Québec : Lendemain de campagne électorale et à la veille d'une campagne climat
Plan transitoire Solidaire capitaliste vert dévoilant une démocratie boiteuse

Solidaire pour la planète



La révolte des gilets jaunes est au départ un rejet de la solution de la crise climatique sur le dos du peuple travailleur à qui on impose ce qui serait au Québec une augmentation directe de la taxe sur l'essence, ou l'équivalent par voie indirecte du marché ou de la taxe carbone, sans une contrepartie anti "char" d'un transport en commun gratuit, fréquent et confortable sur l'ensemble du territoire et pas seulement dans la ville-centre ou entre la banlieue et la ville-centre à un tarif élevé sans système collecteur. Cette révolte condamne tant la taxe carbone du gouvernement Trudeau, qui la combine contradictoirement à la promotion musclée du pétrole bitumineux, que le marché carbone du gouvernement du Québec tant libéral ou péquiste que caquiste. Ces taxe et marché n'ont un air progressiste que parce que mis en évidence par les Trump et Ford, le premier ministre ontarien qui a abandonné le marché du carbone Californie-Québec tout en contestant juridiquement la taxe carbone que le gouvernement fédéral veut lui imposer en compensation.


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Plan transitoire Solidaire capitaliste vert dévoilant une démocratie boiteuse


Note et références au sujet de l'automobile hydroélectrique

Jeune fille avec pancarte Marx nature et travail


D'entrée de jeu, il y a un problème méthodologique. La voiture conventionnelle (VC) est répandue et ses effets néfastes bien établis. Celle hydroélectrique (VHÉ) en est à ses débuts et elle n'est pas encore à niveau pour les longues distances (capacité des batteries, bornes, temps de charge). Sa critique nécessite de se projeter en avant tout en ayant recours à des faits réels d'aujourd'hui. La première étape est la comparaison technique vis-à-vis l'environnement du berceau à la tombe (cycle de vie) ce qu'a fait le CIRAIG en 2016 sur commande d'Hydro-Québec pour la VHÉ vis-à-vis la VC) (http://www.hydroquebec.com/data/developpement-durable/pdf/analyse-comparaison-vehicule-electrique-vehicule-conventionnel.pdf). Cette étape démontre que la supériorité de la VHÉ est évidente mais quand même relative (voir les graphiques du sommaire) et n'existe pas pour l'épuisement des ressources naturelles. Les partisans du VHÉ rétorquent par l'optimisme technologique (https://www.ledevoir.com/opinion/idees/542717/la-voiture-electrique-une-partie-de-la-solution) ce que la réalité d'aujourd'hui ne peut techniquement ni confirmer ni infirmer. Selon ces optimistes, le recyclage éventuel de tous les minéraux employés éliminerait presque complètement la nécessité de l'exploitation minière et de ses effets délétères. On disait la même chose de l'énergie nucléaire dans les années 50 et 60... On n'oublie de mentionner l'efficacité énergétique croissante de la VC sur la route d'où la réduction de ses GES, impossible pour la VHÉ parce que déjà à zéro, ce qui relativisera davantage l'avantage de la VHÉ.

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Note et références au sujet de l'automobile hydroélectrique

Transport en commun électrifié gratuit et universel sur 10 ans


autos en stationnement



Comme presque chaque année depuis 25 ans, et comme ce fut le cas en juillet dernier après une pause en 2017 pour le 375 anniversaire de Montréal… ou à cause de l’élection municipale, les tarifs de la Société de transport de Montréal (STM) croissent plus vite que l’inflation. S’ajoute une baisse de la qualité des services ce qui a réduit la croissance de l’achalandage qui ne rejoignait pas, en 2016, le sommet de 2014. Malgré la hausse de 2017 de 3.2 % due au 375 anniversaire et à la reprise économique et quelque peu à la hausse de service, l’achalandage dépasse à peine celui de 1947 quand l’agglomération montréalaise avait les de la population actuelle.



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Transport collectif gratuit en 10 ans -- Montréal


Analyse du « Plan de transition économique » de Québec solidaire
Capitalisme vert québécois à la remorque de la PMD gouvernementale

lithium-mine-bassins-sel

LÉGENDE DE LA PHOTO : Bassins d'une mine de lithium au Chili

Le récent rapport du GIEC-ONU à propos d'un hausse maximum de la température terrestre de 1.5°C à l'horizon 2100 avance que pour y arriver sur la base d'une moyenne de scénarios incluant tous le recours à l'énergie nucléaire et, pour la majorité, aux BECCS (bioénergie avec captage et stockage du carbone), il faudrait, en termes de moyenne mondiale, réduire les émanations annuelles de 45% par rapport à la nouvelle année de base 2010, ce qui signifie de 17.5% par rapport à l'ancienne année de base 1990 car les émanations annuelles de CO ont augmenté de 50% entre 1990 et 2010 (66% entre 1990 et 2017) et de 100% en 2050, peu importe la base. Pourquoi cette soudaine modestie de la cible 2030, très évidente quand exprimée en termes de l'ancienne base, et à contrario l'ambitieuse cible 2050 qui propose, contre toute logique apparente, d'atteindre 50 ans plutôt la cible 2100 ?


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Critique du Plan de transition Solidaire 2018

Faut-il choisir entre gratuité du transport en commun et investissements, entre centres-villes et banlieues/régions ?

Enfant avec pancarte autobus et auto


Verbatim d'un échange Facebook entre un camarade de Québec solidaire (italiques) et moi-même

Les canicules/tornades/feux de cet été combinés au fait que le Québec n'est pas taraudé ni par le trumpisme, malgré la CAQ, ni par une crise de réfugiés, malgré la provocation caquiste du voile, ni par une crise économique, malgré le coup fourré de Bombardier et de SICO, a créé un espace pour une grande mobilisation pour le climat, la plus grande depuis 2012 et peut-être un cas unique au monde dans le sillage du rapport du GIEC sur le 1.5°C. Mais aucune revendication politique n'en découle ce qui permet à la CAQ de s'y joindre et de s'en tirer avec un discours lénifiant. À Québec solidaire, qui s'est fait connaître comme le seul parti écologiste sérieux durant les élections, de proposer à ré-actualiser les deux grandes revendications anti-GES qu'il a contribué à populariser soit LA GRATUITÉ DU TRANSPORT EN COMMUN et LE REJET DES PIPELINES par une campagne avec un plan d'action (distribution de tracts, pétition, manif...) et non pas une vague campagne sur le climat faisant l'éloge des autos solos électriques, marché du carbone, et REM dans la lignée de la politique gouvernementale.


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Faut-il choisir entre gratuité du transport en commun et investissements