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Photos de la manifestation en appui aux lockoutés du
Journal de Montréal

Boycotter, changer le code du travail… et pourquoi
pas un quotidien de gauche




De cinq à dix mille personnes ont participé ce samedi le 4 décembre à la manifestation en appui aux lockoutés du Journal de Montréal. Déambulant tout au long de l’avenue Mont-Royal, le long cortège pénétra tel un dard dans le stationnement au bout de cette avenue et situé juste en face de l’édifice du Journal de Montréal. La mise en scène était frappante. La mobilisation était essentiellement syndicale provenant en grande majorité de la CSN et de quelques unes de ses fédérations avec un cortège non négligeable de la FTQ et quelques autres plus modestes d’autres syndicats auquel s’ajoutait un cortège Québec solidaire d’une centaine de personnes.

Les groupes hors syndicats étaient rarissimes contrairement à la manifestation montréalaise de la Coalition contre la tarification du 23 novembre où c’était les syndicats qui étaient presque totalement absents. On se dit que si un jour tout ce beau monde travaillait ensemble, le rapport de forces des uns et des autres s’en trouverait amélioré. Peut-être est-ce que ce sera à l’occasion du prochain budget Libéral où la rumeur veut que l’Alliance sociale des centrales syndicales et des grandes fédérations étudiantes va s’associer avec la Coalition contre la tarification pour une manif géante… si toutefois on s’entend sur les revendications. Reste qu’il faudra bien plus qu’une manif géante pour renverser la vapeur de l’austérité budgétaire qui tel un ras de marée déboule dans tous les pays impérialistes.

La direction de la CSN appelait au boycott du Journal de Montréal mais aussi à « 
moderniser les dispositions anti briseurs de grève » du Code du travail, en particulier à appuyer le projet de loi du PQ allant dans ce sens. Même si Quebecor n’est pas en odeur de sainteté au sein du patronat québécois parce qu’il menace la concertation gouvernement-patronat-syndicat tellement bénéfique aux deux premiers, le gouvernement ne bougera que si cette contradiction au sein du camp ennemi n’est pas exploitée par le prolétariat. Certes, le Journal de Montréal est à boycotter mais le rapport de force social après la capitulation sans condition des syndicats du secteur public cet été et après les compromissions de la direction de la FTQ n’augure rien de bon surtout que le Journal de Montréal garde toute sa diffusion et toute sa rentabilité.

Rouvrir le Code du travail, en plus d’être une arme à deux tranchants, nécessite un rapport de force que le mouvement social n’a pas eu tant pour obtenir l’enquête sur l’industrie de la construction et sur le financement des partis politiques que pour imposer un moratoire sur le gaz de schiste. Pour changer ce défavorable déséquilibre, pourquoi ne pas proposer de faire de ce précieux acquis dû à l’acharnement des lockoutés, le journal web « Rue Frontenac » devenu aussi un hebdomadaire sur papier, un quotidien de gauche ? Ce quotidien ébranlerait jusqu’à dans ses fondements l’extrême concentration des médias québécois tous à droite y compris Le Devoir. En particulier, un quotidien tabloïd populaire serait un concurrent direct au Journal de Montréal.

L’actuelle popularité de la cause des lockoutés permettrait une campagne d’abonnement réussie. Le financement initial pourrait venir des centrales syndicales… et des se leurs soi-disant Fonds de solidarité qui auraient l’occasion de le devenir pour vrai. L’équipe de ce journal est déjà en place et a fait preuve de sa compétence et de sa résilience dans des conditions très adverses. Attend-on après Godot ? Belle occasion pour la direction de Québec solidaire d’arrêter de se contenter de suivre le mouvement et de prendre une initiative dont le parti serait le premier bénéficiaire.


Pour voir la l’album de photos :
4 décembre 2010

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Enjeu deux du processus programmatique de Québec solidaire
Cahier de perspective sur l'économie, l'écologie et le travail
Propositions de priorités et d'amendements



Le cahier de perspectives pour l'enjeu 2 pose les enjeux clefs des thèmes de l'économie, de l'écologie et partiellement du travail.  Les options proposées, qui peuvent être complémentaires, différentes ou contradictoires, se démarquent par leur antilibéralisme sans exclure des relents sociaux-libéraux et maints avancées anticapitalistes.  Les propositions proprement dites, seules à être votées, se distinguent clairement de la présentation d'orientations générales qui vont de l'anticapitaliste écosocialisme jusqu'au social-libéral réformisme du capitalisme néolibéral en passant par l'antilibérale démocratisation radicale de l'économie.

Ces choix stratégiques essentiellement mutuellement exclusifs sont nécessaires à la compréhension des décisions à prendre.  Le cahier aide ainsi grandement le débat démocratique.  Ce texte se propose de mettre en évidence et d'argumenter en faveur des propositions anticapitalistes et de quelques unes antilibérales tout en suggérant certaines améliorations. Cependant, ce cahier de perspective recèle un point aveugle qui risque de gâcher toute la sauce anticapitaliste au bénéfice du social-libéralisme, débat qu'on abordera d'abord.


Pour lire le texte complet :

Le cahier de perspectives enjeu 2

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Manifestation de la Coalition contre la tarification du 23 novembre 2010 à Montréal

Une petite manif réussie sans lendemain ou le
début d'un grand mouvement ?




Environ deux mille personnes, à mon humble et risqué avis, ont participé à la manifestation montréalaise de la Coalition contre la tarification qui après une courte marche ont bloqué l'accès à l'édifice d'Hydro-Québec sur le boul. René-Lévesque où se trouvent les bureaux du premier ministre.  Y participait un ensemble bigarré et coloré d'associations étudiantes, de groupes de femmes, d'organisations populaires de toutes sortes et quelques syndicats comme le montrent les photos jointes et les autres sur mon site.

Si une manifestation un jour de semaine a pu regrouper un bon nombre de personnes, on s'imagine que cela aurait pu être un jour de fin de semaine. On se demande d'ailleurs pourquoi ne pas avoir choisi un tel jour comme ce fut le cas le printemps passé quand 15 000 personnes s'étaient déplacées. Reste qu'il faudra beaucoup qu'une manifestation de quelques milliers ou même de quelques dizaines de milliers de personnes pour ébranler le gouvernement.

