. Pas une semaine ne passe sans qu’une nouvelle étude ne vienne confirmer la responsabilité des activités humaines dans le changement climatique en cours. La température actuelle est la plus haute depuis 12 000 ans, elle est juste inférieure de un degré centigrade à la température la plus haute enregistrée depuis un million d’années. Et l’augmentation de la température est prévue entre 1,4 et 5,8 °C pour la fin du siècle.
Cela dit, les prémisses des catastrophes à venir sont déjà là. Le cyclone Katrina, outre le traitement inégalitaire face à la catastrophe qu’il a révélé, a mis en lumière d’une part l’augmentation de l’intensité et de la durée des cyclones, qu’on peut corréler à la hausse de la température de l’Atlantique nord et, d’autre part, la façon dont la destruction des écosystèmes fragilise les protections naturelles contre les ouragans. Les réfugiés climatiques se multiplient : en Polynésie, plusieurs îles sont menacées de disparition du fait des inondations de plus en plus fréquentes. Les déplacements forcés de populations sont estimés à 150 millions d’ici 2050. Déjà, certains Etats (Australie, Etats-Unis, Nouvelle-Zélande...) se préparent à refouler ces réfugiés.
Si le consensus scientifique est à peu près établi quant aux risques à venir, il n’en va pas de même pour les solutions à apporter. Rien d’étonnant quand on observe à quel point le capitalisme, depuis ses origines, repose sur l’usage massif d’énergies fossiles, le charbon d’abord, puis le pétrole. Remettre radicalement en cause cet usage des énergies fossiles, c’est remettre en cause le fonctionnement du capitalisme. C’est pourquoi les mesures négociées au niveau international par la convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (1992), puis par le protocole de Kyoto sont au mieux insuffisantes, au pire perverses. L’engagement a été pris par les signataires de Kyoto, mais pas les Etats-Unis, de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 5,2 % par rapport à 1990. Mais cet engagement est fortement assoupli par les mécanismes de flexibilité qui permettent aux pays les plus émetteurs d’acheter des quotas d’émissions à ceux qui émettent moins que ce à quoi ils ont droit.
La période d’engagement de Kyoto se termine en 2012, les négociations de la conférence de Nairobi, qui débute le 6 novembre, doivent définir les objectifs de réduction des pays industrialisés après 2012. Mais nul de remet en cause les tours de passe-passe néolibéraux qui, plutôt que d’agir vraiment pour limiter les changements climatiques, sont en train de constituer un marché du carbone qui profitera à quelques entreprises. Il y a pourtant des aspects positifs dans le protocole de Kyoto : objectifs de réduction chiffrés, échéances précises, report sur la période suivante en cas d’objectif non atteint, recours limité aux puits de carbone, prise en compte des différences entre pays industrialisés et ceux qui ne le sont pas... Il faut défendre ces objectifs contre toutes les pressions néolibérales, mais, au-delà, il faut opposer une stratégie alternative qui batte en brèche le dogme selon lequel la consommation énergétique doit nécessairement augmenter dans tous les pays.
La réduction massive des émissions doit être la dimension centrale de cette stratégie, en favorisant la sobriété et l’efficacité énergétiques et le remplacement des énergies fossiles par des énergies propres. Cela implique de mettre en place des normes contraignantes sur le bâtiment (un tiers de la consommation d’énergie mondiale), l’industrie (20 % des émissions françaises), l’agriculture (19,5 %) ou les transports. Les solutions technologiques n’y suffiront pas. C’est bien une réorganisation de l’économie, et donc de la société, qu’on doit viser, réorganisation qui satisfasse les besoins sociaux et environnementaux ; d’autant que lancer un plan d’économies d’énergies et de développement des énergies propres créerait des milliers d’emplois. Cela doit s’accompagner d’une modification profonde des rapports Nord-Sud qui permette aux pays pauvres de se développer, ce qui implique un usage massif d’énergies, mais sans reproduire le type de développement qu’ont connu les pays industrialisés, d’où la nécessité d’un transfert de technologies propres.
Les débats sur les moyens de réduire les changements climatiques doivent sortir des sphères confinées des négociations internationales et des rapports entre grandes puissances. Ils doivent devenir l’enjeu de mobilisations sociales. La journée internationale d’actions contre le changement climatique, le 4 novembre, doit être un premier pas vers de tels mouvements. Au delà, cette question doit être au cœur de nos propositions pour une alternative au libéralisme.
Vincent Gay
Source : Rouge, 2 novembre 2006, hebdomadaire de la LCR, France
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08/10/2006 /11:53 /
Le 8 octobre 2006
Les contradictions du capitalisme financier
Il n'est pas facile de comprendre l'évolution des rapports de forces mondiaux du point de vue du capital financier. C'est ce que tente de faire dans le texte attaché Éric Toussaint, dirigeant du Comité d'annulation de la dette du tiers monde (CADTM) qui, à partir de la Belgique, est le fer de lance depuis une quinzaine d'années des campagnes mondiales pour l'annulation de la dette du tiers monde, priorité antinéolibérale des Forums sociaux mondiaux. Il est tout à fait remarquable qu'aucune organisation québécoise, qui pourtant se réclament de l'internationalisme, d'Alternatives à l'AQOCI en passant par les comités internationaux syndicaux n'est jamais repris cette campagne au Québec, pas plus d'ailleurs que les campagnes anti sweat shops émanant des ÉU sauf l'organisation catholique Développement et Paix.
Pour lire le texte complet :
8octobre2006
Les contradictions du capitalisme financier
Il n'est pas facile de comprendre l'évolution des rapports de forces mondiaux du point de vue du capital financier. C'est ce que tente de faire dans le texte attaché Éric Toussaint, dirigeant du Comité d'annulation de la dette du tiers monde (CADTM) qui, à partir de la Belgique, est le fer de lance depuis une quinzaine d'années des campagnes mondiales pour l'annulation de la dette du tiers monde, priorité antinéolibérale des Forums sociaux mondiaux. Il est tout à fait remarquable qu'aucune organisation québécoise, qui pourtant se réclament de l'internationalisme, d'Alternatives à l'AQOCI en passant par les comités internationaux syndicaux n'est jamais repris cette campagne au Québec, pas plus d'ailleurs que les campagnes anti sweat shops émanant des ÉU sauf l'organisation catholique Développement et Paix.
Pour lire le texte complet :
8octobre2006
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10/06/2006 /11:53 /
10 juin 2006
Front populaire
De victoire en victoire vers la défaite
La stratégie des fronts populaires est peut-être le drame stratégique du XXiè siècle… qui a tendance à se prolonger au XXliè. Quand naît un grand mouvement de masse qui a le potentiel de changer l’ordre des choses, les directions politiques et syndicales du moment se dépêchent de proposer une grande alliance avec le secteur dit progressiste du capital. S’ensuit un ajustement programmatique par le bas pour satisfaire le nouvel allié quitte à faire des concessions au mouvement d’en bas, lesquels peuvent momentanément dépasser le programme frontiste, afin d’éviter un débordement par la gauche souvent conduit par la minorité anticapitaliste.
