« Révolution écosocialiste ou « Back to the future »... avec fuite vers l'avant ?
Une « base d'unité » dont l'épine dorsale ignore... l'enjeu écologique

Agissons comme si nous allions gagner


Sort soudainement du chapeau de la nébuleuse Presse-toi-à-gauche, qui n'a jamais participé à aucun combat écosocialiste au sein du parti mais qui s'y est souvent abstenu ou même opposé, une nouvelle organisation dite « Révolution écosocialiste ». Coup sur coup, ses initiateurs produisent un tas de textes dont une « base d'unité » où il est à peine question d'écologie tout en édulcorant le marxisme dont le groupe se réclame. Leur facile critique du Plan vert de la CAQ aboutit certes à une critique de l'auto hydroélectrique mais sans en dégager une revendication de rejet. Vis-à-vis la bureaucratie syndicale et la direction Solidaire, leur cœur balance. Quand on passe en revue les faits d'arme du précédent « Réseau écosocialiste », issu de la même nébuleuse, au sein de Québec solidaire (QS), on constate que leurs interventions eu égard à l'écologie sont pour le moins problématiques. Et voilà qu'aujourd'hui leur cœur balance vis-à-vis QS lui-même sans que cette nébuleuse n'ait jamais en son sein levé l'étendard de la lutte écosocialiste. L'heure serait-elle venue d'abandonner QS alors que le parti, contrairement à l'espagnol Podemos avec lequel l'écosocialiste Anticapitalistas a rompu, a le vent dans les voiles et demeure démocratique ? Ne faudrait-il pas plutôt se démarquer au couteau du capitalisme vert et lutter au sein de QS et du mouvement social pour un concret corpus revendicatif écosocialiste ?


Pour lire le texte complet :

« Révolution socialiste ou « Back to the futur »


Alliance rouge-verte: Une terre verte de paix et une place pour toutes et tous

Projet de programme sur la mondialisation présenté par le conseil national de l’Alliance rouge-verte / Enhedslisten du Danemark, au congrès annuel du parti, les 5 et 6 octobre [2019]


Alliance rouge-verte Danemark


Présentation :

L'internationalisme conséquent de l'Alliance rouge-verte du Danemark interroge le nationalisme grugeant Québec solidaire
Quand la militance de Québec solidaire veut se référer à des partis de gauche qui lui ressemblent, elle nomme soit la CUP catalane, dont deux députées avaient été invitées au congrès de 2017 du parti, soit La France insoumise dont le chef dit charismatique avait fait parvenir un message vidéo au même congrès faute de ne pas pouvoir venir, soit parfois Podemos, l'alter ego de ce dernier en Espagne. Le premier est un parti indépendantiste anti-capitaliste qui, de son propre aveu autocritique, s'est laissé gagner par le nationalisme lors du référendum catalan de 2017. Les deux autres sont des partis-mouvements en déshérence se réclamant du « populisme de gauche » soit « reconstruire un ''peuple'' uni contre l’oligarchie autour de valeurs progressistes […] autour de la figure du leader [… misant sur] [l]e sentiment national, dont le pouvoir d’agrégation est sans égal sur une vaste échelle... » Ce centrisme cédant à l'opinion publique, toujours fabriquée, a résulté en de sérieux déboires électoraux ce qui a provoqué une « crise de la gauche » imposant un « temps de reconstruction » surtout pour les deux partis cachant leur électoralisme sous leur populisme. Mais presque jamais il n'est question de deux autres partis anticapitalistes, soit l'Alliance rouge-verte du Danemark et le Bloc de gauche du Portugal, qui lors des élections dans leur pays respectif en 2019 ont résisté au vent glacial de la droite réactionnaire anti-immigrant et sexiste malgré de marginaux reculs électoraux.

Pour lire le texte complet :

Projet de programme sur la mondialisation plus présentation

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Le prolétariat : encore en mesure de renverser le capitalisme?

Ensemble pour un monde meilleur 26-01-2008 17-57-35


Une correspondante en doute :

Difficile en Amérique du nord ou la classe moyenne vit encore fort bien ma foi. En Europe, c’est un peu différent…il y a pas mal de disparités d’un pays à l’autre mais dans l’ensemble les salaires sont plutôt faibles et la classe moyenne n’en est pas vraiment une (80% de la population française gagne moins de 2000 euros je crois bien.) Une prof en Italie que je connais gagne vraiment un salaire de misère (1300 euros environ). Peut-être que l’espoir viendra de pays asiatiques ou la main d’œuvre se compte encore par millions….

Trop lapidairement, je lui répondais : La révolution ne se conjugue pas au prorata de la misère du prolétariat mais de sa conscience… ce que ne confirme pas la tragédie grecque sans toutefois l'infirmer comme elle me le fit remarquer. La grande brutalité des mémorandum y est beaucoup dans l'intense mobilisation du peuple grec, du moins jusqu'en 2012, puis de la rapide ascension électorale de Syriza depuis lors. La dialectique du facteur subjectif et du facteur objectif est particulièrement complexe et exige un recours à l'histoire, surtout celle des luttes de classe. Au-delà des histoires nationales, qu'on ne peut jamais escamoter en politique réellement existante, se dégage un fil de plomb commun qui explique la constipation révolutionnaire du prolétariat depuis la conclusion de la Deuxième guerre mondiale.

Pour lire le texte complet :
le prolétariat