On s'attend au minimum à une jonction avec « l'Alliance sociale » des centrales syndicales et des grandes assos étudiantes pour la tenue d'une manifestation nationale monstre au moment du dépôt du budget du printemps prochain.  On s'attend à ce que Québec solidaire, seul parti modestement présent à la manifestation d'aujourd'hui, prenne une initiative dans ce sens au lieu de toujours se satisfaire de suivre le courant.  Reste que si une telle action n'est qu'une autre de ces manifestations contrôlés sans lendemain, il est très peu probable que le gouvernement bouge.

Se reposera la nécessité de la construction dans le sillage d'une telle grosse manif d'un mouvement gréviste de grande ampleur accompagné de blocages et d'occupations.  Si les directions syndicales ne s'étaient pas piteusement écrasées en juin dernier en acceptant une offre pourri pour le demi-million de syndiquées du secteur public, il y a une forte probabilité que nous aurions connu cet automne ce vaste mouvement gréviste auquel l'ensemble du mouvement social se serait joint au nom du refus du budget libéral.

Il faut maintenant y aller à froid en repartant de zéro le lendemain d'une abdication sans combat.  Pas facile.

Pour voir la l’album de photos : 23 novembre 2010



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L'auteur du « Livre noir du communisme » en visite au Québec
Les soldats « canadiens-français » envoyés en Sibérie
ont-ils eu tort de se mutiner ?


Invité par la revue Argument, et commandité par le journal Le Devoir, la chaire Raoul-Dandurand de l'UQÀM, dont le principal « partenaire » est Power Corporation, et quelques autres, l'auteur du Livre noir du communisme participera à une conférence-débat le 20 novembre à Montréal.  Il a bien sûr eu droit à une entrevue dans Le Devoir où l'auteur dénonce, après le communisme, « un totalitarisme entièrement nouveau qui prend aujourd'hui la forme de l'islamisme ».  Voilà donc l'ennemi à combattre, et non pas le capital néolibéral porteur d'une crise de civilisation et d'une corruption généralisée de la démocratie dont cet islamisme n'est qu'un fruit pourri.

On ne peut que se réjouir que la récente publication du livre du professeur Benjamin Isitt, From Victoria to Vladivostok, ait ressuscité du cimetière de l'oublie ce glorieux épisode d'une révolte commune du prolétariat des peuples québécois et canadien dans le sillage de la révolution d'Octobre. Cette révélation tombe à point pour faire contrepartie à la visite de l'auteur du « Livre noir du communisme », déjà vieux de treize ans mais toujours utile pour prétendument prouver l'impossibilité de renverser le capitalisme en faveur d'un monde écosocialiste, ce qui en réalité ne pourrait, selon ce triste sir, que dégénérer en « totalitarisme communiste », frère jumeau de celui lié au nazisme.

Pour lire le texte complet :


Livre noir du communisme

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L'église du Très-Saint-Nom-de-Jésus du
quartier Maisonneuve


Ne pas laisser aux nationalistes la défense du patrimoine

Dimanche, le 7 novembre 2010, environ 150 personnes, convoquées par l'organisation des Jeunes Patriotes, se sont rassemblées devant l'église du Très-Saint-Nom-de-Jésus (voir quelques photos attachées).  Dans ce bastion du PQ et du Bloc, très impliqués dans ce dossier, véritable patate chaude pour les Libéraux, il ne fallait pas se surprendre que les discours de circonstances soient ceux des députés locaux, du maire de l'arrondissement ancien député du Bloc et du parti de Louise Harel, elle-même ancienne députée locale du PQ, et de deux organisations nationalistes auxquels s'est ajoutée la société historique du quartier.  Le rajout de bannières de ces partis et organisations aurait été de trop. ce qui fait que seul Québec solidaire d'Hochélaga-Maisonneuve avait la sienne, lequel commence à s'intéresser à l'affaire tout en cherchant à lui donner une tournure de gauche.

Pour lire le texte complet :

Pour sauver l'église de Maisonneuve

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L'automne froid d'un Québec.


    TABLE DES MATIÈRES

1. En panne de mobilisation, sauf en région

    Un espoir brisé page 2

    Un Québec écologique ou un Québec albertain ?
   page 2

    Le retour de la crise ? page 3

    Ne pas céder au cynisme et tenir le coup page 4

2. en panne d'alternative, sauf à droite

    Les Libéraux dans l'assiette au beurre par-dessus la tête page 5

    Pour le PQ c'est « créer la richesse » par le capitalisme « vert et bleu »
   page 5

    Faiblesse Québec page 6

    Québec solidaire flotte sur l'opinion publique. page 7

    . et se noie dans ses propres contradictions page 8

    Un programme caché et manipulé qui n'en finit plus d'accoucher page 8

    Reste l'espoir d'une transformation anticapitaliste page 9

Pour lire le texte complet :


L'autome froid

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Article publié dans le journal Unité ouvrière # automne 2010
 
L’entente pourrie Front commun — gouvernement
La gauche refuse de dénoncer sinon de mobiliser
 
  • Une garantie d’appauvrissement quelque soit le scénario économique
  • Adieu rattrapage et égalité salariale
  • Des consultations bidons pour des enjeux cruciaux
  • Nos vies valent mieux que leurs profits
  • Un automne qui aurait pu être chaud
  • L’omerta à droite comme à gauche
  • À quand l’organisation d’une gauche syndicale de lutte de classe ?
  • Ce qu’aurait pu proposer une gauche syndicale lutte de classe


Pour lire le texte complet :

Front commun2010

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15 septembre 2010



Contribution au débat programmatique de Québec solidaire
sur l’enjeu deux : agriculture, écologie, économie et travail


Pour contrer la crise globale du capitalisme
Un programme écosocialiste concret et mobilisateur


La crise grecque du printemps dernier a démontré que la réalité infernale
des « programmes d’ajustement structurel » jusqu’ici réservé aux pays
dépendants depuis une génération a désormais atteint les pays impérialistes
pour, là aussi, creuser les inégalités, aggraver la pauvreté, réduire en
peau de chagrin les services publics et les programmes sociaux et précariser
les emplois.  Les inondations pakistanaises sans précédent de cet été,
démonstration on ne peut plus claire, après les incendies de forêt en
Russie, de l’effet de la croissance des gaz à effet de serre dans l’
atmosphère, ont vu leurs conséquences sociales démultipliées par le
délabrement politique d’un pays embrigadé par l’impérialisme dans sa guerre
contre le terrorisme.  Ces deux catastrophes ont cruellement illustré la
pertinence et l’urgence d’une révolution anticapitaliste pour transformer
radicalement non seulement le  système de production mais aussi son envers,
le modèle de consommation.