Les fronts populaires classiques espagnols et français de la fin des années 30 ont pavé la voie à la défaite de la révolution espagnole que, si elle avait réussi, aurait sans doute arrêté la montée fasciste, évité bien des barbaries et, qui sais, et ouvert la porte au socialisme démocratique, pardonnez le pléonasme devenu nécessaire à cause de la catastrophe du « socialisme réellement existant ». La tentation des fronts populaires à la moderne reste forte et dominante en France, sous le nom de « gauche plurielle », en opposition à la stratégie de « la gauche de la gauche » qui propose un grand front à la base et au sommet autour d’un programme d’urgence sociale axée sur le plein emploi écologique et la démocratie radicale et participative.
Pour lire le texte complet : 10juin2006
Front populaire
De victoire en victoire vers la défaite
La stratégie des fronts populaires est peut-être le drame stratégique du XXiè siècle… qui a tendance à se prolonger au XXliè. Quand naît un grand mouvement de masse qui a le potentiel de changer l’ordre des choses, les directions politiques et syndicales du moment se dépêchent de proposer une grande alliance avec le secteur dit progressiste du capital. S’ensuit un ajustement programmatique par le bas pour satisfaire le nouvel allié quitte à faire des concessions au mouvement d’en bas, lesquels peuvent momentanément dépasser le programme frontiste, afin d’éviter un débordement par la gauche souvent conduit par la minorité anticapitaliste.
Les fronts populaires classiques espagnols et français de la fin des années 30 ont pavé la voie à la défaite de la révolution espagnole que, si elle avait réussi, aurait sans doute arrêté la montée fasciste, évité bien des barbaries et, qui sais, et ouvert la porte au socialisme démocratique, pardonnez le pléonasme devenu nécessaire à cause de la catastrophe du « socialisme réellement existant ». La tentation des fronts populaires à la moderne reste forte et dominante en France, sous le nom de « gauche plurielle », en opposition à la stratégie de « la gauche de la gauche » qui propose un grand front à la base et au sommet autour d’un programme d’urgence sociale axée sur le plein emploi écologique et la démocratie radicale et participative.
Pour lire le texte complet : 10juin2006
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28/05/2006 /11:53 /
28 mai 2006
Les certificats de sécurité
Il n'y a rien de plus injuste, et aussi rien de plus absurde comme Franz Kafka l'a montré dans son oeuvre maîtresse Le Procès, que d'être sanctionné pour une faute dont on ne connaît pas la teneur, qu'on refuse de nous révéler et contre laquelle donc on ne peut pas se défendre sans empêcher la suspicion de culpabilité. À la limite, cela peut être même pire qu'une fausse condamnation car celle-ci relève soit de l'erreur judiciaire dont la victime est clairement innocente même si elle en souffre, parfois il est vrai jusqu'à en mourir, soit du règlement de compte politique dont la victime se sait manifestement innocente même si elle ne peut éviter l'opprobre sociale.
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28mai2006
Les certificats de sécurité
Il n'y a rien de plus injuste, et aussi rien de plus absurde comme Franz Kafka l'a montré dans son oeuvre maîtresse Le Procès, que d'être sanctionné pour une faute dont on ne connaît pas la teneur, qu'on refuse de nous révéler et contre laquelle donc on ne peut pas se défendre sans empêcher la suspicion de culpabilité. À la limite, cela peut être même pire qu'une fausse condamnation car celle-ci relève soit de l'erreur judiciaire dont la victime est clairement innocente même si elle en souffre, parfois il est vrai jusqu'à en mourir, soit du règlement de compte politique dont la victime se sait manifestement innocente même si elle ne peut éviter l'opprobre sociale.
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28mai2006
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21/05/2006 /11:53 /
21 mai 2006
Débat sur la politique extérieure et militaire canadienne
Les questions dites d'affaires étrangères n'ont rarement été tant débatues au Canada que ces derniers temps (Voir l'article d'Hélène Buzzetti, Le Devoir, 20 mai 2006, page B3). Et c'est tant mieux dans un monde où les détertminants sociaux-économiques sont plus que jamais mondiaux. Le gouvernement Conservateur commence à monter ses vrais couleurs nettement pro impérialisme étasunien. Il faudrait laisser la solution de l'effet de serre au "libre marché" des transnationales et aux miracles technologiques du "Partenariat Asie-Pacifique". Conservateurs fédéraux comme Libéraux québécois ont accepté dans l'enthousiasme que le Canada et le Québec en reviennent à une stratégie de développement économique basé sur développement des ressources naturelles, particulièrement énergétiques, pour le marché étasunien.
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21mai2006
Débat sur la politique extérieure et militaire canadienne
Les questions dites d'affaires étrangères n'ont rarement été tant débatues au Canada que ces derniers temps (Voir l'article d'Hélène Buzzetti, Le Devoir, 20 mai 2006, page B3). Et c'est tant mieux dans un monde où les détertminants sociaux-économiques sont plus que jamais mondiaux. Le gouvernement Conservateur commence à monter ses vrais couleurs nettement pro impérialisme étasunien. Il faudrait laisser la solution de l'effet de serre au "libre marché" des transnationales et aux miracles technologiques du "Partenariat Asie-Pacifique". Conservateurs fédéraux comme Libéraux québécois ont accepté dans l'enthousiasme que le Canada et le Québec en reviennent à une stratégie de développement économique basé sur développement des ressources naturelles, particulièrement énergétiques, pour le marché étasunien.
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21mai2006
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12/05/2006 /11:58 /
12 mai 2006
La mondialisation des syndicats
On est bien au fait de la mondialisation des transnationales, de l'encadrement de ce marché mondial par les institutions de Bretton Wood (OMC, FMI, BM), de son directoire politique par le G7 et le Conseil de sécirité de l'ONU et, last but not least, de sa sécurisation par l'armée étasunienne et celles de l'OTAN. En face, la mondialisation des résistances n'en est qu'à ces premiers balbutiements. Elle est surtout visible par les Forum sociaux mondiaux à la Porto Alegre maintenant disséminés aussi en Afrique, en Asie et en Europe mais non en Amérique du Nord où même le modeste Forum social québécois a dû être annulé faute de soutien. Mais même mondialement, sa capacité mobilisatrice s'est essouflée depuis les grandes manifestations anti-guerre du 15 septembre 2003 qui avait rassemblé 15 millions de personnes à travers le monde, une première mondiale qui annonce le nouvel internationalisme du XXIiè siècle.
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12mai2006
La mondialisation des syndicats
On est bien au fait de la mondialisation des transnationales, de l'encadrement de ce marché mondial par les institutions de Bretton Wood (OMC, FMI, BM), de son directoire politique par le G7 et le Conseil de sécirité de l'ONU et, last but not least, de sa sécurisation par l'armée étasunienne et celles de l'OTAN. En face, la mondialisation des résistances n'en est qu'à ces premiers balbutiements. Elle est surtout visible par les Forum sociaux mondiaux à la Porto Alegre maintenant disséminés aussi en Afrique, en Asie et en Europe mais non en Amérique du Nord où même le modeste Forum social québécois a dû être annulé faute de soutien. Mais même mondialement, sa capacité mobilisatrice s'est essouflée depuis les grandes manifestations anti-guerre du 15 septembre 2003 qui avait rassemblé 15 millions de personnes à travers le monde, une première mondiale qui annonce le nouvel internationalisme du XXIiè siècle.
