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En marge de la dernière réunion d'Offensive syndicale
Un plan d'escalade vers la grève sociale avec revendications unissant le peuple travailleur aux travailleuses syndiquées

Mains rouges

L'été est propice à réfléchir les problèmes stratégiques et tactiques de la prochaine saison des luttes sociales. Déjà les guerres du Moyen-Orient nous interpellent sans que jusqu'ici le mouvement social québécois n'ait levé le petit doigt ou à peine. Voilà une terrible déficience d'internationalisme qui interpelle en particulier le mouvement syndical et Québec solidaire. Au niveau canadien et peut-être nord-américain, le Québec devient le centre névralgique de la stratégie d'étouffement du pétrole bitumineux et schisteux tant par sa lutte contre les pipelines de Trans-Canada et d'Enbridge que par celle, à développer, contre les trains de la mort. On verra si le Forum social pan-canadien est capable de livrer un plan d'action qui fonctionne visant le gouvernement canadien en cette année pré-électorale.

Last but not least, la lutte du Front commun 2015, complétée par celle des syndicaux municipaux contre le recul de leur système de pensions, s'annonce comme le grand défi de tout le mouvement social, y compris de son aile politique, pour contrer l'offensive de grande austérité du gouvernement du Parti libéral devenu le grand champion du lobby médical et de ses revenus multiples en plus du lobby corrompu de la construction. Le court texte ci-contre est une contribution à la réflexion au sein d'Offensive syndicale à propos de la stratégie et de la tactique du Front commun. Ce texte a été diffusé au début juillet sur la liste d'envoi de cette organisation.

MB, 14 juillet 2014


Pour lire le texte complet :
Offensive syndicale

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Contribution au débat sur la pertinence de l'indépendance nationale
Pour joindre libération nationale et émancipation sociale manque un troisième joueur : l'indépendance de classe

Front commun femme-homme 20-mars-2010 13-07-07


Dans un soucis de concentrer la pensée dans un texte le plus court possible, je distingue l'histoire vivante des relations entre libération nationale, émancipation sociale et indépendance de classe, c'est-à-dire celle dont se souviennent les plus vieux militants ayant connu le gouvernement de l'Union nationale, de l'histoire ancienne, depuis la fondation de la Confédération jusqu'à la fondation de l'Union nationale en 1936, reléguée à l'annexe 1. De plus, les explications supplémentaires et commentaires, tout comme les références, se retrouvent dans les notes en fin de texte. Un clic permet d'y accéder et un autre d'en revenir.

La défaite péquiste traîne derrière elle son cortège de pleureurs et de déprimés analystes de la fin de l'histoire du peuple québécois. Projet de la génération soixante-huitarde, l'indépendantisme aurait été rejeté par la génération précédente du conservatisme canadien-français et par la suivante de l'égocentrique néolibéralisme cosmopolite, sans compter son rejet systématique par les non-francophones. Ce défaitisme signifierait-il ou que l'oppression nationale soit en voie de disparition ou que l'indépendance nationale ne soit plus la réponse stratégique pour la contrer ?

Le problème de ce pessimisme est ailleurs. Il relève de la stratégie pour la conquête de l'indépendance. L'impressionniste analyse générationnelle et ethnique ne masque-t-elle pas une jonction jamais faite, et inavouable par les faiseurs d'opinion de ce monde car il faudrait poser l'enjeu des rapports de classe, soit celle entre la question nationale et la question sociale à l'intersection de laquelle on trouve les puissances de l'« Argent » ? Et quel est le secret de cette jonction si ce n'est que le très majoritaire prolétariat fasse de la politique selon ses intérêts tant immédiats qu'historiques. L'indépendance de classe est la clef de la jonction de l'indépendance nationale et de l'indépendance face au capital.


Pour lire le texte complet :
L'indépendance, un projet global - alternatif

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Priorités de Québec solidaire pour la rentrée parlementaire
Luttes du secteur public et climatique, ni vues ni connues

Richesse où elle se trouve 12-mars-2011 15-01-48


En dehors de l'habituel discours convenu pour la galerie contre l'atteinte rapide de l'équilibre budgétaire par le moyen des coupures, la direction Solidaire s'est donnée quatre précises priorités à géométrie variable. Celles-ci, tout comme le discours à la guimauve qui l'enrobe, ignorent complètement le grand enjeu proprement québécois de la prochaine période, les négociations du secteur public, au cœur du grand enjeu mondial de la croissance des inégalités qui s'explique de prime abord par le grand affaiblissement syndical face au capital. Ces priorités ignorent de même la crise climatique dont les implications pour le pétrole sale concernent directement le Québec. (Pour la multiplication des guerres civiles découlant du grand jeu des grands et petits impérialismes, autre grand enjeu mondial, la direction Solidaire, respectueuse de la Constitution canadienne, s'en remet au débat sur la scène fédérale auquel elle ne participe qu'occasionnellement.)