Pour lire le texte complet :
Programme écosocialiste

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14 septembre 2010

Un automne chaud ?


Le plus important syndicat du Front commun de l'Outaouais, le Syndicat des
travailleuses eet des travailleurs de la santé de Gatineau (STTSG) -- et non
pas ... des services généraux comme je l'avais nommé dans mon texte envoyé
le 13 août -- a rejeté l'entente gouvernement -- Front commun à 88% (800
votants sur 2400 membres) tandis que le Syndicat des Employé(e)s du Centre
Hospitalier de l'Université de Montréal (SECHUM), le plus important syndicat
fu Front commun de la région de Montréal -- je crois -- l'a aussi rejeté à
88% (1200 votants sur 4500 membres).  Se pourrait-il que la majorité du
Front commum, du moins de la FSSS, rejette l'entente ?

Pour lire le texte complet :
Un automne chaud

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13 août 2010

Convention collective du Front commun
Connivence directions syndicales - gouvernement : Recul salarial et privatisation garantis
 
Les directions syndicales prétendent que la convention collective proposée mais non ratifiée protège le pouvoir d’achat contre l’inflation et possiblement l’augmentera en cas de croissance à peine plus que modérée du produit intérieur brut (PIB).  C’est le contraire qui est vrai.  Non seulement la convention n’offre-t-elle aucune protection contre les privatisations sous toutes ses formes mais elle lie le niveau de vie des syndiquées à la qualité de la gestion capitaliste de l’économie pour un semblant de protection contre l’inflation masquée en fausse clause d’enrichissement.  Pour réunir les conditions pour pouvoir vaincre l’État-patron, est-il encore possible de faire confiance à la bureaucratie syndicale, c’est-à-dire aux directions syndicales et à leur appareil ?  Peut-on compter sur la direction de Québec solidaire qui se taît sur l’entente proposée, tout comme sur les fermetures d’usines comme celle de la raffinerie Shell, se contentant de faire la morale au gouvernement et de préparer une alliance avec le PQ ?

Pour lire le texte complet :

Front commun

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8 juin 2010

Nouvelle stratégie de la direction de Québec solidaire
Bonjour PQ, adieu prolétaires de Shell

Depuis mai, la direction de Québec solidaire a multiplié les ouvertures au
PQ et même aux députés dissidents adéquistes.  Portée par la vague
anti-corruptrice de l’opinion publique, il suffirait, pense-t-on en haut
lieu, au député solidaire d’apparaître en rassembleur M. Net de l’Assemblée
nationale pour récolter de faciles et aléatoires — et minces — succès de
sondage en ces temps de chute libre de la popularité des Libéraux («
Assoiffés de pureté », La Presse, 8/05/10).  Les marxistes proches de la
direction, en autant qu’ils rompent avec leur habituel silence complice,
invoqueront la tactique du front unique comme justification de ce tournant.
Pendant que dans la serre chaude de l’Assemblée nationale, le député
solidaire échange cafés et bons procédés avec ses collègues, les prolétaires
de la raffinerie Shell de Montréal-Est, et de ses nombreux sous-traitants,
sont abandonnés à leur sort sans que la direction de Québec solidaire ne
dise mot.

Pour lire le texte complet : Shell

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29 mai 2010

Gestion des conflits selon la direction de Québec solidaire
La dissidence prise à partie à la veille d’un débat crucial

Sans que cela ne soit prévu dans la convocation du Conseil national de juin
2010, alors que démarre le débat programmatique crucial à propos des enjeux
économique, écologique, agricole et du travail, la direction de Québec
solidaire remet sur le tapis sa dite « politique de gestion des conflits ».
Pourquoi cette résurrection inattendue après près de deux ans dans le cadre
d’un Conseil national (juin 2010) déjà surchargé ?  Pourquoi cette
publication de la résolution à la dernière minute (le 25 mai) alors que le
comité de travail sur le sujet, issu du Conseil national de septembre 2008
et mis sur pied parce que les déléguées avaient refusées d’entériner la
version originale présentée, avait remis son rapport le 12 décembre 2009 ?
Y a-t-il une urgence que seule la direction perçoit ?   Je ne nie pas
évidemment cet aspect des choses.  Ce qui est en jeu ici est la démocratie
interne et la justice interne de Québec solidaire, plus précisément la
réalité du pluralisme dans le parti.  Or le régime interne de Québec
solidaire, étant donné l'importance de ce parti au Québec, est l'affaire de
toute la gauche québécoise.

Pour lire le texte complet : Gestion des conflits

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8 mai 2010

En réponse à André Frappier : le point sur Québec solidaire
On reconnaît l’arbre à ses fruits non à son feuillage

Québec solidaire est souverainiste depuis sa naissance et indépendantiste
depuis novembre 2009… mais sa direction n’a pas trouvé pertinent de dénoncer
l’humiliation du Québec aux Jeux de Vancouver alors que tous les partis l’
ont fait du PQ jusqu’aux Conservateurs.  La lutte pour l’indépendance n’
avait aucun rôle à jouer dans le plan anti-crise proposé par la direction de
Québec solidaire alors que cette crise posait, et pose toujours, la question
centrale du contrôle des institutions financières, de juridiction fédérale,
donc nécessitant la médiation de l’indépendance.  Il est vrai que la
direction de Québec solidaire proposait de recourir essentiellement au
financement auprès du capital financier pour combattre la crise… causée par
ce même et très fédéraliste capital financier.  L’affirmation
indépendantiste de sa base la gêne au point que les résolutions du congrès
de novembre n’ont pas encore été rendu publiques six mois plus tard.

Malgré cette cruciale défaillance, Québec solidaire reste un (petit) parti
populaire de masse proprement québécois — peut-être une première dans l’
histoire du Québec — issu de la base, surtout des groupes communautaires et
de femmes.  Rien à voir avec le PQ, parti issu de l’aile nationaliste du
parti Libéral pour arrêter et récupérer en faveur de la bourgeoisie la
grande vague de mobilisation de la fin des années 60.  Du point de vue du
prolétariat, il n’y a pas pire claque en pleine face que de favoriser le PQ
qui a désormais réconcilié son discours devenu carrément néolibéral avec sa
politique depuis longtemps nettement de droite et qui, sous couvert de
laïcité, a relayé l’ADQ dans la ténébreuse promotion de « l’identité »
nationale.  Le PQ est dans le camp ennemi, point à la ligne.  Québec
solidaire, c’est notre parti… mais à qui il faut un sérieux coup de barre à
gauche pour qu’il ne devienne pas un NPD souverainiste québécois bon
gestionnaire du capital.

