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La plateforme Québec solidaire opte pour le capitalisme vert des Libéraux
Se rattraper en tirant de la plateforme un horizon anticapitaliste


130421

Le dernier numéro de The Economist, dans la suite de la farce du COP23 de Bonn, admet au grand jour le secret de Polichinelle que Daniel Tanuro avait exposé lors de la COP21 des Accords de Paris. Pour atteindre les cibles exigeantes de l’Accord, les États chef de file avaient jeté la serviette en ce qui concerne la diminution des émanations des gaz à effet de serre (GES) pour miser sur les technologies d’apprenti-sorcier de stockage de gaz carbonique dans les entrailles de la terre et de réabsorption de celui aérien dans de gargantuesques plantations de plantes à croissance rapide pour éventuellement combiner les deux techniques dans des centrales électriques générées par la biomasse avec plantations à l’avenant, dit BECCS en anglais. Et sur un horizon encore plus lointain, se profilent des technologies capables de polluer littéralement océans et firmaments. On perçoit le bel avenir du capitalisme « par dépossession » aux dépens du paysannat et des peuples aborigènes pour ne pas dire de la terre-mère.


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La plateforme Québec solidaire opte pour le capitalisme vert des Libéraux

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Fin entrevue de la morosité québécoise ?
Les manifestations, bigarrées et diversifiées, reprennent de la vigueur

Banquiers pas immigré

Depuis la défaite du Front commun au début 2016, Montréal n’avait pas vu de manifestations comptant plus de mille personnes sauf celle très émotionnelle mais sans suite à propos de la tuerie islamophobe de la mosquée de Québec. La manifestation convoquée par les centrales syndicales à la mi-octobre en faveur du salaire minimum à 15$ l’heure, qui s’annonçait à première vue comme la plus importante de l’automne, fut un flop mal organisée d’environ 300 personnes (L’Aut’Journal) ce que j’ai pu constaté de visu. C’est dire le « sérieux » des centrales pour cette « campagne » : elle n’est pour elles qu’un alibi pour les sauver de la honte d’avoir consciemment gâché, par esprit de collaboration de classe, la possibilité très réelle de grève générale au moins du secteur public en décembre 2015.


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Fin entrevu de la morosité québécoise

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Plateforme électorale Solidaire et projet de société aux oubliettes
Raccourci pseudo-racial et nationaliste de fusion avec Option nationale


Catalogne-Québec


Officiellement la vedette du congrès Solidaire du début décembre devrait être la plateforme électorale. La lecture des médias, y compris de Presse-toi-à-gauche, l’organe officieux du parti, révèle que toute l’attention se concentre sur la fusion au-pas-de-course avec Option nationale. Le responsable national aux communications du parti et co-dirigeant du site officieux invite à la violation des statuts et du programme1 au nom des « circonstances actuelles.  Le commentateur attitré du site se demande pourquoi « une entente si nécessaire suscite autant d’opposition. D’affirmer un prétendant au poste de responsable aux orientations : « ...les avantage de la fusion entre Québec solidaire et Option nationale sont nettement supérieurs aux quelques efforts demandés pour y arriver. ». On entrevoit qu’avec un pareil cynisme la défense et la promotion du programme sont vouées aux gémonies, qu’elles continueront d’être sacrifiées sur l’autel de l’« efficace » électoralisme. La fusion avec un parti ultra-marginal, symbolique prétendent certains, serait devenue la potion magique pour que Québec solidaire cesse d’être « éternellement marginal ». N’est-ce pas plutôt la grande illusion pour ne pas « oser » l’audace, toute proportion gardée, d’une Valérie Plante dont bien sûr il ne faut pas pour autant faire son pain béni.


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Le raccourci nationaliste de la fusion avec Option nationale

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Brochure du « Réseau écosocialiste » … qui oublie l'écologie
Un cours d'anticapitaliste 101… sans exproprier le capital


Changersysteme pasclimat

On s’attendrait de la part d’une organisation se nommant « Réseau écosocialiste » (RÉ) que l’épine dorsale de sa brochure (24 pages) soit la crise écologique, noyau dur de la crise de civilisation du XXI siècle. On s’attendrait à une analyse « écosocialiste » débouchant sur une stratégie de rupture anticapitaliste, en premier lieu une expropriation du capital financier, permettant d’appliquer un programme limitant la hausse de la température terrestre à 1.5°C d’ici 2100 par rapport au niveau de 1990 comme le préconisent les Accords de Paris. On s’attendrait, par conséquent, à un soutien du programme Solidaire de réduire les gaz à effet de serre (GES) des deux tiers d’ici 2030 par rapport au niveau de 1990 et à son corollaire, la dénonciation du marché et de la taxe carbone. On s’attendrait à une sévère critique de la proposition de plateforme électorale venant de la direction du parti, laquelle plateforme évacue ces revendications clefs pourtant confirmées au congrès de révision du programme de 2016. Et on se rappelle, avec consternation, que le coordonnateur d’alors du RÉ était intervenu contre toute mention de cibles GES au programme !


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Manifeste du « Réseau écosocialiste »… qui oublie l’écologie

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Dénonciations des systémiques agressions sexuelles
Une lutte qui doit devenir consciemment anticapitaliste pour aboutir


cochons et grannies

L’actuelle conjoncture mondiale de frigorifique vent de droite (élections allemandes, autrichiennes, japonaises, tchèques, argentines, congrès du PC chinois, Catalogne pour citer les derniers événements) très présente au Québec avec la montée de la CAQ et les manifs crypto-fascistes, met sur le devant de la scène les questions identitaires. Les rapports de classe lesquels avaient la vedette du temps des mouvements Occupy-Indignés-Printemps, en fait jusqu’au dernier crève-cœur Front commun, en sont relégués à l’arrière-scène. Depuis 2016, les manifestations montréalaises n’arrivent pas à dépasser mille personnes et encore… sauf celle contre la tuerie islamophobe de Québec, un coup de cœur sans suite. Les débats très émotifs sur la race/ethnie (commission anti-raciste, loi 62) et le sexe/genre (hashtag #moiaussi), car ils concernent de larges identités opprimées, occupent toute la place. Ils acculent la gauche à la défensive. Elle ne sait qu’en faire, sauf à rallier armes et bagages le courant dit progressiste sur la question du genre/sexe, plutôt celui nationaliste sur la question race/ethnie.

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Agressions sexuelles et capitalisme