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12mai2006
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29/04/2006 /04:14 /
29 avril 2006
Le Guantanamo canadien pour « certificats de sécurité »
L'arbitraire répressif et la suspicion sécuritaire, si on laisse faire, parce qu'on est las, parce qu'il n'y a pas de chance à prendre dans la lutte contre le terrorisme, parce que ces gens ont sans doute quelque chose à se reprocher, parce leurs origines arabo-musulmanes les rendent suspects, parce que... s'étendra pas à pas à toute la société en commençant par les militants et militantes. Puis on dira : "Si on avait su".
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29avril2006
Le Guantanamo canadien pour « certificats de sécurité »
L'arbitraire répressif et la suspicion sécuritaire, si on laisse faire, parce qu'on est las, parce qu'il n'y a pas de chance à prendre dans la lutte contre le terrorisme, parce que ces gens ont sans doute quelque chose à se reprocher, parce leurs origines arabo-musulmanes les rendent suspects, parce que... s'étendra pas à pas à toute la société en commençant par les militants et militantes. Puis on dira : "Si on avait su".
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29avril2006
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09/04/2006 /04:14 /
9 avril 2006
Le Canada en Afghanistan
Conscient de sa situation minoritaire, le gouvernement Conservateur a accepté un débat à la Chambre des communes... sans vote. Ce sera l'occasion pour tous les partis de proclamer leur patriotisme avec quelques réserves. Cependant, aucun ne réclamera le retrait des troupes canadiennes et autres de l'Afghanistan. Encore une fois, il faudra que ça se fasse dans la rue.
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9 avril 2006
Le Canada en Afghanistan
Conscient de sa situation minoritaire, le gouvernement Conservateur a accepté un débat à la Chambre des communes... sans vote. Ce sera l'occasion pour tous les partis de proclamer leur patriotisme avec quelques réserves. Cependant, aucun ne réclamera le retrait des troupes canadiennes et autres de l'Afghanistan. Encore une fois, il faudra que ça se fasse dans la rue.
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9 avril 2006
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24/03/2006 /04:14 /
24 mars 2006
Manifestations contre la guerre en Irak
Le troisième anniversaire du déclenchement de l'invasion de l'Iraq a donné lieu à plusieurs centaines de manifestations simultanées à travers le monde dont celle d'Ottawa (300 à 400 personnes). À signaler plusieurs manifestations en Asie du Pacifique. Cette capacité d'organiser mondialement et simultanément sur une thématique commune ("Armées impérialistes hors de l'Iraq") des mobilisations est une innovation majeure du nouvel internationalisme du XXIiè siècle. Contre la mondialisation impérialiste, néolibérale et guerrière, ce début de mobilisation mondiale coordonnée et initiée dans le cadre des Forum sociaux mondiaux ouvre la porte à une stratégie anticapitaliste mondiale.
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24 mars 2006
Manifestations contre la guerre en Irak
Le troisième anniversaire du déclenchement de l'invasion de l'Iraq a donné lieu à plusieurs centaines de manifestations simultanées à travers le monde dont celle d'Ottawa (300 à 400 personnes). À signaler plusieurs manifestations en Asie du Pacifique. Cette capacité d'organiser mondialement et simultanément sur une thématique commune ("Armées impérialistes hors de l'Iraq") des mobilisations est une innovation majeure du nouvel internationalisme du XXIiè siècle. Contre la mondialisation impérialiste, néolibérale et guerrière, ce début de mobilisation mondiale coordonnée et initiée dans le cadre des Forum sociaux mondiaux ouvre la porte à une stratégie anticapitaliste mondiale.
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24 mars 2006
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18/02/2006 /04:14 /
18 février 2006
L’affaire des caricatures
L'affaire des caricatures est la goutte qui a fait déborder le vase. Parce que le vase des peuples du Moyen-Orient et des communautés arabo-musulmanes dans les pays impérialistes est plein. Imaginez-vous un instant dans la peau d'un Palestinien, pire d'une Palestinienne confinée dans une prison appelée bande de Gaza ou Cisjordanie ou dans les ghettos de l'exil. Ou bien un Iraquien ou une Iraquienne aux prise avec la déliquescence économique assaisonnée de terreur quotidienne à la sauce piquante d'une humiliante occupation.
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18 février 2006
L’affaire des caricatures
L'affaire des caricatures est la goutte qui a fait déborder le vase. Parce que le vase des peuples du Moyen-Orient et des communautés arabo-musulmanes dans les pays impérialistes est plein. Imaginez-vous un instant dans la peau d'un Palestinien, pire d'une Palestinienne confinée dans une prison appelée bande de Gaza ou Cisjordanie ou dans les ghettos de l'exil. Ou bien un Iraquien ou une Iraquienne aux prise avec la déliquescence économique assaisonnée de terreur quotidienne à la sauce piquante d'une humiliante occupation.
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18 février 2006
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03/02/2006 /08:15 /
3 février 2006
Après la victoire du Hamas
La victoire électorale du Hamas en Palestine et le bras de fer entre les grandes puissances nucléaires et l'Iran à direction intégriste amènent de l'eau au moulin à l'idéologie impérialiste de sa prétendue lutte pour la démocratie et même pour la civilisation. En Occident, les grands médias se mettent de la partie en caricaturant la religion musulmane alors que l'on connaît très bien l'état de discrimination, d'humiliation et de répression dont y sont victimes les communautés arabo-musulmanes. Puis, hypocritement, on se drape de l'étendard de la liberté de presse. On ne savait pas que la monopolisation sans cesse croissante des grands médias générait la liberté de presse. Toujours ce bon vieux truc des dominants de coincer les opprimés au nom des grands principes que le capitalisme néolibéral réduit à des... caricatures.
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3 fevrier 2006
Après la victoire du Hamas
La victoire électorale du Hamas en Palestine et le bras de fer entre les grandes puissances nucléaires et l'Iran à direction intégriste amènent de l'eau au moulin à l'idéologie impérialiste de sa prétendue lutte pour la démocratie et même pour la civilisation. En Occident, les grands médias se mettent de la partie en caricaturant la religion musulmane alors que l'on connaît très bien l'état de discrimination, d'humiliation et de répression dont y sont victimes les communautés arabo-musulmanes. Puis, hypocritement, on se drape de l'étendard de la liberté de presse. On ne savait pas que la monopolisation sans cesse croissante des grands médias générait la liberté de presse. Toujours ce bon vieux truc des dominants de coincer les opprimés au nom des grands principes que le capitalisme néolibéral réduit à des... caricatures.
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3 fevrier 2006
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09/01/2006 /08:16 /
9 janvier 2006
Grève du transport en commun à New York
Avant Noël, le transport public de New-York était paralysé par une grève illégale durant trois jours. Sous les pressions de toutes parts, dont la direction de la centrale syndicale à laquelle appartenait le syndicat en grève, malgré la sympathie du public, les résultats immédiats ont été mitigés. Reste qu'ils ont osé comme avant eux et elles les enseignantes et enseignants de la la Colombie britannique l'avaient fait dans des circonstances très similaires. Ces courageux geste de défi gardent allumée la flamme de l'espoir. Par contre, la capitulation des centrales syndicales québécoises devant la loi spéciale, si elle se confirme, est source de désespoir et donc prépare le terrain à une offensive de privatisation en commençant par le secteur de la santé.