Pour lire le texte complet : arbre à ses fruits

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5 mai 2010

Manifestation du 5 mai 2010



Dans le quartier Hochélaga-Maisonneuve de Montréal et dans plusieurs autres
villes du Québec, le Front commun des personnes assistées sociales du Québec
(FCPASQ) tenait le 5 mai des manifestations à l'occasion de la la Semaine de
la dignité des personnes assistées sociales.  Entre 100 et 200 personnes y
ont participé à Montréal.  La principale revendication y était l'abolition
des catégories divisant les personnes assistées sociales.  Les "mémés
déchaînées" et des membres du FCPASQ ont ensuite donnée un spectacle
participatif de chansons et de théâtre.

Pour voir la l’album de photos : Manifestation du 5 mai 2010

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1er mai 2010



Manifestation du 1er mai 2010

Selon les organisateurs, 25 000 personnes ont participé à Montréal à la manifestation du premier mai.  
Les contingents syndicaux dominaient mais on y trouvait ceux des groupes populaires, de femmes, de solidarité, de partis de gauche... et même de droite (PQ).  Cependant, les assos étudiantes étaient à peu près absentes.  Quant à profiter de l'occasion pour proposer un plan de mobilisation contre les budgets Libéral et Conservateur et, pourquoi pas, un budget alternatif anti-crise économique et écologique... rien.

(Environ mille ont participé à la manif anticapitaliste, surtout des jeunes...
et pas mal de policiers fin prêts à réprimer.)

Pour voir la l’album de photos : Manifestation du 1er mai 2010

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25 avril 2010

Le projet de loi Libéral (94) pour « le visage découvert »
Ni approbation, ni croisade mais un regret et une critique

La raison d’être du bref projet de loi 94 est une réaction à la va-vite à l’
émoi provoqué par le renvoi par deux fois, pour incapacité de communication,
d’une femme d’origine maghrébine dont le visage était voilé, sauf les yeux,
d’un cours de francisation. L’émoi combine un mélange inextricable de
réaction islamophobe et de révulsion progressiste.  Il n’y a cependant rien
de pire que l’instrumentalisation perverse des chartes et des grands
principes, dont l’égalité femme-homme et la laïcité, par la droite, en
particulier par la droite réactionnaire.

Pour lire le texte complet : Projet de loi

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22 avril 2010

Le plan de développement de Québec solidaire 2010-2012
Un plan électoraliste… timidement ouvert sur la rue

Le met principal du prochain conseil national de Québec solidaire de juin
2010 sera le plan de développement de Québec solidaire 2010-2012.  Ce plan
définit des thèmes politiques prioritaires en fonction d’une analyse de la
conjoncture et établit des priorités électorales et organisationnelles.  On
salue cette tentative de saisir la conjoncture pour en dégager deux
propositions de campagnes politiques et on déplore la réduction du
développement du parti à sa seule dimension électorale.  En résulte une
compréhension sociale-libérale des campagnes proposées et surtout une
conception purement électoraliste du développement du parti.  On peut
toutefois construire sur ces propositions pour leur donner une tournure
peut-être pas anticapitaliste mais au moins antilibéral.

Pour lire le texte complet : Plan de développement

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14 avril 2010


Article publié dans le journal Unité ouvrière # 20
Le budget Libéral
Nouvelle étape de la privatisation de l’État


Dans la double lignée des prescriptions fiscales de l’OCDE et du retour du
spectre de la réingénérie de 2003 (Réingénierie de l'État, compressions
budgétaires et baisses d'impôt, FRAPRU, 2003) le gouvernement Libéral, par
son budget 2010-11, vient de franchir une nouvelle étape de la privatisation
de l’État.  Cette étape succède aux offensives de la privatisation des
entreprises d’État, du « déficit zéro », de la baisse des impôts des
entreprises et des riches, et de la privatisation directe et indirecte des
services publics.  Tout en continuant sur la lancée des étapes précédentes
en amplifiant coupures et PPP, il s’agit cette fois de commencer à
privatiser la fiscalité par des taxes et tarifs imitant peu ou prou les prix
du marché.  Cette étape, comme les précédentes, provoque beaucoup de colère.
Celle-ci sera-t-elle un feu de paille ce qui sera le cas si elle n’est pas
entretenue par un plan de mobilisation qui culminerait en une grève générale
d’au moins le secteur public appuyé activement par le peuple québécois ?

Pour lire le texte complet : Budget Libéral

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6 avril 2010

Manifestation contre la hausse des tarifs et des taxes du
1er avril à Montréal

Début d’un mouvement gréviste ou baroud d’honneur ?


Plus de 10 000 personnes — groupes de femmes, de défense des droits, syndicats et surtout des association étudiantes en grève — rejettent le budget Libéral qui rejette les derniers vestiges de la fiscalité progressive. Est-ce le commencement de quelque chose, quelque chose comme un mouvement de grèves, des occupations et des blocages, ou un simple baroud d'honneur ?

Un pareil budget fait apparaître les inacceptables offres gouvernementales — 7% sur 5 ans tout compris — comme une concession : «
“Quand nous avons fait nos offres aux syndicats, on évaluait à ce moment-là notre taux de croissance à 3,2 % alors que maintenant, notre taux de croissance a été revu à 2,9 % et nous maintenons quand même notre offre salariale”, a déclaré la présidente du Conseil du trésor. » (Le Devoir,1er avril 2010)".

Malgré cette très prévisible claque en pleine face et sans aucun plan de mobilisation pouvant leur donner un rapport de forces, les directions syndicales ont négocié même durant les vacances de Pâques et continuent de le faire. Dans quel camp sont les directions syndicales ? Elles ont déjà renoncé à leurs revendications. De déclarer au Devoir (20 mars 2010), le président de la CSQ «
que ses membres étaient réalistes et qu'aucun d'entre eux “ne croit qu'on va régler sur nos demandes initiales” ».

De toute évidence, les directions syndicales sont prêtes à régler sur la base des offres gouvernementales plus quelques peccadilles. Le gouvernement Libéral a intérêt à une entente signée, au lieu d'une loi spéciale comme en 2005, pour assurer la solidité de la paix sociale garantissant le succès d'une nouvelle vague de privatisations.

