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Québec : vague de réfugiées à l’heure de Charlottesville et Barcelone

Bienvenue aux damnées de la terre !


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Réagissant à la vague d’Haïtiens fuyant les ÉU qui menacent de les expulser, Robert Dutrisac et Fabrice Vil du Devoir ont tout à fait raison de dénoncer « des chefs de partis de l’opposition [qui] alimentent la haine par la désinformation qu’ils diffusent ! » ce qui réjouit le parti gouvernemental qui voit ainsi son « progressisme » affirmé alors qu’il persiste à ne pas rompre avec la corruption affairiste de l’ère Charest, le prédécesseur de l’actuel Premier ministre, tout en faisant du chichi sur l’habillement musulman avec sa loi 62 qui, clin d’œil à l’identitarisme, ne revient pas sur le devant de la scène pour rien. Rien de surprenant du côté de la CAQ, qui a le vent dans ses voiles selon les sondages, où se retrouvent les tenants du conservatisme social et pire encore. Rien de surprenant non plus que le PQ « joue sur les deux tableaux ». N’empêche qu’on n’en revient pas qu’à la Trump, le chef du PQ laisse à penser qu’il met « Québec solidaire sur le même pied d’égalité que les groupes d’extrême droite ». Par contre rien de glorieux ne se passe du côté des Solidaires qui ont attendu le 17 août avant d’émettre un bref communiqué alors que cette vague est un objet d’attention médiatique, même internationale, depuis le début août. Suffit-il de nier qu’il y est crise en autant que les gouvernements y mettent les ressources nécessaires, ce qu’ils tardent à faire ?


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Bienvenue aux damnées de la terre

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Canada-Québec : Le débat sur l’ALÉNA coince la gauche dans l’étau Trump
Piège protectionniste ou libre-échange anticapitaliste ?

Banque Scotia


Le « charme » du premier ministre canadien n’y peut rien. Face à l’ouragan Trump, la bourgeoisie canadienne retient son souffle et marche sur la ponte des pieds. Si la puissance hégémonique ne faisait pas jusqu’ici la comptabilité tatillonne de ses profits et pertes, dorénavant rabaissé au statut de premier parmi ses pairs, c’est America first. D’un libre-échangisme multilatéral, le président étasunien veut passer à libre-échangisme bilatéral, et non au protectionnisme comme souvent on le dit. Bien que le libre-échangisme du chef de file impérialiste a toujours été lesté d’une forte dose protectionniste comme l’illustre la cinquième ronde du conflit du bois d’œuvre depuis 1980. Cette ronde vaut au Canada un tarif punitif de 25 % qui comme toujours sera jugé illégal dans quelques années... à moins que les ÉU obtiennent la juridiction finale par les tribunaux étasuniens en cas de litige et non par ceux paritaires créés par l’ALÉNA (chapitre 19). Ce sont ces tribunaux opaques, sans appel et hors État, complètement biaisés dans l’intérêt des transnationales, que le Canada veut défendre bec et ongles.


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Piège protectionniste ou libre-échange anticapitaliste 

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Un Québec indépendant de plein emploi écologique pour sortir du pétrole

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Pour éviter l’isolement que l’alliance avec le PQ prétend résoudre, s’impose une alliance qui s’adresse aux nations aborigènes et aux nationalités racisées de même qu’aux mouvements sociaux dont la jeunesse qui déserte la cause indépendantiste... à moins d’être comprise comme indispensable à la cause écologique et à celle de la justice sociale. Idem pour la cause de la paix mondiale. Tant la répression que le militarisme et ses guerres, envenimées par la crise climatique, dévastent l’environnement par la grande intensité énergétique des armées, par ses destructions appelant une nécessaire reconstruction forcément énergivore et par la paralysie sociale due à la haine faisant le lit des impérialismes, grands et petits, et de leur contrepartie, le djihadisme.


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Un Québec indépendant de plein emploi écologique pour sortir du pétrole -- 14 juin 2017

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 Cible Solidaire de moins deux tiers de GES en 2030 comparé à 1990
Cible scientifique pour le Canada, plus facile pour le Québec
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Plusieurs « experts » objectent que la cible Solidaire est trop élevé pour le Québec lequel ne peut avoir recours à l’élimination « facile » du charbon et de l’extraction du pétrole. La cible anti-GES pour laquelle a voté le congrès Solidaire de mai 2016, soit une réduction des deux tiers en 2030 par rapport à 1990 provient de Climate Action Tracker (CAT) qui a calculé des cibles pour les États seulement. CAT est un consortium de recherche germano-néerlandais dont les évaluations des plans nationaux inadéquats liés à l’Accord de Paris sur le climat font autorité et sont souvent citées. Plusieurs dizaines de ses analystes sont des scientifiques faisant partie du GIEC.

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Cible scientifique pour le Canada, plus facile pour le Québec


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Le congrès Solidaire et ses suites après la demi-rupture avec le PQ
L’urgence d’une plate-forme pour reprendre l’initiative


Québec solidaire -- oui paix
Contre l’appel insistant du député Khadir, contre l’avis plus discret du nouveau porte-parole vedette qui venait d’être élu, malgré le silence de la porte-parole plus branchée sur la base du parti, et qui finalement vota pour le rejet du pacte électoral avec le Parti québécois (PQ), un bon deux tiers du congrès choisit l’option du débarrassons-nous-des-néolibéraux au lieu de celle débarrassons-nous-des-Libéraux pimentée à l’identitarisme propre au PQ. Le congrès bondé se sortait du piège tendu par le PQ tout en lui arrachant, à terme si le processus de « fusion » se passe bien, le petit parti Option nationale (ON). Cerise sur le gâteau, après dix ans de travaux, Québec solidaire (QS) parachevait son programme en y ajoutant les chapitres sur la justice, l’aménagement du territoire, l’agriculture et, last but not least, l’altermondialisme.


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Le congrès Solidaire et ses suites après la demi-rupture avec le PQ