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Front commun, austérité/hydrocarbures et élections fédérales
Mettre la campagne dans la campagne dans la campagne

Justice fiscale 01-mai-2015 10-46-52

La rentrée sonne en pleine campagne électorale fédérale pendant que se prennent des votes de grèves au sein du Front commun, en particulier à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), et que, du côté de la lutte contre l'austérité, la mobilisation parents-professeures-gens de bonne volonté des écoles primaires et secondaires prend le relais du secteur cégeps-universités épuisé par le demi-échec du Printemps 2015 avec, en parallèle, un appel d'une coalition d'associations de parents, de syndicats de l'enseignement et de directions d'écoles pour un réinvestissement d'un milliard $ dans le réseau public d'éducation. À cette jonction parents-enseignantes pourrait s'ajouter une tentative de l'ASSÉ de coaliser à la fin septembre « l’ensemble des syndicats locaux dans le milieu de l’éducation ainsi que l’ensemble des associations étudiantes locales aux niveaux collégial et universitaire ». Mais les directions de syndicats locaux se joindront-ils à l'association animatrice du Printemps 2015 surtout sans l'assentiment de leurs fédérations invitées seulement comme observatrices?


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Mettre la campagne dans la campagne dans la campagne

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Un premier mai, mi-chair mi-poisson

Toile noire -- Marie-Victorin


Photos de la manifestation de la Coalition mains rouges du premier mai :
https://plus.google.com/photos/116366727671854200972/albums/6143979292384922049 

Les directions syndicales crient victoire à propos de la mobilisation du premier mai. « Aux quatre coins du Québec, des milliers de manifestantes et manifestants ont mené des actions pour marquer le 1er mai » de clamer la direction de la CSN sur son site web tout en déclarant être « dans une dynamique d’affrontement »... après avoir donner un coup de couteau dans le dos aux mobilisations étudiantes. « Perturbations sociales et économiques à travers la province » de surenchérir celle de la FTQ tout en appelant au dialogue social pendant que son « »Fonds de solidarité » (sic) promeut à la une de son site une rencontre sur « la relève entrepreneuriale » conjointement avec la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Certes, s'est organisé un éventail d'actions diversifiées aux quatre coins du Québec, légales et illégales : « Environ 25 000 personnes ont participé directement dans ces actions, sans compter les milliers de grévistes et étudiant-es, notamment dans les cégeps. »

 
Pour lire le texte complet :
Mobilisation premier mai

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La lutte contre l'austérité et contre les hydrocarbures
Un bilan d'étape pour résoudre la « discordance des temps »

Austérité et profit 02-avr-2015 14-23-01

Entre la manifestation marche-climat du 11 avril et les « perturbations » annoncées du premier mai sur fond de recul (ou est-ce une pause?) de la lutte étudiante, on trouve l'espace de la réflexion. Tant les réunions du Conseil central du Montréal-métropolitain de la CSN (CCMM-CSN) du premier avril que l'assemblée d'Offensive syndicale du 8 avril ont produit une ample matière brute à décortiquer.

Les binômes dialectiques à analyser et à articuler ne manquent pas. On est d'abord frappé par la « discordance des temps » (Daniel Bensaïd) tant entre le mouvement étudiant et syndical qu'au sein de celui-ci entre le secteur de la santé et des services sociaux et celui de l'éducation, au sein surtout du premier entre les employés généraux et les professionnels, au sein du second entre le post-secondaire et le primaire-secondaire, finalement entre le secteur public et celui privé. Cette discordance est traversée par la tension légalité / illégalité qui recoupe sans y correspondre celle entre négociations / concertation et affrontement / combativité. Ces couples dialectiques en recoupent d'autres comme les rapports entre lutte contre l'austérité (et les hydrocarbures) et celle pour la convention collective, ceux entre renverser le régime d'austérité et s'en tenir à (une liste) de(s) revendications dussent-elles être rassembleuses. Ces derniers rapports posent la question de l'horizon de la lutte, court terme ou long terme? Enfin demeure la tension devenue très visible tant dans le mouvement étudiant que celui syndical entre directions et bases.


