L'immigration à l'ère de la crise systémique du capitalisme néolibéral
Frontière ouverte ou refoulement des personnes réfugiées et immigrantes


Chinoises progressistes du Québec


Au Québec, la CAQ passe en deuxième vitesse dans son offensive identitaire misant sur l'insécurité générée par la crise de la globalisation néolibérale. D'abord, le parti de la majorité parlementaire et le plus à droite de ceux siégeant au parlement du Québec stigmatise les femmes voilées sous prétexte de laïcisation jusqu'au-boutiste confinant à l'islamophobie ou même de féminisme à contresens plus proche du sexisme. Cette attaque vise à diviser le peuple travailleur, plus préoccupé de crise climatique et des ravages de l'austérité, afin d'affaiblir la riposte prévisible d'un énième Front commun qui devrait s'ébranler l'automne prochain pour marquer la québécoise année 2020. Ce serait d'autant plus le cas si le prolétariat organisé et politisé faisait valoir le prochain Front commun non seulement comme un enjeu de convention collective et de justice sociale mais aussi de luttes féministe et écologiste.  Un gros travail de réflexion et d'élaboration reste à faire pour ces deux derniers aspects surtout le dernier pourtant évident quand on pense en dehors des sentiers battus du cadre de l'économie de marché dans lequel s'est laissé coincer Québec solidaire avec son Plan de transition à la mode capitalisme vert.


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Frontières ouvertes ou répression des personnes réfugiées

Encore une fois, le débat sur le voile


feministmusulmanes


Dans le sillage de l'intervention tonitruante de la nouvelle ministre responsable de la condition féminine, « [l]e hidjab revient au cœur de la joute politique québécoise » (Le Devoir). Il est certes raisonnable de dire que le voile est un signe d'oppression. Il est aussi raisonnable de dire que la laïcité de l'État justifie que certaines fonctions interdisent le port de signes religieux. Mais il est aussi raisonnable de dire que cette interdiction est une atteinte au droit d'expression. Comme il est raisonnable de dire que le port du voile dans les pays occidentaux peut être un signe de contestation de l'islamophobie ou une protestation contre la mode sexiste ou une expression légitime de sa foi.


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Encore une fois, le débat sur le voile

Québec 2019 : du voile au Front commun en passant par la lutte écologique
Parer l'attaque de la CAQ par la lutte anti-discrimination et pour le climat


stop profilage racial



L'année politique au Québec commence sous le nouveau gouvernement de la CAQ reflétant sotto voce la droitière tendance mondiale et canadienne. Son économie demeure emballée dans une boiteuse prospérité chancelante provoquant une étonnante pénurie de main d’œuvre. Après un apéritif lénifiant, le nouveau gouvernement prépare une attaque visant à braquer la population sur ses divisions ethnicos-religieuses. Consciente de la toujours dramatique négociation du vaste secteur public s'ouvrant l'automne prochain, la CAQ redoute la reconstruction du récurent Front commun appuyé par une population qui en a marre de l'austérité. Cependant, la population du Québec a semblé, l'automne dernier, davantage préoccupée de la crise climatique.
Québec solidaire, réellement existante opposition officielle étant donné le knock-out électoral des deux partis centristes, Libéraux et PQ, s'est emparé de l'émotion climatique pour en faire une campagne politique sur toute l'année. Mais cette campagne balisée par un Plan de transition capitaliste vert est décrochée tant du débat sur le voile et de la lutte contre la discrimination que de celle contre l'austérité. Joindre les deux bouts requerrait que le parti secoue ses puces nationalistes lesquelles entachent sa quête de l'indépendance trop extractiviste et trop braquée sur les frontières. La prise en compte de l'écologique « prendre soin » féministe et autochtone pourrait faire de cette campagne tant un outil anti-discrimination d'unité populaire que de plein emploi écologique.


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Québec 2019  du voile au Front commun en passant par la lutte écologique


Québec : Lendemain de campagne électorale et à la veille d'une campagne climat
Plan transitoire Solidaire capitaliste vert dévoilant une démocratie boiteuse

Solidaire pour la planète



La révolte des gilets jaunes est au départ un rejet de la solution de la crise climatique sur le dos du peuple travailleur à qui on impose ce qui serait au Québec une augmentation directe de la taxe sur l'essence, ou l'équivalent par voie indirecte du marché ou de la taxe carbone, sans une contrepartie anti "char" d'un transport en commun gratuit, fréquent et confortable sur l'ensemble du territoire et pas seulement dans la ville-centre ou entre la banlieue et la ville-centre à un tarif élevé sans système collecteur. Cette révolte condamne tant la taxe carbone du gouvernement Trudeau, qui la combine contradictoirement à la promotion musclée du pétrole bitumineux, que le marché carbone du gouvernement du Québec tant libéral ou péquiste que caquiste. Ces taxe et marché n'ont un air progressiste que parce que mis en évidence par les Trump et Ford, le premier ministre ontarien qui a abandonné le marché du carbone Californie-Québec tout en contestant juridiquement la taxe carbone que le gouvernement fédéral veut lui imposer en compensation.


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Plan transitoire Solidaire capitaliste vert dévoilant une démocratie boiteuse


Note et références au sujet de l'automobile hydroélectrique

Jeune fille avec pancarte Marx nature et travail


D'entrée de jeu, il y a un problème méthodologique. La voiture conventionnelle (VC) est répandue et ses effets néfastes bien établis. Celle hydroélectrique (VHÉ) en est à ses débuts et elle n'est pas encore à niveau pour les longues distances (capacité des batteries, bornes, temps de charge). Sa critique nécessite de se projeter en avant tout en ayant recours à des faits réels d'aujourd'hui. La première étape est la comparaison technique vis-à-vis l'environnement du berceau à la tombe (cycle de vie) ce qu'a fait le CIRAIG en 2016 sur commande d'Hydro-Québec pour la VHÉ vis-à-vis la VC) (http://www.hydroquebec.com/data/developpement-durable/pdf/analyse-comparaison-vehicule-electrique-vehicule-conventionnel.pdf). Cette étape démontre que la supériorité de la VHÉ est évidente mais quand même relative (voir les graphiques du sommaire) et n'existe pas pour l'épuisement des ressources naturelles. Les partisans du VHÉ rétorquent par l'optimisme technologique (https://www.ledevoir.com/opinion/idees/542717/la-voiture-electrique-une-partie-de-la-solution) ce que la réalité d'aujourd'hui ne peut techniquement ni confirmer ni infirmer. Selon ces optimistes, le recyclage éventuel de tous les minéraux employés éliminerait presque complètement la nécessité de l'exploitation minière et de ses effets délétères. On disait la même chose de l'énergie nucléaire dans les années 50 et 60... On n'oublie de mentionner l'efficacité énergétique croissante de la VC sur la route d'où la réduction de ses GES, impossible pour la VHÉ parce que déjà à zéro, ce qui relativisera davantage l'avantage de la VHÉ.

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Note et références au sujet de l'automobile hydroélectrique