Pour lire le texte complet :
Luttes du secteur public et climatique, ni vues ni connues

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Assemblée publique d'Offensive syndicale du 14 mai
Les premiers pas d'une gauche syndicale organisée ?

C'est l'heure des comptes - ier mai 2011

Le but de cette deuxième assemblée publique était d'organiser un « 
réseau de travailleurs et de travailleuses visant à revigorer le syndicalisme au Québec » en proposant aux participantes la construction d'un « front commun combatif […] dans le cadre des négociations de 2015 » du secteur public. Offensive syndicale est une initiative jusqu'ici animée par les groupes Alternatives socialistes, section québécoise du Comité pour une internationale ouvrière (CWI/CIO) issue de la tradition trotskyste Militant d'Angleterre et centrée aujourd'hui sur le Socialist Party anglais, et le tout nouveau Front d'action socialiste (FAS), sans affiliation internationale, issue du noyau dirigeant de l'ASSÉ du Printemps érable. À noter qu'Alternatives socialistes est un collectif membre de Québec solidaire mais non le FAS, silencieux sur la question nationale, plus proche des milieux liés à la manif anticapitaliste du premier mai.


Pour lire le texte complet :

Les premiers pas d'une gauche syndicale organisée

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Pour une manifestation digne du Printemps érable en juin

Occupons Montréal

L'oléoduc Trans-Canada, et particulièrement sa volonté de transformer le port de Cacouna en port privatisé de transbordement de pétrole bitumineux, revigore le mouvement québécois anti-pétrole et anti gaz de schiste. Une marche d'un mois part aujourd'hui de Cacouna pour s'achever à Kanehsatake. Elle sera donc à Montréal vers le 10 juin, à peu près au même moment où le nouveau gouvernement Libéral compte déposer son budget corsé et salé lequel met la table pour les négociations du secteur public. Encore aujourd'hui, des centaines de personnes dans plusieurs villes du Québec ont marché avec les militants et militantes du syndicat de Poste Canada pour protester contre l'élimination de la distribution postale détruisant des milliers d'emplois et contre la hausse faramineuse des envois postaux. Ajoutons-y les nouvelles coupures à Radio-Canada qui, cette fois, provoquent une mobilisation à la base.

Comment de ne pas réaliser que cette convergence est une invitation pressante à l'ensemble des mouvements sociaux du Québec et au parti anti-pétrole et anti-coupures à organiser une gigantesque manifestation à Montréal, type 22 avril 2012 du « Printemps érable », lors du passage de la marche anti-oléoduc. Peut-on compter sur l'initiative syndicale ? Il faut réaliser à quel point toute critique du gouvernement Couillard était absente de la manifestation syndicale du premier mai pour se rendre compte que les directions syndicales s'enfoncent dans l'ornière de la concertation jusqu'à l'absurde. La Coalition mains rouges, sans doute partante, n'a malheureusement pas cette capacité de mobilisation. Reste Québec solidaire dont les porte-parole et députés ont la crédibilité voulue pour lancer dans les plus brefs délais un débat public sur le sujet afin de créer une pression populaire incitant les directions syndicales et populaires à passer à l'action... et, s'il le faut, afin de convoquer directement cette manifestation.

Il faut en finir avec la morosité et la démobilisation en annonçant dès maintenant un automne chaud, un hiver bouillant et un printemps en feu. Plus on attend, plus le peuple en paiera le prix.

Non à l'oléoduc ; Non au port pétrolier ; Non aux coupures ; Non aux hausses de tarifs

Oui à un investissement massif dans les services publics, l'isolation thermique du bâti, le transport en commun ; Oui à l'imposition des profits, du capital, des revenus élevés, des produits luxueux et énergivores

Marc Bonhomme, 10 mai 2014
www.marcbonhomme.com ; bonmarc@videotron.ca