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9 janvier 2006
Grève du transport en commun à New York
Avant Noël, le transport public de New-York était paralysé par une grève illégale durant trois jours. Sous les pressions de toutes parts, dont la direction de la centrale syndicale à laquelle appartenait le syndicat en grève, malgré la sympathie du public, les résultats immédiats ont été mitigés. Reste qu'ils ont osé comme avant eux et elles les enseignantes et enseignants de la la Colombie britannique l'avaient fait dans des circonstances très similaires. Ces courageux geste de défi gardent allumée la flamme de l'espoir. Par contre, la capitulation des centrales syndicales québécoises devant la loi spéciale, si elle se confirme, est source de désespoir et donc prépare le terrain à une offensive de privatisation en commençant par le secteur de la santé.
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9 janvier 2006
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19/12/2005 /08:16 /
19 décembre 2005
Boycott des vins israéliens
Ces derniers jours, un bon nombre d'événements québécois et mondiaux ont modifié le paysage socio-politique.
On ne reviendra pas sur la défaite crève-cœur du mouvement syndical québécois due à l'intransigeance d'un gouvernement ultra-néolibéral soutenu par une opposition officielle fondamentalement en accord avec lui mais n'hésitant pas pour autant à se faire du capital politique à bon marché. On n'oubliera pas non plus l'ineptie stratégique de directions syndicales capitulardes malgré une base syndicale prête à en découdre au moins jusqu'au printemps dernier et même jusqu'à cet automne dans le cas des syndicats des employés généraux de la santé, directions syndicales soutenues par le silence opportuniste d'une gauche politique électoraliste qui recherche leur appui pour les prochaines élections. Le peuple québécois n'a pas fini d'en payer le prix : l'offensive privatisation/PPP va se déployer dans toute son écœurante splendeur dans le sillage de la loi 134, voté à l'ombre de la "loi spéciale", loi 134 qui ouvre la porte à la privatisation des services municipaux -- l'échevin gatinois Côté l'a vite compris -- et dans le sillage du jugement Chaoulli de la Cour Suprême qui ouvre la porte à la privatisation non seulement des services auxiliaires dans la santé (cafétéria, entretien, buanderie) mais des services médicaux proprement dits.
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19 decembre 2005
Boycott des vins israéliens
Ces derniers jours, un bon nombre d'événements québécois et mondiaux ont modifié le paysage socio-politique.
On ne reviendra pas sur la défaite crève-cœur du mouvement syndical québécois due à l'intransigeance d'un gouvernement ultra-néolibéral soutenu par une opposition officielle fondamentalement en accord avec lui mais n'hésitant pas pour autant à se faire du capital politique à bon marché. On n'oubliera pas non plus l'ineptie stratégique de directions syndicales capitulardes malgré une base syndicale prête à en découdre au moins jusqu'au printemps dernier et même jusqu'à cet automne dans le cas des syndicats des employés généraux de la santé, directions syndicales soutenues par le silence opportuniste d'une gauche politique électoraliste qui recherche leur appui pour les prochaines élections. Le peuple québécois n'a pas fini d'en payer le prix : l'offensive privatisation/PPP va se déployer dans toute son écœurante splendeur dans le sillage de la loi 134, voté à l'ombre de la "loi spéciale", loi 134 qui ouvre la porte à la privatisation des services municipaux -- l'échevin gatinois Côté l'a vite compris -- et dans le sillage du jugement Chaoulli de la Cour Suprême qui ouvre la porte à la privatisation non seulement des services auxiliaires dans la santé (cafétéria, entretien, buanderie) mais des services médicaux proprement dits.
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19 decembre 2005
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09/12/2005 /08:16 /
9 décembre 2005
La répression syndicale du gouvernement Charest
Comme en 2003, comme en 2004, le gouvernement Libéral du Québec met à profit le temps des Fêtes pour porter du durs coups au mouvements ouvrier et populaire. Cette fois-ci, ces cibles sont les CPE et surtout, l'ensemble du secteur public. La loi 124, modifiant le régime des CPE, est à peine retouchée. Une loi spéciale menace le secteur public. L'intransigeance gouvernementale vise à préparer le terrain à la privatisation style PPP par le détachement des garderies familiales des CPE, la détérioration de leur encadrement, le gel sur deux ans des salaires des employés de l'État suivi de hausses à peine égales au coût de la vie incluant l'équité salariale, ce qui ne peut que créer un régime salarial privatisable et un climat de démoralisation propice aux démissions vers un éventuel secteur privé en développement.
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9 decembre 2005
La répression syndicale du gouvernement Charest
Comme en 2003, comme en 2004, le gouvernement Libéral du Québec met à profit le temps des Fêtes pour porter du durs coups au mouvements ouvrier et populaire. Cette fois-ci, ces cibles sont les CPE et surtout, l'ensemble du secteur public. La loi 124, modifiant le régime des CPE, est à peine retouchée. Une loi spéciale menace le secteur public. L'intransigeance gouvernementale vise à préparer le terrain à la privatisation style PPP par le détachement des garderies familiales des CPE, la détérioration de leur encadrement, le gel sur deux ans des salaires des employés de l'État suivi de hausses à peine égales au coût de la vie incluant l'équité salariale, ce qui ne peut que créer un régime salarial privatisable et un climat de démoralisation propice aux démissions vers un éventuel secteur privé en développement.
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9 decembre 2005
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04/12/2005 /08:26 /
4 décembre 2005
Les Démocrates sont-ils contre la guerre ?
La présidence étasunienne est en difficulté au point que même certains élus démocrates et républicains la contestent ouvertement. L'enlisement irakien et le quasi abandon de la Nouvelle-Orléans ont finalement fait tourner les sondages. Faut-il, cependant, se fier sur l'opposition officielle, les Démocrates, pour faire tourner les politiques guerrières et racistes ? On ne fera jamais l'économie d'objectifs claires et de mots d'ordre précis portés par une organisation qui compte d'abord sur la mobilisation.
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4 decembre 2005
Les Démocrates sont-ils contre la guerre ?
La présidence étasunienne est en difficulté au point que même certains élus démocrates et républicains la contestent ouvertement. L'enlisement irakien et le quasi abandon de la Nouvelle-Orléans ont finalement fait tourner les sondages. Faut-il, cependant, se fier sur l'opposition officielle, les Démocrates, pour faire tourner les politiques guerrières et racistes ? On ne fera jamais l'économie d'objectifs claires et de mots d'ordre précis portés par une organisation qui compte d'abord sur la mobilisation.
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4 decembre 2005
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27/11/2005 /08:26 /
27 novembre 2005
Crise politique en Israël
Les grands médias suivent de près la politique israélienne vis-à-vis la Palestine mais très peu l'évolution de la situation socio-économique d'Israël... qui connaît un taux élevé d chômage (plus de 10%) et une dure politique néolibérale "d'assainissement" des dépenses publiques aux dépends évidemment du social puisque le militaire est incompressible. C'est cette zone d'ombre qui surgit avec l'élection inattendue du nouveau dirigeant du Parti travailliste dont le premier acte a été de se retirer de la coalition au pouvoir.
