La négociation du secteur public : Cumuler maintenant un capital de sympathie
Pour une dramatique hausse budgétaire vers une société de prendre soin

FSSS - assez surcharge


Le comité exécutif du Syndicat des employé-e-s du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (SÉCHUM), un des syndicats les plus combatifs du secteur public, s'est prononcé contre « [l]a proposition syndicale de la CSN qui prévoie des ajustement salariaux, [...pour] passer au travers la crise du Covid-19 [… qui] sont cependant moindre que nos demandes initiales [… et aussi] contre la proposition de la CSN d’une suspension de 18 mois des négociations » comme aussi le veulent la FTQ et la CSQ mais non l'APTS et la FIQ. Il semble cependant que toutes les centrales ont répondu au désir de la CAQ d'une négociation immédiate. Après sa première décision sensée de remettre la négociation après la pandémie, la CAQ a soudainement réalisé que le paroxysme de la négociation, la grande affaire de son mandat pré-pandémir, coïnciderait probablement avec la prochaine période électorale. C'est là un risque politique pour un gouvernement qui se confronte à plus d'un demi-million d'électrices et leurs familles d'où l'échéance de trois ans post-électoral mais plus courte que le cinq ans habituel pour encourager les centrales à considérer un règlement hâtif comme une simple partie remise.


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La négociation du secteur public -- Cumuler maintenant un capital de sympathie


L'Empire contre-attaque : l'économie d'abord, la santé publique ensuite
Billions $ pour ou sous le contrôle des entreprises et quarantaine courte

covid 19 banderole balcon

Le patronat prend le contrôle du soutien gouvernemental au prolétariat
Quant au plan canadien, l'aide à l'entreprise se retrouvant essentiellement hors budget, ce qui explique, ou plutôt expliquait, sa relative modestie en proportion du PIB surtout si on exclue la part de 50% de délais fiscal de trois mois. Cette caractéristique a provoqué la frustration des PME qui ont tenté, avec l'appui du Bloc québécois, de prendre le contrôle de la distribution du soutien aux sans travail en invoquant une bien réelle inefficacité gouvernementale et un bris du lien d'emploi ce que désirent tout à la fois le patron pour la reprise de ses affaires et le prolétariat par insécurité. Leurs vœux furent plus qu'exaucés pour la plus grand joie de la Fédération des entreprises indépendantes quand le gouvernement fédéral leur accorda un rétroactif programme de subventions couvrant 75% des salaires, et non plus 10%, plus un programme de prêts sans intérêts de 40 000 $ par entreprise dont le quart éventuellement non remboursable, ce qui rallonge de 95 G$ la plan initial de 107 G$.


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L'Empire contre-attaque -- l'économie d'abord, la santé publique ensuite


Une lutte anti-pandémie pro peuple-travailleur qui fait payer le capital
Une planification mobilisatrice de rationnement-réquisition et de soutien

« [L]a mise en quarantaine est un privilège pour ceux qui ont les moyens et une angoisse pour ceux qui n’ont rien. »

Jean-François Nadeau, Le Devoir


covid-19 -- femme au balcon


L'ampleur que prend la pandémie en Europe occidental et la désinvolture de sa gestion aux ÉU annoncent la suite des choses au Québec-Canada étant donné la ressemblance socio-économique et la proximité géographique et économique. Sans compter ce qui s'annonce dans les pays du Sud au système de santé non pas austérisé mais catastrophé. On apprend que Cuba et la Chine envoient de l'aide médicale et matériel à certains pays débordés comme l'Italie ou dépourvus comme l'Éthiopie. On appelle ça de l'internationalisme peu importe les intentions intéressées, les canaux empruntés et le type de régime sous-jacent sur lesquels bien sûr on ne doit pas se taire. (On doit saluer les quelques PME, et même les grandes entreprises s'il y en a, qui prennent les devants pour produire des produits sanitaires et médicaux manquants, faute d'initiative gouvernementale, surtout quand elles le font en renonçant à tout profit et sans arrière-pensée de marketing.)


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Québec solidaire et la pandémie : un suivisme à peine critique de la CAQ
Rater l'occasion de promouvoir dès maintenant l'alternative pro-climat


La planète est malade

Dans sa lettre aux membres du 20 mars, la porte-parole du parti se vante d'avoir influencé le Premier ministre caquiste grâce à ses liens personnels avec lui. On peut certes admettre que QS ait servi de canal de transmission, un parmi d'autres, pour inviter la CAQ à prendre ou corriger certaines mesures. L'accès (problématique) à un numéro de téléphone central est une pratique très répandue. Idem pour plusieurs moratoires concernant des organismes directement contrôlés par l'État, comme la Régie du logement et Hydro-Québec, ou encore la nécessité d'obtenir un billet de médecin... quoique ignorée par des gestionnaires du CIUSSS de la Capitale-Nationale. On se réjouit de l'extension marginale du service de garde. On peut penser que le très nationaliste Premier ministre, sous pression des gens d'affaires concernés, n'a pas dû se faire tirer l'oreille longtemps pour inciter à acheter local... sans obligation. Obtenir, comme le fédéral et l'Ontario, le report du remboursement des prêts étudiants démontre plutôt l'affaiblissement du mouvement étudiant depuis 2012.


