Campagne pour le climat ou campagne pour la gratuité du transport en commun
Il faut viser une cible pour ne pas tirer dans le vide
Changer système pas climat

La fin de mon dernier article « 
Grande émotion pour le climat : 50 000 personnes dans les rues de Montréal » se terminait par deux exemples de propositions à faire dans les instances de Québec solidaire afin mettre sur le tapis de la discussion collective au sein de Québec solidaire le « Plan de transition économique » de la dernière campagne électorale et en même temps de faire une campagne pour la gratuité du transport en commun. Une camarade de me faire le commentaire suivant : « Je comprends mal comment tu arrives à ta proposition: "Il est prématuré de lancer une campagne politique sur le climat". Je crois au contraire que les gens commencent enfin à vivre un sentiment d'urgence et que de dire qu'une action serait prématurée serait potentiellement nuisible à la cause. Peut-être que je comprends mal ta motivation, mais j'ai l'impression que les mots sont mal choisis. » Les mots sont certainement mal choisis. Il faut laisser tomber ce point non nécessaire. Il est en effet plus que temps. Mais il faut viser une cible pour ne pas tirer dans le vide.


Pour lire le texte complet :

Campagne pour le climat ou campagne pour la gratuité du transport en commun


Grande émotion pour le climat : 50 000 personnes dans les rues de Montréal
Beaucoup de bruit pour n'exiger concrètement que des gestes individuels

Révolution pour le climat



Album de photos : https://1drv.ms/a/s!Aj4UXfoRjr1ThCGyCCMpVyJHt6uB


Le nouveau gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ), le plus à droite des partis de l'Assemblée nationale, surfe la vague de mobilisation post-électorale pour le climat. La nouvelle ministre de l'Environnement, complètement verte en la matière dans le mauvais sens du mot et femme d'affaire à succès, était présente à la grande manifestation citoyenne « La planète s'invite au parlement », avec deux ou trois autres ministres et des représentants-députés de tous les autres partis, Libéraux compris. Cette manifestation regroupait 50 000 personnes sans compter les quelques autres milliers dans plusieurs autres villes du Québec.  La grande canicule de cet été et la dévastatrice tornade de Gatineau-Ottawa à la fin de la campagne électorale mais aussi les premières manifestations citoyennes sur le sujet de quelques milliers de personnes en pleine campagne électorale, boudées par Québec solidaire malgré que cette thématique était sa grande priorité électorale, avaient labouré le terrain. Ce à quoi s'ajoute en ce moment la forte impression laissée par les très meurtriers feux de forêt en Californie que le gouverneur de l'état accueille comme la « nouvelle normale ».


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Grande émotion pour le climat - 50 000 personnes dans les rues de Montréal

Le « Sommaire pour les décideurs » du rapport « Le réchauffement global à 1.5°C » du GIEC
Un exercice d'équilibre entre science et politique qui freine l'urgence d'agir

sécheresse

Le rapport du GIEC sur le réchauffement global à 1,5°C est la synthèse de 6 000 études faites par 91 scientifiques provenant de 44 pays. Le consensus nécessaire ne pouvait qu'être scientifiquement prudent ce qui s'exprime par la rétention, la plupart du temps, des seules affirmations ayant un haut ou moyen degré de confiance. Inutile de dire que la lecture de ce rapport de 1 200 pages rédigées dans une langue hermétique n'est pas de tout repos. En découle pour le commun des mortels un sommaire pour les décideurs de 30 pages en anglais seulement heureusement agrémenté de quelques graphiques qui font respirer un texte aride. À la prudence scientifique initiale s'ajoute à cette étape le conservatisme politique. La portée politique de ce sommaire, adopté phrase par phrase, par une organisation spécialisée de l'ONU exige l'assentiment au moins tacite des pays membres, en particulier des grandes puissances.


Pour lire le texte complet :

Critique du rapport du GIEC


Défis de Québec solidaire pour la prochaine période
Canicule, tornades, guerres, réfugiés, crise imminente et repli identitaire
Impuissance du parlement, remobilisation à la mode 1972 et 2012


Tornade Gatineau


The Times They Are A-Changin' chantait Bob Dylan il y a un demi-siècle du temps des grandes mobilisations qui réclamèrent en vain la fin des dictatures du grand capital à l'Ouest, des bureaucraties prétendument socialistes à l'Est et de l'impérialisme au Sud. La défaite de ces grandes mobilisations, faisant suite au dévoiement des révolutions du XX siècle abandonnées par les peuples gavés de consommation de masse et de société-spectacle des pays impérialistes, a ouvert la porte au tsunami néolibéral qui a noyé la planète entière dans le « capitalisme pur ». Ces grands échecs stratégiques du siècle dernier ont causé un grand changement des temps, non ceux sociaux appelés par Dylan mais celui du climat.


Pour lire le texte complet :

Québec solidaire doit sortir du parlement pour entraîner la rue

Élections québécoises où les centres droit et « gauche » s'effondrent
Le Québec politique se polarise mais ne résiste pas à la vague droitière

Transport public à moitié prix


À l'encontre de tous les sondages, le parti de la droite affairiste et identitaire — ce qui n'est pas sans contradiction en ces temps de prospérité toute néolibérale où les gens d'affaires réclament une plus importante main d’œuvre corvéable issue de l'immigration — la paradoxalement nommée Coalition avenir Québec (CAQ) remporte haut la main la majorité parlementaire avec 59% des sièges grâce à 37% du suffrage... et 24% des inscrits car le taux de participation électorale a été historiquement le deuxième plus bas. Le parti réputé normal des gens d'affaires, les Libéraux, qui était au gouvernement depuis 2003, sauf une interruption de 1.5 ans en 2012-2014 suite au Printemps érable que le Parti québécois (PQ) avait opportunément appuyé, a pris une débarque en récoltant le plus bas pourcentage de votes depuis la fondation du Canada (1867), devenant de facto le parti des anglais et des anglophones. Quant au PQ, il voit sa députation chuter des deux tiers en faisant élire le même nombre de députés que Québec solidaire. Il passe de l'opposition officielle à deuxième opposition étant le troisième parti en termes de votes populaires, 1% devant les Solidaires, quoique sa performance à ce niveau soit la pire depuis sa première participation électorale en 1970.


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Le Québec politique se polarise mais ne résiste pas à la vague droitière