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27 novembre 2005
Crise politique en Israël
Les grands médias suivent de près la politique israélienne vis-à-vis la Palestine mais très peu l'évolution de la situation socio-économique d'Israël... qui connaît un taux élevé d chômage (plus de 10%) et une dure politique néolibérale "d'assainissement" des dépenses publiques aux dépends évidemment du social puisque le militaire est incompressible. C'est cette zone d'ombre qui surgit avec l'élection inattendue du nouveau dirigeant du Parti travailliste dont le premier acte a été de se retirer de la coalition au pouvoir.
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27 novembre 2005
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15/11/2005 /08:26 /
15 novembre 2005
La droite française vire à droite !
Pendant qu'avec son nouveau chef, le PQ se campe carrément à droite, le gouvernement français, déjà bien à droite, va brouter dans les plate-bande de l'extrême-droite en instaurant un régime d'exception tout en emprisonnant José Bové. Est-ce que cette dérive d'un gouvernement dit démocratique d'un pays du G-7 est un présage de d'autres dérives sécuritaires ? Pour l'empêcher chez nous il faudra bien autre chose qu'un nouveau grand parti de centre-gauche que la France a depuis longtemps. Car sans ample mobilisation pour un programme d'urgence sociale, il n'y aura pas de virage à gauche.
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15 novembre 2005
La droite française vire à droite !
Pendant qu'avec son nouveau chef, le PQ se campe carrément à droite, le gouvernement français, déjà bien à droite, va brouter dans les plate-bande de l'extrême-droite en instaurant un régime d'exception tout en emprisonnant José Bové. Est-ce que cette dérive d'un gouvernement dit démocratique d'un pays du G-7 est un présage de d'autres dérives sécuritaires ? Pour l'empêcher chez nous il faudra bien autre chose qu'un nouveau grand parti de centre-gauche que la France a depuis longtemps. Car sans ample mobilisation pour un programme d'urgence sociale, il n'y aura pas de virage à gauche.
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15 novembre 2005
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11/11/2005 /08:30 /
11 novembre 2005
Solidarité avec Haïti
Les péripéties sans conséquence autour du déclenchement des élections fédérales, les énièmes redites sur le scandale des commandites, ou bien les frasques passées d'André Boisclair se substituant à un vide de grandes idées occupent la une des grands médias. Passent en second les grands enjeux de société. On pense à l'affrontement du gouvernement du Québec avec un Front commun qui paraît de nouveau s'effriter après le bienvenu 'non' des enseignantEs de la CSQ contre les concessions réclamées et alors que débute une nouvelle ronde d'essouflantes grèves tournantes au lieu d'y aller carrément pour une grève générale qui est plus que mûre après plus de deux ans de la fin de la convention collective et malgré une totale intransigeance gouvernementale.
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11 novembre 2005
Solidarité avec Haïti
Les péripéties sans conséquence autour du déclenchement des élections fédérales, les énièmes redites sur le scandale des commandites, ou bien les frasques passées d'André Boisclair se substituant à un vide de grandes idées occupent la une des grands médias. Passent en second les grands enjeux de société. On pense à l'affrontement du gouvernement du Québec avec un Front commun qui paraît de nouveau s'effriter après le bienvenu 'non' des enseignantEs de la CSQ contre les concessions réclamées et alors que débute une nouvelle ronde d'essouflantes grèves tournantes au lieu d'y aller carrément pour une grève générale qui est plus que mûre après plus de deux ans de la fin de la convention collective et malgré une totale intransigeance gouvernementale.
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11 novembre 2005
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06/11/2005 /08:30 /
6 novembre 2005
La ZLÉA doit être enterrée pour toujours !
Vient de se terminer le Sommet des Amériques de Mar del Plata en Argentine, sommet qui faisait suite à celui de Québec en avril 2001. Celui de Québec fut marqué par l'offensive de la ZLÉA qui devait être instauré pour janvier 2005, ce à quoi le Sommet des peuples avait répondu par le mot d'ordre de "Non à la ZLÉA". Quatre ans et quelques mois plus tard, les ÉU et ses alliés les plus immédiats, le Canada et le Mexique, ses partenaires de l'ALÉNA, ont connu un échec face au refus des trois grands pays de l'Amérique du Sud, Brésil, Argentine et Vénézuela, le seul pays à Québec qui avait alors tenu tête aux ÉU.
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6 novembre 2005
La ZLÉA doit être enterrée pour toujours !
Vient de se terminer le Sommet des Amériques de Mar del Plata en Argentine, sommet qui faisait suite à celui de Québec en avril 2001. Celui de Québec fut marqué par l'offensive de la ZLÉA qui devait être instauré pour janvier 2005, ce à quoi le Sommet des peuples avait répondu par le mot d'ordre de "Non à la ZLÉA". Quatre ans et quelques mois plus tard, les ÉU et ses alliés les plus immédiats, le Canada et le Mexique, ses partenaires de l'ALÉNA, ont connu un échec face au refus des trois grands pays de l'Amérique du Sud, Brésil, Argentine et Vénézuela, le seul pays à Québec qui avait alors tenu tête aux ÉU.
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6 novembre 2005
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29/10/2005 /08:30 /
29 octobre 2005
Marche mondiale des femmes
La Vie en rose vient de publier un numéro spécial qui fait un tabac tant et si bien qu'il faudra en réimprimer. Ce numéro à succès arrive en même temps que l'aboutissement du tour du monde de la de la Charte mondiale des femmes pour l’humanité au Burkina Faso. De toute évidence, ce double succès témoigne d'une profonde aspiration à se libérer d'une société où néolibéralisme se conjugue avec patriarcat.
Pour lire le texte complet : 29 octobre 2005
Marche mondiale des femmes
La Vie en rose vient de publier un numéro spécial qui fait un tabac tant et si bien qu'il faudra en réimprimer. Ce numéro à succès arrive en même temps que l'aboutissement du tour du monde de la de la Charte mondiale des femmes pour l’humanité au Burkina Faso. De toute évidence, ce double succès témoigne d'une profonde aspiration à se libérer d'une société où néolibéralisme se conjugue avec patriarcat.
Pour lire le texte complet : 29 octobre 2005
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26/10/2005 /08:30 /
26 octobre 2005
Grève « illégale » d’immigrantes en Alberta
Vous avez sans doute su que la grève "illégale" des enseignants et enseignantes de la Colombie britannique s'est terminé par un échec à quelques prix de consolation près. Pour casser la détermination du gouvernement Libéral de C.B., il aurait fallu une escalade rapide vers une grève générale, ce qui était tout à fait possible étant donné l'appui majoritaire de la population de la C.B. non seulement aux revendications des enseignants et enseignantes mais aussi à leur grève. Poussées par leur base, les directions syndicales ont bien organisé des grèves de 24 heures de solidarité, régionales et sectorielles -- mais jamais dans la région cruciale de Vancouver. L'étau des sanctions judiciaires se resserrant sans cesse sur une grève qui durait depuis deux semaines tandis que le gouvernement tendait des perches "conciliatrices" aux directions syndicales, celles-ci y trouvé le prétexte pour céder en commençant par la direction de la Fédération du travail.