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Québec solidaire et la pandémie -- un suivisme à peine critique de la CAQ


Québec solidaire : ''La santé publique passe avant la politique'' alors qu'elle l'est
Se lève la critique du peuple travailleur contre le « père » de la nation

entraide

Québec solidaire n'avait-il pas aussitôt « garanti au premier ministre sa pleine et entière collaboration » en proclamant que « [l]a santé publique passe avant la politique » qu'il devait se renier, sous la pression de plusieurs de ses membres et de la militance du logement, pour dénoncer publiquement la Régie du logement qui voulait poursuivre les expulsions durant le temps du confinement. Ce n'était que le début du commencement de la résistance populaire à la politique anti covid-19 de la CAQ et des Libéraux fédéraux à l'encontre du Premier ministre Legault qui tente de se camper comme le père protecteur de la nation alors que que le Québec n'en est qu'au début de la progression de la courbe exponentielle de la covid-19. Le faible nombre de cas confirmés ne reflète en rien la réalité mais la paucité de la quantité de tests effectués et confirmés dont le processus est au départ englué dans le goulot d'étranglement du système téléphonique de référence. Pourtant ces tests et leur suivi sont cruciaux pour la suite des choses (New York Times : 9 essential Lessons on Fighting Coronavirus From Around the World, 20/03/2020).


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Se lève la critique du peuple travailleur contre le « père » de la nation



La crise économique dont la crise de la covid-19 est le déclencheur
Une transition possible vers une économie pro-climat de « prendre soin »

covid-19 tente soin


Le mot 'crise' s'écrit en mandarin par deux signes signifiant 'danger' et 'opportunité'. En Chine pour les deux premiers mois de l'année, « la production industrielle s'est contractée pour la première fois en près de 30 ans tandis que les ventes de détail se sont effondrées » (Radio-Canada, 16/03/20) ce qui annonce sans doute une crise économique mondiale de grande ampleur sur fond d'une économie qui était déjà en panne. On connaît le remède du capitalisme néolibéral appliqué il y a une douzaine d'années : sauver le capital (financier) en infligeant une austérité permanente au peuple travailleur. C'est là le danger. Si la dernière fois, le déclencheur a été un effondrement de capital fictif basé sur le crédit hypothécaire au prolétariat étasunien le plus pauvre surtout noir, cette fois-ci le « cygne noir » est une inattendue mais prévisible pandémie. C'est cette originalité qui en constitue l'opportunité. La bourgeoisie a beau avoir comme priorité le sauvetage de son système comme la dernière fois, elle est contrainte par la pression populaire à littéralement « prendre soin » du prolétariat d'abord.

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Une transition possible vers une économie pro-climat

La crise de la covid-19 en est une du capitalisme globalisé et humanocide
La sortie de crise appelle la mobilisation pour la planification démocratique

covid-19 dans un bus


De la « conquête » de la nature depuis la révolution néolithique proviennent les maladies contagieuses portées par les microbes des animaux sauvages, qui s'y étaient accommodés, forcés de s'installer sur nos terres défrichées suite à la destruction de leur habitat (https://www.monde-diplomatique.fr/2020/03/SHAH/61547). Le capitalisme, dernier mode de production en date de l'humanité divisée contre elle-même, a accéléré ce transfert fatidique en détruisant ou en subsumant les modes de production antérieurs dont la base était agricole ce qui supposait quand même une civilisation imbriquée dans la nature aussi humanisée soit-elle. Par contre, le capitalisme rompt avec la nature en la conquérant... croit-il. L'industrialisation de l'agriculture épuisant les sols, polluant les eaux et relâchant massivement des gaz à effet de serre (GES), y compris en amont et en aval, en est la cristallisation. Couronne cette épopée jusqu'à engendrer l’anthropocène, la globalisation capitaliste de tous les secteurs, jusqu'à la brevetabilité du vivant et de l'intellect, de toute la petite production artisanale et agricole détruite, incorporée ou subjuguée, et de tous les coins de pays soumis au talon de fer du libre-échange.


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La crise de la covid-19 en est une du capitalisme globalisé et humanocide