La difficulté pour les directions syndicales réside dans le maintien de leur crédibilité auprès de leur base laquelle ne pourrait venir que d'une entente rapide, avant toute escalade de mobilisation, apparaissant sauver les meubles vis-à-vis un budget catastrophique. Elles croient ce tour de force possible en maintenant le statu-quo des conditions de travail — d'où l'astuce gouvernementale d'enrager la FIIQ pour mieux ensuite reculer — tout en augmentant marginalement les salaires nominaux.

Les hautes directions syndicales et leurs appareils apparaissent pour ce qu'elles sont : une couche bureaucratique et privilégiée, cheval de Troie au sein de la base syndicale. Prise entre deux feux, cette couche est menacée à tout moment soit d'être sacrifiée par la bourgeoisie si elle perd son utilité de faire avaler des couleuvres à la base syndicale, soit d'être
flushée par sa base si celle-ci ne lui trouve plus aucune utilité.

À l'image de la détermination du syndicat des chargées de cours de l'Université de Montréal qui résiste jusqu’ici à des pressions multiples, on peut espérer une détermination similaire du quasi demi-million de syndiquées du secteur public — le succès des deux manifs du 20 mars et du 1er avril le laisse présager — à refuser une offre pourrie que leurs directions auront la sagesse de ne pas leur présenter.

Restera à enfin passer aux choses sérieuses soit une escalade vers une grève générale du secteur public soutenue activement par le peuple québécois suffisamment organisée — l'actuelle coalition contre les tarifs en est un bon départ — pour ajouter un plan de relance anti-crises économique et écologique financé par une réforme fiscale à l’avenant.

C’est sur ces points qu’on attend une contribution déterminante de Québec solidaire et non pas une campagne pré-budgétaire ayant abandonné tout plan de relance et un tract distribué à la manif du 20 mars qui refusait, en diapason avec les directions syndicales, de reprendre la revendication rassembleuse de «
11.25% sur trois ans » tout en expliquant la nécessité d’un mouvement gréviste. (Cette campagne et ses diffusions de tract sont tout de même un début de commencement de rupture avec l’électoralisme en autant qu'il y ait une suite des choses.)

La direction de Québec solidaire a un rendez-vous avec la base syndicale et le peuple québécois, et non pas avec les appareils syndicaux. Sera-t-elle au rendez-vous ?

Marc Bonhomme

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1er avril 2010

Manifestation contre la hausse des tarifs et des taxes,
le 1er avril 2010 à Montréal



10 000 personnes -- groupes de femmes, de défense des droits, syndicats et surtout des association étudiantes en grève -- rejettent le budget Libéral qui rejette les acquis de la Révolution tranquille.  Est-ce le commencement de quelque chose, quelque chose comme un mouvement de grèves, des occupations et des blocages, ou un simple baroud d'honneur ?


Pour voir la l’album de photos :
Manifestation du 1er avril 2010

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29 mars 2010

Commentaire (québécois) d’un article d’Ernest Mandel
Équilibre budgétaire néolibérale ou déficit néo-keynésien
Deux faces de la même internationalisation du capital


L’article reproduit ci-après de l’économiste belge Ernest Mandel
(1923-1995), « l'un des plus grands économistes marxistes de la seconde
moitié du XXie siècle » et dirigeant de la Quatrième Internationale,
argumentait en 1992 que la politique néo-keynésienne du déficit budgétaire
n’est qu’un attrape-nigaud pour la gauche à moins, dans certaines conditions
de sous-emploi de la force de travail et des équipements, de rechercher un
soulagement à court terme du chômage mais au détriment d’une détérioration
sur le long terme du rapport de forces entre la bourgeoisie et le
prolétariat.  À défaut d’un taux de profit satisfaisant en temps de crise,
la bourgeoisie tend plutôt à spéculer au lieu d’investir. « [A]mpleur des
dépenses d'armements » et  « gonflement énorme du crédit » en étaient et en
sont toujours les mamelles.  Cette fuite en avant fait en sorte qu’au mieux
« [l]'heure de la vérité est retardée, mais pas indéfiniment. »

Pour lire le texte complet : Ernest Mandel

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25 mars 2010

Les résolutions de Québec solidaire sur la laïcité et le voile à la lumière du projet de loi Libéral

Les résolutions programmatiques votées au congrès de novembre 2009 de Québec solidaire on enfin été publiées à la mi-mars 2010 mais seulement sur l’Intranet du parti. Pourquoi ce retard et cette réserve ? Passons. Le bon côté de ce retard est de pouvoir jeter un regard neuf sur ces résolutions, particulièrement celles concernant le « 
modèle de laïcité » et le « port de signes religieux par les agent-e-s de l’État » lesquelles ont fait l’objet d’âpres débats avant, pendant et après le congrès jusqu’à et y compris le projet de loi 94 déposé par le parti Libéral. (Voir l’annexe pour le libellé des résolutions)

À relire aujourd’hui ces résolutions, je reste convaincu de l’équilibre de la première proposition entre la laïcité de l’État et le droit d’expression religieuse bien que la définition de la laïcité comme simple neutralité entre les religions me paraît réductrice en ce sens qu’elle évacue la laïcité comme humanisme fondant une morale de liberté et d’égalité. Cette faiblesse ouvre la porte au concept communautariste de
laïcité ouverte soit le multireligionisme de l’État à la mode du cours « Éthique et culture religieuse ». Mais cette position d’équilibre est à mon avis suffisante pour passer à autre chose soit la lutte contre les crises économique et écologique et contre la guerre… et le racisme anti-musulman.

Je regrette, néanmoins, comme délégué au congrès, d’avoir approuvé la seconde résolution car le port du voile est avant tout « 
un signe de soumission de la femme » (la présidente du Comité du statut de la femme) et non pas une question de laïcité. Le rapport à la laïcité soulève quand même la question du port du voile par les employées de l’État et, parfois, par les usagères. Il en découle, à mon avis, une obligation de dénoncer le voile comme signe d’oppression de la femme mais sans recours à aucune pression législative, réglementaire ou autre, sauf dans les cas limites où des « motifs liés à la sécurité, à la communication ou à l'identification le justifient. » (projet de loi 94), étant donné que les femmes voilées sont des victimes qu’il ne faut pas isoler en les rejetant hors des espaces publiques. C’est pour cette raison que la position ultra-laïque du PQ « pour la laïcité tout court » au nom de la nationaliste identité québécoise est à rejeter.

