capitalisme vert

Élections québécoises où les centres droit et « gauche » s'effondrent
Le Québec politique se polarise mais ne résiste pas à la vague droitière

Transport public à moitié prix


À l'encontre de tous les sondages, le parti de la droite affairiste et identitaire — ce qui n'est pas sans contradiction en ces temps de prospérité toute néolibérale où les gens d'affaires réclament une plus importante main d’œuvre corvéable issue de l'immigration — la paradoxalement nommée Coalition avenir Québec (CAQ) remporte haut la main la majorité parlementaire avec 59% des sièges grâce à 37% du suffrage... et 24% des inscrits car le taux de participation électorale a été historiquement le deuxième plus bas. Le parti réputé normal des gens d'affaires, les Libéraux, qui était au gouvernement depuis 2003, sauf une interruption de 1.5 ans en 2012-2014 suite au Printemps érable que le Parti québécois (PQ) avait opportunément appuyé, a pris une débarque en récoltant le plus bas pourcentage de votes depuis la fondation du Canada (1867), devenant de facto le parti des anglais et des anglophones. Quant au PQ, il voit sa députation chuter des deux tiers en faisant élire le même nombre de députés que Québec solidaire. Il passe de l'opposition officielle à deuxième opposition étant le troisième parti en termes de votes populaires, 1% devant les Solidaires, quoique sa performance à ce niveau soit la pire depuis sa première participation électorale en 1970.


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Le Québec politique se polarise mais ne résiste pas à la vague droitière


L’élection québécoise enlignée sur l’Ontario et le Nouveau-Brunswick
Une droite plus timorée et une gauche plus musclée mais pro-capital


je vote planète

À la question en direct de but en blanc du président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, la porte-parole Solidaire et vedette montante de cette campagne électorale a répondu que Québec solidaire était révolutionnaire mais non socialiste, réponse énigmatique s’il en est une. Plus tard, harcelée par les médias surtout ceux anglophones dont elle maîtrise mal la langue, elle rejetait tous les étiquettes tout en refusant de rejeter clairement le vocable marxiste, ce qui fit les choux gras de la droite y compris du chef du PQ qui n’a pas craint de faire allusion au stalinisme sur la base d’informations carrément mensongères. Derrière la valse des étiquettes, ce qui préoccupe le milieu des affaires et ses médias, c’est la question des nationalisations incorporées au programme au temps de l’adolescence du parti.


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L’élection québécoise enlignée sur l’Ontario et le Nouveau-Brunswick


Une campagne électorale à mi-chemin kidnappée par l’identitarisme ?
Québec solidaire, meilleur parti mais à côté de la plaque… verte


Coule pas pantoute


Dans cette campagne électorale, les Libéraux sortants traînent leur triste bilan d’austérité extrême, de favoritisme envers les « docteurs », de corruption cachée par l’UPAC et de cyniques surplus justifiant des bonbons à la pelle. La CAQ, le parti d’un seul homme d’affaire, en rajoute tout en soustrayant des revenus, contradiction à la hauteur de son économiste vedette au néolibéralisme extrême qu’elle cache et des candidats ripoux qu’elle doit congédier. Le PQ, quant à lui, attire la racaille islamophobe qu’il doit soit rabrouer soit congédier quand l’évidence
meutière crève les yeux. Ne reste plus que Québec solidaire comme garanti de probité, d’accueil et d’ouverture pluraliste, de générosité populaire (et pour les PME) et de soucis écologique dont témoignent son plan de transition. C’est comme si le trio néolibéral déroulait le tapis rouge à Québec solidaire. Mais voilà qu’en mi-campagne, faute de réfugiées « envahisseurs », le thème de l’immigration se pointe du nez.


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La crise climatique entre catastrophisme résigné et « transition » défaitiste
On ne lâche rien mais on se prépare au pire… pour ne rien lâcher

Lune et terre

L’année écoulée en fut une de révélation de la crise climatique pour ceux et celles qui avaient jusqu’ici des yeux pour ne pas voir et des oreilles pour ne pas entendre. Toutes et tous sont maintenant sur le qui-vive… sauf les trumpiens et les trumpiennes. En résulte une crispation du campisme ambiant entre les transitoriens et les transitoriennes, largement dominant chez la militance et la gent politicienne, et les catastrophistes, dominant chez les scientifiques et la majorité populaire. Le premier camp s’est laissé guider par les œillères d’un marché indépassable qui l’encabane dans les limites des régressifs marché ou taxe carbone qu’elle soit « radicale » à la suédoise… sauf pour les secteurs exportateurs, ou molle à la canadienne. Le deuxième camp soit prône un technologisme apprenti-sorcier et billionnaire qui sera payé par on-sait-par-qui ou un contrôle réactionnaire, pour ne pas dire raciste, des populations, soit se résigne à ce que le ciel leur tombe sur la tête et en attendant on-jouit-ou-on-pleure et on s’en remet aux solutions sécuritaires contre les vagues de personnes réfugiées.

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La crise climatique entre catastrophisme résigné et « transition » défaitiste

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Bombardier ou la faillite de l'insertion dans le marché mondial
Plutôt la souveraineté économique du plein emploi écologique

AECG - un_merci_de_droite


Avec la double claque en pleine face que vient de recevoir Bombardier le même jour et le durcissement qu’on pouvait prévoir de la renégociation de l’ALENA, renégociation forcée par les ÉU dont le nationalisme est exacerbé par leur statut chambranlant d’hégémonisme mondial, la bourgeoisie canadienne, et encore plus la demi-bourgeoisie québécoise, est saisie d’effroi et craint le pire. Ces messieurs et quelques dames depuis belle lurette, historiquement depuis les temps coloniaux, ont misé sur le marché global ce qui aujourd’hui signifie que près de 40% de la production nationale québécoise est exportée aux ÉU. On sent que les cris d’orfraie des porte-parole affairistes cachent une immense impuissance. Soudainement, le Canada et encore plus le Québec se découvrent comme des pions sur le jeu d’échec des supergrands.

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Bombardier ou la faillite de l'insertion dans le marché mondial