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26 octobre 2005
Grève « illégale » d’immigrantes en Alberta
Vous avez sans doute su que la grève "illégale" des enseignants et enseignantes de la Colombie britannique s'est terminé par un échec à quelques prix de consolation près. Pour casser la détermination du gouvernement Libéral de C.B., il aurait fallu une escalade rapide vers une grève générale, ce qui était tout à fait possible étant donné l'appui majoritaire de la population de la C.B. non seulement aux revendications des enseignants et enseignantes mais aussi à leur grève. Poussées par leur base, les directions syndicales ont bien organisé des grèves de 24 heures de solidarité, régionales et sectorielles -- mais jamais dans la région cruciale de Vancouver. L'étau des sanctions judiciaires se resserrant sans cesse sur une grève qui durait depuis deux semaines tandis que le gouvernement tendait des perches "conciliatrices" aux directions syndicales, celles-ci y trouvé le prétexte pour céder en commençant par la direction de la Fédération du travail.
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26 octobre 2005
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04/10/2005 /09:17 /
4 octobre 2005
L’ONG Alternatives mise à nue
Enfin, l'inféodation d'Alternatives au gouvernement canadien commence à être reconnu. Sa position sur la question haïtienne sert de révélateur (voir ci-bas). Je dénonce Alternatives depuis des années comme étant à la solde du gouvernement canadien tant en termes de politique intérieure qu'extérieure. Au Québec, Alternatives a été le fer de lance du fédéralisme pour dévoyer la gauche en servant de pôle fédéraliste "internationaliste" de sorte à empêcher la construction d'un parti de gauche indépendantiste et internationaliste. La construction de l'UFP a signé son échec malgré la confusion de la direction de celle-ci à propos d'Alternatives. Sur le plan extérieur, Alternatives, grâce à d'importants budgets d'aide au développement, a construit un immense réseau de contacts au sein des mouvements progressistes et de gauche dans le monde. Pense-t-on qu'elle ne partage pas ses connaissances et analyses avec le gouvernement canadien ?
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4 octobre 2005
L’ONG Alternatives mise à nue
Enfin, l'inféodation d'Alternatives au gouvernement canadien commence à être reconnu. Sa position sur la question haïtienne sert de révélateur (voir ci-bas). Je dénonce Alternatives depuis des années comme étant à la solde du gouvernement canadien tant en termes de politique intérieure qu'extérieure. Au Québec, Alternatives a été le fer de lance du fédéralisme pour dévoyer la gauche en servant de pôle fédéraliste "internationaliste" de sorte à empêcher la construction d'un parti de gauche indépendantiste et internationaliste. La construction de l'UFP a signé son échec malgré la confusion de la direction de celle-ci à propos d'Alternatives. Sur le plan extérieur, Alternatives, grâce à d'importants budgets d'aide au développement, a construit un immense réseau de contacts au sein des mouvements progressistes et de gauche dans le monde. Pense-t-on qu'elle ne partage pas ses connaissances et analyses avec le gouvernement canadien ?
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4 octobre 2005
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27/09/2005 /09:17 /
27 septembre 2005
La flambée des prix de l’essence à la pompe
À l'occasion de la reprise des travaux de la Chambre des Communes, le sujet le plus chaud à l'ordre du jour fut la question des prix du pétrole malgré la distraction de l'inauguration de la nouvelle gouverneure-générale. Chacun y est allé de sa solution. Selon Le Devoir d'aujourd'hui, le parti Libéral parle vaguement "de la possibilité d'émettre un chèque pour aider les familles à faible revenu à payer leur chauffage", le Bloc "de créer l'Office de surveillance des pétrolières" pendant que "[l]es conservateurs veulent quant à eux une réduction de la taxe fédérale sur l'essence, alors que le NPD souhaite que l'accent soit mis sur des mesures qui encouragent l'efficacité énergétique au pays, comme une meilleure isolation des maisons."
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27 septembre 2005
La flambée des prix de l’essence à la pompe
À l'occasion de la reprise des travaux de la Chambre des Communes, le sujet le plus chaud à l'ordre du jour fut la question des prix du pétrole malgré la distraction de l'inauguration de la nouvelle gouverneure-générale. Chacun y est allé de sa solution. Selon Le Devoir d'aujourd'hui, le parti Libéral parle vaguement "de la possibilité d'émettre un chèque pour aider les familles à faible revenu à payer leur chauffage", le Bloc "de créer l'Office de surveillance des pétrolières" pendant que "[l]es conservateurs veulent quant à eux une réduction de la taxe fédérale sur l'essence, alors que le NPD souhaite que l'accent soit mis sur des mesures qui encouragent l'efficacité énergétique au pays, comme une meilleure isolation des maisons."
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27 septembre 2005
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20/09/2005 /09:17 /
20 septembre 2005
Cessez l’occupation de l’Irak, de l’Afghanistan et d’Haïti
Aux États-Unis, le mouvement anti-guerre connaît un nouvel élan depuis qu'au début août Cindy Sheehan, la mère d'un soldat étasunien tué en Iraq, a assiégé la résidence d'été au Texas du président étasunien. Après quelques semaines de siège, la caravane de Cindy Sheenan a quitté leTexas pour parcourir les ÉU afin de mobiliser pour les manifestations anti-guerre/occupation de l'Iraq/Afghanistan/Palestine appelées conjointement par les deux grandes coalitions United for Pace and Jstice et ANSWER.
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20 septembre 2005
Cessez l’occupation de l’Irak, de l’Afghanistan et d’Haïti
Aux États-Unis, le mouvement anti-guerre connaît un nouvel élan depuis qu'au début août Cindy Sheehan, la mère d'un soldat étasunien tué en Iraq, a assiégé la résidence d'été au Texas du président étasunien. Après quelques semaines de siège, la caravane de Cindy Sheenan a quitté leTexas pour parcourir les ÉU afin de mobiliser pour les manifestations anti-guerre/occupation de l'Iraq/Afghanistan/Palestine appelées conjointement par les deux grandes coalitions United for Pace and Jstice et ANSWER.
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20 septembre 2005
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16/09/2005 /09:17 /
16 septembre 2005
Qu’est-ce que l’AGCS ?
La volonté du gouvernement québécois de privatiser plusieurs services publics sur le mode PPP n'est pas une lubie québécoise ni même canadienne mais un projet mondial du capital néolibéral que celui-ci tentera de concrétiser lors de la conférence ministérielle de Hong Kong (13-18 décembre). Ce projet trop méconnu s'appelle l'AGCS. Loin d'être une abstraction, il explique en dernière analyse l'intransigeance gouvernementale face aux syndicats du secteur public car on ne peut pas privatiser les secteurs publics tout en les renforçant. Il faut au contraire, tel un bombardement avant l'assaut, les ramolir par des coupures de services, dont le précédent gouvernement péquiste s'est chargé de l'essentiel, de sorte à amener la population à les détester, et par le gel salarial, objet essentiel du présent conflit, de sorte à affaiblir les syndicats pour les rendre incapables de résister aux PPP. C'est donc dire l'importance stratégique de l'affrontement en cours.
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16 septembre 2005
Qu’est-ce que l’AGCS ?
