Le Canada et le Québec en pleine crise économico-politique
La lutte Wet'suwe'ten, une lutte éco-universelle pour sauver la civilisation
(plus les six textes complémentaires)


Manif westuwetsen Michel Pilon 1


La lutte des Wet'suwe'ten et de leurs alliés comporte un paradoxe. Le nombre de gens mobilisés, quelques milliers en tout et partout, est très loin du demi-million de la grande manifestation Greta Thunberg de Montréal mais ses effets sociaux-politiques sont plusieurs ordres de grandeur plus élevés. Pourquoi ? Pour reprendre une expression de Greta Thunberg, « ils/elles ont osé » s'attaquer frontalement à deux piliers mythiques de l'économie du Canada, soit l'extraction de ressources naturelles dont aujourd'hui les hydrocarbures sont le noyau dur et au système de transport à longue distance, crucial dans ce grand pays longitudinal de régions mal arrimées chacune sollicitée par le géant étasunien et dont le rail reste l'épine dorsale. Il n'en reste pas moins que le faible nombre de la militance aux blocages, et même en appuie par des manifestations sporadiques surtout à Toronto, Victoria et Vancouver, et dans une moindre mesure à Winnipeg, Edmonton, Régina, Halifax, Montréal et quelques autres endroits, est le tendon d'Achille de cette mobilisation. Elle doit sa résilience, rendue à deux semaines, à la peur bourgeoise de l'ampleur de la réaction autochtone soutenue par une re-mobilisation massive du mouvement climatique très remontée contre les hydrocarbures et très conscient du rôle d'avant-garde de protecteur de la terre-mère joué par les autochtones.


Pour lire le texte complet :

La lutte Wet'suwe'ten, une lutte éco-universelle pour sauver la civilisation plus ajouts


Appuyons le peuple vénézuélien contre l'impérialisme étasunien et ses alliés, dont le Canada, malgré son régime failli

Vénézuela - manifestation


L'implosion catastrophique et tragique du régime bolivarien démontre la contradiction flagrante entre sa politique d'insertion extractiviste, essentiellement pétrolière, dans le marché mondial et celle extérieure d'anti-étasunienne, et non anti-impérialiste étant donné son alliance avec la Chine et la Russie, ni antilibérale étant donné la prospérité et le renforcement du capital financier vénézuélien sous Chavez. Tant que cette insertion a été payante grâce à la chèreté du pétrole, elle a permis au régime de se construire une importante base d'adhésion interne et externe grâce à une politique de redistribution d'une significative part de la rente pétrolière ce qui n'a pas empêché qu'il en restait suffisamment pour soutenir une “boli-bourgeoisie” corrompue liée à une partie de la bourgeoisie traditionnelle et pour susciter une importante criminalité endémique.


Pour lire le texte complet :

Vénézuéla

****************************


Dans un contexte de ré-endettement mondial prémonitoire de crise
Le Québec/Canada dans les griffes du trumpisme économique

Femmes avec poing et banque Scotia


L’économie québécoise, tout comme celles canadienne, étasunienne, européenne et même mondiale, toussotent vers le haut. Après la crise de 2007-2008, il restait finalement une bonne marge de manœuvre pour accroître encore plus l’endettement mondial grâce à la Chine et à plusieurs autres économies dite émergentes, particulièrement en ce qui concerne la dette privée... mais aussi par le moyen de la croissance importante de la dette publique aux ÉU, dans l’Union européenne et au Japon. La dette mondiale a crû de 40% de 2007 à 2014 (de 6% en termes de ratio dette/PIB). Cette croissance de la dette s’accélère depuis 2012. Depuis la Grande crise, l’endettement canadien a augmenté autant dans la sphère privée, en particulier celle des ménages, que dans celle publique même s’il n’y a pas encore retrouvé le niveau de 1995 qui fut alors le prétexte pour la grande offensive du déficit zéro.


Le Québec - Canada dans les griffes du trumpisme économique