La position du député de Québec solidaire d’« 
une campagne de sensibilisation et une offre des services de soutien social et juridique pour répondre aux besoins des femmes qui vivent des situations d'oppression découlant des pressions exercées par un milieu familial, communautaire ou religieux contraignant » (communiqué de presse, 24 mars 2010) me paraît être une solution raisonnable à ce dilemme à la quelle j’ajouterais pourtant la répression des violeurs, batteurs et harceleurs, qu’ils soient barbus fascisants ou non barbus démocratiques. Reste que la formulation de la résolution du congrès, soit la « rupture avec leur devoir de réserve » pour les agentes de l’État, m’apparaît moins claire que celle du projet de loi 94 et donc ouverte à toutes les interprétations comme « d'interdire le port de signes religieux aux détenteurs de postes d'autorité, tels les policiers, juges ou autres agents de la paix. » (Amir Khadir, idem) Cette restriction à la Bouchard-Taylor m’apparaît inutile. Il n’y a aucune raison qu’une policière ou juge voilée fasse moins bien son travail qu’un policier ou juge charismatique en cravate. C’est même plus transparent.

Marc Bonhomme, 25 mars 2010
www.marcbonhomme.com

Annexe :

Modèle de laïcité
a) Nous voulons vivre dans un Québec laïque qui consacre la séparation des institutions religieuses et de l’État.
b) Ainsi, Québec solidaire propose un modèle de laïcité conçu comme la combinaison de la neutralité des institutions publiques sur le plan des croyances (incluant le scepticisme et l’incroyance) avec la liberté, pour l’individu, d’exprimer ses propres convictions, dans un contexte favorisant l’échange et le dialogue.
c) Le processus de laïcisation des institutions du Québec n’est toujours pas terminé. L’avancement de ce processus dépend autant d’une politique d’État claire que d’une volonté de l’ensemble de la société d’établir sans concession et de façon définitive la neutralité de l’État sur le plan de la religion.
d) L'État étant laïque, les signes religieux ne sont pas admis dans les institutions publiques (ex. croix dans le salon de l'Assemblée nationale) ni les manifestations religieuses lors des activités institutionnelles (ex : prière lors d'une rencontre d'un conseil municipal).


Port de signes religieux par les agent-e-s de l’État
C’est l’État qui est laïque, pas les individus. Le port de signes religieux est accepté pour les usagers et les usagères des services offerts par l’État. En ce qui concerne les agents et les agentes de l’État, ces derniers peuvent en porter pourvu qu’ils ne servent pas d’instrument de prosélytisme et que le fait de les porter ne constitue pas en soi une rupture avec leur devoir de réserve. Le port de signes religieux peut également être restreint s’ils entravent l’exercice de la fonction ou contreviennent à des normes de sécurité.

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20 mars 2010

Manifestation du Front commun
Une enthousiaste mer verte



Plusieurs dizaines de milliers de personnes — 75 000 au dire des organisateurs — ont déferlé ce 20 mars sur le centre-ville de Montréal. Pour rendre visuelle l’unité du Front commun, la consigne avait été donnée de ne brandir que des fanions et quelques banderoles vertes « Front commun — Ensemble pour les services publics ». En résultait une mer verte d’une foule bon enfant et enthousiaste.


Pour voir la l’album de photos :
Manifestation du 20 mars 2010

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15 mars 2010


Proposition adoptée par l’Assemblée générale
du 15 mars de QS-Montréal


ATTENDU :

  • 1- Que depuis le fiasco du Sommet climatique de Copenhague qui a ouvert la porte au dénigrement du GIEC et suite à l’accalmie de la crise économique par la magie des 13 mille milliards $ de fonds publics mis à la disposition des banques et des monopoles de l’automobile créant d’importants déficits publics qu’utilise désormais le capital financier, sauvé de la noyade, pour faire chanter des gouvernements plus que condescendants, l’offensive néolibérale est repartie de plus belle ;
  • 2- Que la nébuleuse des Lucides, des économistes Montmarquette/Fortin jusqu’au porte-parole du capital financier québécois, Jacques Ménard, en passant par les politiciens Lucien Bouchard, Clément Gignac et Claude Bachand, se déchaîne pour faire du Québec une Alberta hydro-québécoise ;
  • 3- Que le gouvernement Libéral a fait sienne la « Révolution culturelle » des Lucides, dixit le ministre Bachand, en nommant les « quatre chevaliers de l’Apocalypse » comme conseillers et en ayant pour objectif budgétaire l’équilibre budgétaire à court terme par le moyen de coupures et des hausses de tarifs et de la TVQ ;
  • 4- Qu’abandonnant toute prétention social-démocrate, le PQ vient de se rallier armes et bagages à la « Révolution culturelle » Libérale en prétendant que les demandes syndicales du Front commun sont « un peu élevés » et que la hausse des tarifs est souhaitable tout en adoptant une orientation « création de richesse pour des Québécois [lesquels ?] plus riches » ;
  • 5- Que le SPQ-libre, à cause de son orientation de gauche devenue complètement incompatible avec la régulation totalement droitière du PQ, a été chassé du PQ et qu’il est dans l’intérêt de Québec solidaire de les rallier comme collectif syndical eu égard à l’importante faiblesse de notre plate-forme/programme face aux questions économiques, syndicales et du travail, du petit nombre de membres venant des syndicats et pour faire progresser l’unité politique de la gauche ;
  • 6- Qu’au delà de l’enjeu budgétaire, l’enjeu du Front commun est actuellement au cœur des contradictions sociales du Québec car de son échec dépend le succès du programme des Lucides, que de ce fait il est la cible principale du déchaînement du trio macabre PLQ/PQ/ADQ, que malgré la force structurelle du Front commun unissant 475 000 syndiquées, la stratégie de règlement rapide sans rapport de forces, que seul un mouvement gréviste peut créer, aboutira dans le mur ;
  • 7- Qu’il est impératif de démontrer dans la rue non seulement l’appui de Québec solidaire au Front commun et la « légitimité » de ses demandes mais d’appuyer explicitement le libellé de celles-ci, particulièrement l’augmentation salariale de « 11,25 % sur trois ans » et une « loi-cadre favorisant la conciliation famille et travail dans les milieux de travail qui s’appliquera à l’ensemble des salariés du Québec ».

