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Centralité de la lutte climatique au Québec et au Canada
Mais l’alternative aux hydrocarbures reste le parent pauvre

Pétrole et feuille d'érable


Ce printemps, les plus impo
rtants partis se réclamant de la gauche tant au Québec qu’au Canada ont tenu leurs congrès. Ni la direction du NPD ni celle de Québec solidaire n’avaient souhaité que la question climatique, en mode radical, se pointe au rendez-vous. Les membres de ces partis en ont jugé autrement. Si le débat au congrès d’Edmonton en avril, centré sur la question des oléoducs charriant du pétrole bitumineux, a connu une résonance médiatique inattendue, celui au congrès de Montréal à la fin mai, centré sur les cibles de réduction des gaz à effet de serre (GES) et sur les marché/taxe carbone, a subi un enterrement médiatique de première classe allant des monopoles médiatiques à la presse internet de la gauche Solidaire. En découle que la tâche première de l’heure de la gauche radicale et anticapitaliste consiste à « faire sauter le verrou médiatique » au Québec et à l’orienter au Canada vers l’alternative au pétrole bitumineux.


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Centralité de la lutte climatique au Québec et au Canada

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La crise des réfugiés et des guerres de Syrie
Le cancer moral et politique de la gauche québécoise

Où est la solidarité du Québec

Sans compter les centaines de milliers de morts, blessés et torturés générés par les guerres syriennes, sur une population totale de 22 millions, près de huit millions de personnes dont des réfugiés intérieurs et près de cinq millions ont quitté le pays. C’est donc dire que plus de la moitié de la population a fui la guerre. Et ça continue de plus belle. La pression conjointe des bombardements et de la vie lugubre des camps a créé une vague sans précédent d’exode vers l’Europe occidentale, surtout vers l’Allemagne et la Suède, ce qui fait sauter sa politique d’accueil au compte-goutte et élever des murs de la honte. Il n’en demeure pas moins que ce sont les zones relativement hors guerre en Syrie même et certains pays limitrophes, particulièrement la Turquie, le Liban et la Jordanie, qui portent et de très loin le fardeau de l’accueil sans la contribution monétaire nécessaire par la prétendue communauté internationale... et pendant qu’un enfant sur neuf dans le monde habite une zone de conflit.


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Souveraineté autochtone et Québec solidaire (bis)
Silence soulignant un refus « réellement existant »

Igloo 04-10-2015 16-53-56

Un sympathisant canadien-anglais de Québec solidaire s'est objecté à ma critique du parti au sujet de son silence à propos de la malhabile déclaration du chef péquiste sur l'intégrité territoriale du Québec. Selon lui, « [l]a position de QS sur l’autonomie autochtone est un des points forts de son programme. Et le parti a appuyé les déclarations d’autonomie et de souveraineté des autochtones là où celles-ci se présentent. » Soulignant le mot « présentement » dans le programme, mon interlocuteur me fait remarquer que Québec solidaire ne fait que tenir compte de la réalité quand son programme affirme « qu’aucun des peuples autochtones ne porte présentement de projet à cet effet ». Il n'est cependant pas exact que Québec solidaire ait appuyé les récentes déclarations d'autonomie autochtones.

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Le prolétariat : encore en mesure de renverser le capitalisme?

Ensemble pour un monde meilleur 26-01-2008 17-57-35


Une correspondante en doute :

Difficile en Amérique du nord ou la classe moyenne vit encore fort bien ma foi. En Europe, c’est un peu différent…il y a pas mal de disparités d’un pays à l’autre mais dans l’ensemble les salaires sont plutôt faibles et la classe moyenne n’en est pas vraiment une (80% de la population française gagne moins de 2000 euros je crois bien.) Une prof en Italie que je connais gagne vraiment un salaire de misère (1300 euros environ). Peut-être que l’espoir viendra de pays asiatiques ou la main d’œuvre se compte encore par millions….

Trop lapidairement, je lui répondais : La révolution ne se conjugue pas au prorata de la misère du prolétariat mais de sa conscience… ce que ne confirme pas la tragédie grecque sans toutefois l'infirmer comme elle me le fit remarquer. La grande brutalité des mémorandum y est beaucoup dans l'intense mobilisation du peuple grec, du moins jusqu'en 2012, puis de la rapide ascension électorale de Syriza depuis lors. La dialectique du facteur subjectif et du facteur objectif est particulièrement complexe et exige un recours à l'histoire, surtout celle des luttes de classe. Au-delà des histoires nationales, qu'on ne peut jamais escamoter en politique réellement existante, se dégage un fil de plomb commun qui explique la constipation révolutionnaire du prolétariat depuis la conclusion de la Deuxième guerre mondiale.

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le prolétariat