La volonté du gouvernement québécois de privatiser plusieurs services publics sur le mode PPP n'est pas une lubie québécoise ni même canadienne mais un projet mondial du capital néolibéral que celui-ci tentera de concrétiser lors de la conférence ministérielle de Hong Kong (13-18 décembre). Ce projet trop méconnu s'appelle l'AGCS. Loin d'être une abstraction, il explique en dernière analyse l'intransigeance gouvernementale face aux syndicats du secteur public car on ne peut pas privatiser les secteurs publics tout en les renforçant. Il faut au contraire, tel un bombardement avant l'assaut, les ramolir par des coupures de services, dont le précédent gouvernement péquiste s'est chargé de l'essentiel, de sorte à amener la population à les détester, et par le gel salarial, objet essentiel du présent conflit, de sorte à affaiblir les syndicats pour les rendre incapables de résister aux PPP. C'est donc dire l'importance stratégique de l'affrontement en cours.
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16 septembre 2005
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09/09/2005 /09:23 /
9 septembre 2005
De l’ouragan Katarina à l’ONU
Qui n'est pas estomaqué par les causes et conséquences sociales/environnementales de Katarina :
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9 septembre 2005
De l’ouragan Katarina à l’ONU
Qui n'est pas estomaqué par les causes et conséquences sociales/environnementales de Katarina :
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9 septembre 2005
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03/06/2005 /09:24 /
3 juin 2005
Victoire du "Non", déroute du néolibéralisme
La double victoire du non, français et néerlandais, à la néolibérale Constitution européenne plonge déjà l'Union européenne dans la crise politique elle qui baigne déjà dans la stagnation économique. Il est remarquable comment les reportages et analyses de nos médias donnent l'impression que ce rejet est surtout un rejet de droite pour ne pas dire xénophobe. Pourquoi discréditer la victoire du non ainsi ? Serait-ce que les classes dirigeantes du Québec craignent ce tournant de gauche qui se prépare peut-être en Europe et qui pourrait donner des idées au peuple travailleur québécois alors que se prépare ici un automne chaud?
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3 juin 2005
Victoire du "Non", déroute du néolibéralisme
La double victoire du non, français et néerlandais, à la néolibérale Constitution européenne plonge déjà l'Union européenne dans la crise politique elle qui baigne déjà dans la stagnation économique. Il est remarquable comment les reportages et analyses de nos médias donnent l'impression que ce rejet est surtout un rejet de droite pour ne pas dire xénophobe. Pourquoi discréditer la victoire du non ainsi ? Serait-ce que les classes dirigeantes du Québec craignent ce tournant de gauche qui se prépare peut-être en Europe et qui pourrait donner des idées au peuple travailleur québécois alors que se prépare ici un automne chaud?
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3 juin 2005
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23/05/2005 /09:27 /
23 mai 2005
Albert Einstein
Science et technologie sont souvent récupérées par la droite qui en fait des panacées qui seraient capables par eux-mêmes de régler tous les problèmes sociaux. On pense jadis à toutes les vertus prêtées à la révolution verte et celles, aujourd'hui, prêtées aux OGM. Il ne s'agit pas pur autant de nier le progrès scientifique et technique mais de poser sa finalité et son contrôle. Rappelons-nous que le plus grand scientifique du XXiè siècle, dont on célèbre cette année le centenaire des découvertes majeures et le cinquantième anniversaire de sa mort, était un socialiste.
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23 mai 2005
Albert Einstein
Science et technologie sont souvent récupérées par la droite qui en fait des panacées qui seraient capables par eux-mêmes de régler tous les problèmes sociaux. On pense jadis à toutes les vertus prêtées à la révolution verte et celles, aujourd'hui, prêtées aux OGM. Il ne s'agit pas pur autant de nier le progrès scientifique et technique mais de poser sa finalité et son contrôle. Rappelons-nous que le plus grand scientifique du XXiè siècle, dont on célèbre cette année le centenaire des découvertes majeures et le cinquantième anniversaire de sa mort, était un socialiste.
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23 mai 2005
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04/04/2005 /09:27 /
4 avril 2005
Luttes étudiantes, syndicats et aide sociale
Une mobilisation étudiante sans précédent depuis 1968, peut-être encore plus qu'en 1968, aura donné un résultat ambigu... à moins que le mouvement étudiant ne se rebiffe. Une autre reculade du PLQ aura démontré, après la mobilisation du mouvement écologiste contre la centrale thermique du Suroît, que la lutte paie. Reste que cette relativement longue et large mobilisation n'aura donné, à moins qu'elle ne rebondisse, qu'une victoire partielle et purement défensive. En plus, les gains seront essentiellement financés par des contributions fédérales qui auraient dû plutôt améliorer le système de prêts-bourses.
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4 avril 2005
Luttes étudiantes, syndicats et aide sociale
Une mobilisation étudiante sans précédent depuis 1968, peut-être encore plus qu'en 1968, aura donné un résultat ambigu... à moins que le mouvement étudiant ne se rebiffe. Une autre reculade du PLQ aura démontré, après la mobilisation du mouvement écologiste contre la centrale thermique du Suroît, que la lutte paie. Reste que cette relativement longue et large mobilisation n'aura donné, à moins qu'elle ne rebondisse, qu'une victoire partielle et purement défensive. En plus, les gains seront essentiellement financés par des contributions fédérales qui auraient dû plutôt améliorer le système de prêts-bourses.
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4 avril 2005
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27/03/2005 /09:27 /
27 mars 2005
L’affaire Nicolas-Gatineau, une attaque raciste
L'État canadien reserre la vis répressive. Le certificat de sécurité de Mohamed Arkat est reconfirmé -- le maintenant en prison sans procès depuis deux ans et ouvrant la voie à sa déportation --, les objecteurs de conscience de l'armée étasunienne se voient refuser le droit de refuge au Canada et le gouvernement fédéral annonce une loi qui permettra d'assigner à domicile, avec bracelet électronique, sans accusation et sans procès, au nom de la sécurité nationale, non seulement des immigrants reçus et des réfugiés mais aussi des citoyens canadiens. Le cercle de l'arbitraire s'agrandit.
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27 mars 2005
L’affaire Nicolas-Gatineau, une attaque raciste
L'État canadien reserre la vis répressive. Le certificat de sécurité de Mohamed Arkat est reconfirmé -- le maintenant en prison sans procès depuis deux ans et ouvrant la voie à sa déportation --, les objecteurs de conscience de l'armée étasunienne se voient refuser le droit de refuge au Canada et le gouvernement fédéral annonce une loi qui permettra d'assigner à domicile, avec bracelet électronique, sans accusation et sans procès, au nom de la sécurité nationale, non seulement des immigrants reçus et des réfugiés mais aussi des citoyens canadiens. Le cercle de l'arbitraire s'agrandit.