IL EST RÉSOLU
  • A- Que Québec solidaire Montréal organise un blitz téléphonique, avec la collaboration des coordinations locales, appelant tous les membres de l’Île de Montréal à participer à la « grande manifestation » du Front commun du 20 mars prochain ;
  • B- Que le tract de Québec solidaire national dise clairement que Québec solidaire appuie la lutte et les revendications du Front commun, dont les principales seront explicitement nommées, tout en faisant le lien avec la campagne couragepolitique.org.
Marc Bonhomme,
bonmarc@videotron.ca

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13 mars 2010

Amir Khadir aux « Francs-tireurs »
Le populisme n’est pas une réponse à l’attaque tout azimut des Lucides visant le Front commun

Le porte-parole et député solitaire de Québec solidaire a acceptée une
entrevue à la populaire émission « Les Francs-tireurs » de Télé-Québec
(émission du 10 mars 2010).  Il a accepté d’être interviewé par Richard
Martineau, le chroniqueur-scab du Journal de Montréal.   Dire que le député
fut conférencier invité à la soirée de solidarité commémorant le premier
anniversaire du lock-out des employés du Journal de Montréal (Le Devoir,
25/01/10).  Allo anti-syndicalisme.  Cerise sur le gâteau, l’entrevue se
déroulait dans le cadre d’un bar décoré d’une pin-up dénudée et d’une photo
de boxeur.  Allo sexisme et machisme en ce lendemain du 8 mars.  Le contenu
était à l’avenant.  Comme le disait Martineau, malheureusement avec raison
malgré les protestations de l’interviewé, le député de Québec solidaire a
mis « un peu d’eau dans son rouge ».

Pour lire le texte complet : Franc-tireurs

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7 mars 2010

Photos de la manifestation de Montréal pour lancer la
Marche mondiale des femmes



Ce midi, le 7 mars, de mille à deux milles personnes ont participé à
Montréal au lancement national de la Marche mondiale des femmes dont le mot
d’ordre est « En 2010, ça va marcher ».  « La marche s'est terminée devant
le bureau montréalais du premier ministre Jean Charest, où les participantes
ont déposé des souliers usés, afin de démonter que leurs demandes sont
négligées.  “Dix ans plus tard, nous livrons nos souliers usés à la corde
pour signifier à quel point le gouvernement piétine sur les grandes demandes
du mouvement féministe”, a expliqué Alexa Conradi. » (Radio-Canada)

Pour lire le texte complet et voir l’album de photos : Marche mondiale 2010

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23 février 2010


Fermetures des raffineries Shell-Montréal et Total-Dunkerque
Unité avec la bourgeoisie ou unité ouvrière combative ?

Pour faire face à la fermeture de la raffinerie de Shell-Montréal le premier
juin prochain, le syndicat a opté pour une stratégie de concertation.  Pour
faire face avec la fermeture de la raffinerie Total-Dunkerque (France), le
syndicat a opté pour la grève appuyée par des grèves de solidarité.
Évidemment, il faut tenir compte des conditions différentes de la situation
objective et des niveaux de mobilisation.  Reste que voilà deux stratégies
opposées.

Pour lire le texte complet : Fermetures

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Photos de la manifestation pré-budgétaire du FRAPRU



Le 23 février, à Montréal, Québec et Sherbrooke, le FRAPRU a organisé trois manifestations simultanées à l’occasion du débat pré-budgétaire québécois.  Au dire des organisateurs, 500 personnes ont participé à ces trois manifestations visant le ministre des Finances (Bachand), le Premier ministre (Charest) et le ministre (invisible !) des Affaires municipales (Lessard).  La principale revendication était « Pour un plan de 5 ans de 50 000 logements sociaux ». 

Faut-il ajouter que cette revendication est non seulement anti-pauvreté mais qu’elle est aussi anti-chômage en ces temps de crise et qu’elle pourrait être écologique si ces logis étaient construits selon les meilleures normes de l’efficacité énergétique tout en densifiant les quartiers déjà bien pourvus en transport collectif. 

Durant la dernière campagne électorale,
Québec solidaire avait soutenu cette demande du FRAPRU.  Le PQ s’était engagé pour 3 000 logements sociaux par année.  Malheureusement, à l’occasion de leur positionnement pré-budgétaire, l’un et l’autre ont laissé tomber non seulement cette demande mais n’exige aucune dépense supplémentaire, se ralliant à l’objectif libéral de l’équilibre budgétaire pour 2013-14.

Pour voir la l’album de photos :
Manifestation du 23 février 2010

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20 février 2010

Amiante à l’Inde, Énergie Nouveau-Brunswick, Jeux de Vancouver
Où est l’internationalisme de la direction de Québec solidaire ?

Le 17 février, le député de Québec solidaire a présenté la motion suivante :
« Que l'Assemblée nationale du Québec souhaite que la Commission de
l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des ressources naturelles
(CAPERN) tienne un mandat d'initiative afin d'établir les faits sur les
conditions d'exploitation, de transformation et d'exportation de l'amiante
chrysotile pour assurer la protection des travailleurs québécois et
étrangers ayant à manipuler ce produit. »
D’ajouter le communiqué de presse de Québec solidaire :
« M. Khadir […] croit nécessaire d'explorer de manière impartiale et ouverte
la possibilité de trouver un meilleur équilibre entre la protection des
emplois de ce secteur économique et les enjeux de santé publique. Il craint
qu'une position de fermeture de la part du Québec n'entraîne un plus grand
isolement commercial sur le plan international… »

Pourtant, la nocivité de l’amiante, y compris l’amiante chrysotile, est
établi depuis fort longtemps.

Pour lire le texte complet : Internationaliste

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16 février 2010

Pierre Paquette : « Une nouvelle donne pour la souveraineté du Québec »
S’allier au capital européen pour un capitalisme vert et social

Au début janvier, Pierre Paquette, économiste et leader parlementaire du
Bloc québécois, publiait dans le premier numéro de « Revue vie économique »
un article articulé, informé et stimulant affirmant que la crise économique
démontrait plus que jamais la pertinence de l’indépendance pour arriver à
construire un Québec social, vert et pacifiste.  Cette pertinence s’expliquerait par « le retour de l’État » (souligné par Pierre Paquette) qui avec les moyens fournis par l’indépendance ou la souveraineté, terme de loin préféré par l’auteur, permettrait au Québec de construire l’« l’économie
sociale », de « renouer avec sa vraie nature : être un pont entre l’Amérique
du Nord et l’Europe », de concilier « conscience environnementale et
prospérité économique » et d’être partie prenante d’un « retour des “petits’’ pays sur la scène internationale ».  Cependant, pour parvenir à cet état béni, l’auteur ne voit pas le capitalisme, même pas les banques, comme un obstacle à vaincre.

