anticapitalisme

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Réponse à Daniel Tanuro par un détour historique
Un gouvernement mondial pour sauver la civilisation

Enfants manif de la terre


Il faut prendre toute la mesure de la catastrophe du socialisme réellement existant du XX siècle. Le duo maudit des bureaucraties stalinienne et social-démocrate, couche sociale issue du prolétariat et de la petite-bourgeoisie, a brisé l’élan révolutionnaire tirant son origine de la révolution française de la fin du XVIII siècle. Cet élan se basait sur la forte aspiration socialiste du prolétariat jusqu’à la Première guerre mondiale laquelle s’est prolongée jusqu’à l’entre-deux-guerres. Ce élan dut faire face à une réaction prête à utiliser tous les moyens, du fascisme génocidaire jusqu’au consumérisme et militarisme écocides.


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Réponse à Daniel Tanuro par un détour historique -- Un gouvernement mondial pour sauver la civilisation

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Après la Grèce, l'Angleterre, l'Espagne, les ÉU, voilà le Portugal
Le rapprochement entre anciens et nouveaux réformismes

Bloc de gauche

Dans un essai précédent, j'avais questionné l'emprise délétère, sur la gauche radicale, du suffrage universel, récupéré par la démocratie bourgeoise, elle-même revivifiée par la contre-révolution stalinienne. Cette démocratie, dévoyée par la caste bureaucratique, use et abuse de la concurrence pour la survie envenimée par le néolibéralisme guerrier, de l'aliénation monétaire à laquelle plus rien n'échappe et de l'opinion publique médiatique. Dans ce cadre, j'avais tenté de comprendre ce que pourrait être un front uni contemporain animé par des partis anticapitalistes aux contours flous réinterprétant la tactique du parti de la rue et des urnes. J'avais appliqué cette tentative de cadre théorique au cas catalan-espagnol et à ceux Corbyn et Sanders sans oublier mon port d'attache, le Québec. Depuis ce temps a surgi le débat portugais dans le nouveau contexte des attentats de Paris.


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Après la Grèce, l'Angleterre, l'Espagne, voilà le Portugal

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Le prolétariat : encore en mesure de renverser le capitalisme?

Ensemble pour un monde meilleur 26-01-2008 17-57-35


Une correspondante en doute :

Difficile en Amérique du nord ou la classe moyenne vit encore fort bien ma foi. En Europe, c’est un peu différent…il y a pas mal de disparités d’un pays à l’autre mais dans l’ensemble les salaires sont plutôt faibles et la classe moyenne n’en est pas vraiment une (80% de la population française gagne moins de 2000 euros je crois bien.) Une prof en Italie que je connais gagne vraiment un salaire de misère (1300 euros environ). Peut-être que l’espoir viendra de pays asiatiques ou la main d’œuvre se compte encore par millions….

Trop lapidairement, je lui répondais : La révolution ne se conjugue pas au prorata de la misère du prolétariat mais de sa conscience… ce que ne confirme pas la tragédie grecque sans toutefois l'infirmer comme elle me le fit remarquer. La grande brutalité des mémorandum y est beaucoup dans l'intense mobilisation du peuple grec, du moins jusqu'en 2012, puis de la rapide ascension électorale de Syriza depuis lors. La dialectique du facteur subjectif et du facteur objectif est particulièrement complexe et exige un recours à l'histoire, surtout celle des luttes de classe. Au-delà des histoires nationales, qu'on ne peut jamais escamoter en politique réellement existante, se dégage un fil de plomb commun qui explique la constipation révolutionnaire du prolétariat depuis la conclusion de la Deuxième guerre mondiale.

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le prolétariat