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27 mars 2005
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06/03/2005 /09:27 /
6 mars 2005
Wal-Mart : 72% des employées sont des femmes
Dix ans après la Marche (québécoise) des femmes contre la violence et la pauvreté, cinq ans après la Marche mondiale des femmes, l'organisation du même nom entreprend un nouveau type de marche mondial, une marche de relais de pays en pays débutant ce 8 mars au Brésil et se terminant au Burkina Fasso en octobre. Le but spécifique de cette nouvelle marche est de populariser la Charte mondiale des femmes car " [les textes internationaux] ne remettent pas en cause les fondements des systèmes d’exploitation et d’oppression. Ils ne dénoncent pas le capitalisme ni le patriarcat. Ils n’assurent pas la mise en œuvre d’un nouveau projet de société qui assurera la survie de l’humanité et de la planète sur les plans écologique, économique, politique, social, culturel." (voir http://www.marchemondiale.org/fr/)
L'oppression des femmes a bien sûr mille visages dont l'un est la ghettoïsation
dans ce secteur à très bas salaire qu'est le commerce de détail, tel Wal-Mart, et
son corollaire, la localisation des manufactures des bien de consommation
courante dans les pays à très bas salaire dont la Chine, principal pourvoyeur de
Wal-Mart. Avec les peuples indigènes, les petits paysans et les "minorités
visibles", les femmes sont "l'huile de bras" des super-profits néolibéraux, l'autre
facette en étant le pétrole, cet "huile de la terre" qui justifie le nouvel état de
guerre permanente de l'humanité. (voir le diaporama attaché sur Wal-Mart en
double-cliquant sur l'icône attaché)
Marc Bonhomme
Wal-Mart : 72% des employées sont des femmes
Dix ans après la Marche (québécoise) des femmes contre la violence et la pauvreté, cinq ans après la Marche mondiale des femmes, l'organisation du même nom entreprend un nouveau type de marche mondial, une marche de relais de pays en pays débutant ce 8 mars au Brésil et se terminant au Burkina Fasso en octobre. Le but spécifique de cette nouvelle marche est de populariser la Charte mondiale des femmes car " [les textes internationaux] ne remettent pas en cause les fondements des systèmes d’exploitation et d’oppression. Ils ne dénoncent pas le capitalisme ni le patriarcat. Ils n’assurent pas la mise en œuvre d’un nouveau projet de société qui assurera la survie de l’humanité et de la planète sur les plans écologique, économique, politique, social, culturel." (voir http://www.marchemondiale.org/fr/)
L'oppression des femmes a bien sûr mille visages dont l'un est la ghettoïsation
dans ce secteur à très bas salaire qu'est le commerce de détail, tel Wal-Mart, et
son corollaire, la localisation des manufactures des bien de consommation
courante dans les pays à très bas salaire dont la Chine, principal pourvoyeur de
Wal-Mart. Avec les peuples indigènes, les petits paysans et les "minorités
visibles", les femmes sont "l'huile de bras" des super-profits néolibéraux, l'autre
facette en étant le pétrole, cet "huile de la terre" qui justifie le nouvel état de
guerre permanente de l'humanité. (voir le diaporama attaché sur Wal-Mart en
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Marc Bonhomme
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09/01/2005 /09:27 /
9 janvier 2005
Énergie et guerre
Le chaos irakien fera de l'élection du 30 janvier, s'il elle a lieu, une farce monumentale... et tragique. The Economist, hebdomadaire droitier, pro-étasunien et pro-guerre mais fort bien renseigné, de dire dans son numéro du 1er janvier :
"Si qui que ce soit s'approche trop de nous on leur en envoie plein la gueule" de dire un agressif lieutenant [de l'armée étasunienne]. "C'est plutôt honteux parce que ça veut dire qu'on a tué pas mal de gens innocents." [...] Parfois, les 'marines' disent qu'ils se cachent près du cadavre d'un rebelle et tue toute personne qui vient le chercher. Selon le lieutenant de 'marine' "il vient un moment où on n'a plus la patience d'attendre après les gars avec des armes, alors on se met à tirer sur n'importe qui... On en arrive à se ficher du mal que l'on fait."
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9 janvier 2005
Énergie et guerre
Le chaos irakien fera de l'élection du 30 janvier, s'il elle a lieu, une farce monumentale... et tragique. The Economist, hebdomadaire droitier, pro-étasunien et pro-guerre mais fort bien renseigné, de dire dans son numéro du 1er janvier :
"Si qui que ce soit s'approche trop de nous on leur en envoie plein la gueule" de dire un agressif lieutenant [de l'armée étasunienne]. "C'est plutôt honteux parce que ça veut dire qu'on a tué pas mal de gens innocents." [...] Parfois, les 'marines' disent qu'ils se cachent près du cadavre d'un rebelle et tue toute personne qui vient le chercher. Selon le lieutenant de 'marine' "il vient un moment où on n'a plus la patience d'attendre après les gars avec des armes, alors on se met à tirer sur n'importe qui... On en arrive à se ficher du mal que l'on fait."
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9 janvier 2005
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05/01/2005 /09:27 /
5 janvier 2005
Tsunami et guerre, deux faces de la même médaille
Apparemment, les montants promis pour l'aide d'urgence au victimes du tsunami seraient pour l'instant à la hauteur... à condition que les débours suivent les promesses une fois partis les caméras de télévision, ce qui fut loin d'être le cas lors du tremblement de terre en Iran d'il y a quelques années. Reste que les gouvernements furent lents à répondre en comparaison de la générosité spontané des peuples comme quoi plus on est haut moins on est sensible aux malheurs de ceux d'en bas... surtout quand on est en vacances... et il semble que le gouvernement Charest a passablement prolongé ses vacances. La générosité des peuples du monde démontre que se crée peu à peu une conscience mondiale prélude d'un peuple pluraliste mondial.
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5 janvie 2005
Tsunami et guerre, deux faces de la même médaille
Apparemment, les montants promis pour l'aide d'urgence au victimes du tsunami seraient pour l'instant à la hauteur... à condition que les débours suivent les promesses une fois partis les caméras de télévision, ce qui fut loin d'être le cas lors du tremblement de terre en Iran d'il y a quelques années. Reste que les gouvernements furent lents à répondre en comparaison de la générosité spontané des peuples comme quoi plus on est haut moins on est sensible aux malheurs de ceux d'en bas... surtout quand on est en vacances... et il semble que le gouvernement Charest a passablement prolongé ses vacances. La générosité des peuples du monde démontre que se crée peu à peu une conscience mondiale prélude d'un peuple pluraliste mondial.
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5 janvie 2005
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28/12/2004 /09:46 /
28 décembre 2004
Réflexion de fin d'année sur les économies mondiale et canadienne
Le néolibéralisme guerrier est à un tournant. L'économie étasunienne maintient sa modeste croissance sur la base de déséquilibres de plus en plus profonds. On pourrait qualifier son économie de sorte de keynésianisme militaire et populiste reposant sur l'extraction du surplus des épargnes mondiales. Y trouvent leur compte l'ensemble des capitalistes du monde même si l'hégémonie du capital étasunien commence à faire tiquer leurs collègues depuis que le rendement de leurs capitaux en dollars étasuniens, en termes de leur monnaie nationale, est négatif avec la continuelle dépréciation du dollar étasunien et les bas taux d'intérêts de la banque centrale étasunienne.
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28decembre2004
Réflexion de fin d'année sur les économies mondiale et canadienne
Le néolibéralisme guerrier est à un tournant. L'économie étasunienne maintient sa modeste croissance sur la base de déséquilibres de plus en plus profonds. On pourrait qualifier son économie de sorte de keynésianisme militaire et populiste reposant sur l'extraction du surplus des épargnes mondiales. Y trouvent leur compte l'ensemble des capitalistes du monde même si l'hégémonie du capital étasunien commence à faire tiquer leurs collègues depuis que le rendement de leurs capitaux en dollars étasuniens, en termes de leur monnaie nationale, est négatif avec la continuelle dépréciation du dollar étasunien et les bas taux d'intérêts de la banque centrale étasunienne.
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28decembre2004