Pour lire le texte complet :
Le point entre 11 avril et premier mai

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Québec : La lutte contre l'austérité
De la souveraineté de l'assemblée générale à la « grève sociale » en passant par la « grève inversée »

Couillard dialogue


Se basant sur de savants calculs, l'économiste Pierre Fortin, qui jugeait que « 
[l]e programme d’austérité du gouvernement Couillard est le bienvenu [...à] condition toutefois que le gouvernement ne fasse pas dans la précipitation » et qui a conseillé autant les gouvernements du Parti libéral que celui du PQ, affirme que « [l]e Québec est l’un des États qui mène les politiques d’austérité les plus sévères parmi les pays riches. » L'économiste « a comparé le ''degré d’austérité'' du Québec à celui d’une douzaine de pays développés, dont la France, les États-Unis et l’Allemagne. Du lot, seuls le Japon et l’Australie ont des politiques budgétaires plus austères que celles du Québec ». La liste des mesures d'austérité est en effet impressionnante. Et ce n'est pas fini puisque le gouvernement des Libéraux doit identifier un autre milliard $ de coupures à inclure au prochain budget qui sera présenté d'ici un mois ou deux. 

Heureusement, le peuple québécois, averti par la tragédie grecque, n'attend pas l'heure fatidique. Sauf que la riposte qui a débuté en lion durant l'automne 2014 tourne en rond depuis lors.


Pour lire le texte complet :
Grève inversée


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Manifestation de l'ASSÉ contre l'austérité du 3 avril 2014
Deux ans déjà, nous revoilà !


Deux ans déjà 03-avr-2014 15-05-34




Pour les photos, voir : https://picasaweb.google.com/110537867786455303075/ManifestationDeLASSEContreLAusteriteDu3042014
 


Que les sulfureuses Janette et tutti quanti aillent se rhabiller... une fois sorties de la piscine. Nous étions cet après-midi un bon 10 000 à manifester dans les rues de Montréal pendant qu'une cinquantaine de mille étudiantes s'étaient mises en grève pour une journée venant de 19 associations dont celles de 4 cégeps de Montréal. S'étaient jointes à ce jeune déferlement printanier quelques dizaines, peut-être l'une ou l'autre centaines, de militantes des groupes populaires et de femmes et une poignée de militants syndicaux.

On y a aussi vu une petite présence du Parti Vert et d'Option nationale et une un peu plus nombreuse de Québec solidaire présente aussi par une distribution de tracts. Que cette mobilisation aurait pu être encore plus imposante si les centrales syndicales s'étaient mises de la partie et si la direction Solidaire avait mobilisé ses troupes le temps d'interrompre ses activités électorales pour une demi-journée comme il sied à un parti de la rue. Il aura fallu la réaction d'une ou l'autre association, dont celle du porte-parole non élu qui était présent, pour sauver la face.

Ce ne sont pas quelques provocations policières contre cette manif déclarée illégale avant même qu'elle ne débute qui vont gâcher notre plaisir à voir la gauche reprendre le dessus sur la droite xénophobe dans la rue. On ne peut pas empêcher les érables de couler quand leur temps est venu. Reste que cette austérité contre laquelle on se mobilisait, sans plus de précision, le temps d'une bouffée d'air sera inévitablement au rendez-vous le lendemain des élections, plus forte que jamais.

Si cette manifestation ne sonne pas le réveil de la riposte au sortir de ce long et froid hiver, mais qu'elle se cantonne à demeurer une promenade de joyeuse défrustration, il n'y aura ni sortie de l'austérité ni sortie du pétrole. C'est là un défi pour Québec solidaire en autant que les urnes ne le mangent pas tout rond.