Pour lire le texte complet : Une nouvelle donne

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12 février 2010

Couragepolitique.org de la direction de Québec solidaire
Statu quo néolibéral financé à la mode sociale-libérale


À la fin janvier 2010, la direction de Québec solidaire (QS) lançait sa
campagne politique couragepolitique.org.  On ne peut que se réjouir que la
direction du parti veuille mobiliser ses troupes pour proposer au peuple
québécois une alternative au « plan de retour à l’équilibre budgétaire » des
Libéraux.  On peut s’en réjouir d’autant plus que le Parti Québécois (PQ) l’
appuie tacitement tout comme, bien sûr, l’Action démocratique du Québec
(ADQ).  Toutefois, jusqu’à quel point le plan alternatif de la direction de
QS l’est-il ?  Son objectif « Des services de qualité pour tout le monde »
et « Plus de justice fiscale » remet-il en question l’objectif Libéral de
retour à l’équilibre budgétaire en 2013-2014 ?  Quelles améliorations
propose-t-il aux services publics et aux programmes sociaux ?  Les nouveaux
moyens de financement proposés sont-ils si différents de ceux du PQ ou de
ceux récemment proposés par la présidence Obama ?  Quel serait un plan de
relance, ou d’urgence, anticapitaliste qui serrerait vraiment la ceinture au
capital ?

Pour lire le texte complet : Courage Politique

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5 février 2010

Entre les demandes syndicales et leur rejet par le PQ,
La direction de Québec solidaire louvoie

En ce début de la saison des budgets à laquelle se mêle une tension
syndicale provoquée par le grand écart entre les demandes du Front commun et
les offres gouvernementales, le tout épicé de sauce antisyndicale à la
Québécor, Québec solidaire est interpellé de tout côté.  Les Libéraux ont un
délicat budget à faire passer, écartelé entre prolongement du soutien
économique à une timide reprise et, à terme, un équilibre budgétaire sans
hausse d’impôt exigé par les grandes puissances financières de ce monde,
tout en gérant un large Front commun sans maraudage qui leur joue dans les
pattes.  Heureusement pour eux, ils pourront compter sur l’indéfectible
soutien du PQ, tout comme de l’ADQ il va de soi, pour mettre les syndicats à
leur place.  Plutôt qu’on ne le pensait, le PQ a fait son lit au grand dam
du SPQ-libre.  À la gauche du centre-droit, Québec solidaire a tout le
terrain.  Comment l’occupe-t-il ?


Pour lire le texte complet : QS louvoie

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NOUVEAU: Voir dans la rubrique "Mes albums de photos" :

Photos de la manifestation du Mouvement anti-corruption (M.A.C.) demandant
la tenue d’une commission d’enquête publique sur le secteur de la
construction


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Commentaires


Ma contribution au débat sur la laïcité a donné lieu à un vif échange sur la
question du voile dont je crois qu'il vaut la peine de vous faire connaître
(avec la permission de mon vis-à-vis).

Je suis toujours surpris de la place prise par ce débat.  Est-ce que le
comportement et les déclarations grossièrement anti-syndicales du grand
patron de Québécor
(http://www.ledevoir.com/politique/quebec/281550/pierre-karl-peladeau-s-invi
te-a-la-rencontre-economique-le-baron-des-medias-sonne-la-charge-contre-les-
syndicats-tout-puissants) ne devraient pas faire l'objet de réactions plus
intenses ?

Évidemment, quand ce grand patron qui a lock-outé depuis un an ses employés
du Journal de Montréal, poussant l'arrogance jusqu'à redemander d'autres
concessions après 10 mois de lock-out, peut compter sur la sympathie du
député de Québec solidaire
(http://ruefrontenac.com/nouvelles-generales/55-enjeux/16310-rencontre-kadir
-pkp) on ne sait plus très bien à quel saint se vouer.

De rapporter le journal web des lock-outés: "Au terme d’une rencontre avec
Pierre Karl Péladeau, mercredi, le député de Québec solidaire Amir Khadir
dit avoir décelé chez le PDG de Quebecor « une volonté que les négociations
reprennent » ainsi qu’« une sensibilité au sort des travailleurs » en
lock-out du Journal de Montréal."  Amir Khadir "croit que « si on lève les
malentendus et les perceptions négatives, peut-être le dialogue pourra-t-il
reprendre devant le conciliateur »".

Poli, le président du syndicat des lock-outés a commenté :  "« Péladeau lui
a joué la même game qu’il joue à tout le monde : il dit qu’il veut négocier,
mais cela fait un an qu’il nous garde dans la rue »".  Ce député qui joue au
grand conciliateur -- et ce n'est pas la première fois -- ne défend pas
l'intérêt des travailleurs et travailleuses.  Et dire que des commentateurs
de gauche qui comparent Québec solidaire au NPA français.  Il ne se compare
même pas aux partis de Gauche allemand ou français mais plutôt au NPD
canadien.


Pour lire le texte complet : Réactions



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20 janvier 2010



La femme voilée, point nodal de nos contradictions
sociales et bouc émissaire de notre impuissance nationale


Au Québec, le débat sur la laïcité et son corollaire, celui sur le port de
signes religieux ostentatoires par les ou certaines employées de l’État,
pour ne pas dire sur le voile islamique, passionnent et divisent jusqu’au
sein de Québec solidaire.  La difficulté de ce débat a deux sources.  Il est
à la confluence de trois courants historiques de luttes démocratiques :
celui, mis en évidence au siècle des Lumières, pour les droits fondamentaux,
celui proéminent au XIXiè siècle pour la construction d’un État démocratique
et celui saillant au XXiè siècle pour le droit à l’autodétermination
nationale contre l’impérialisme.  Pourquoi alors toute cette passion au
Québec et en France mais non chez les nations impérialistes de langue
anglaise ?  Il y a là un problème d’identité nationale, cache-sexe pour ne
pas dire de subordination nationale.


Pour lire le texte complet : la femme voilée

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NOUVEAU: Voir dans la rubrique "Mes albums de photos" :


Manifestation commémorant le massacre de Gaza à Montréal le 17 janvier 2010




Manifestation anti-GES
à Montréal le 12 décembre 2009 à l'occasion de la conférence de Copenhage





Manifestation
commémorant le massacre de Polytechnique à Montréal le 6 décembre 2009


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14 janvier 2010




La fermeture de la raffinerie Shell de Montréal
À Shell de payer les pots cassés : Interdiction de congédier

Shell-Canada annonce qu’elle fermera en 2010 sa raffinerie de Montréal-Est
mettant à la rue directement environ 500 travailleurs mais aussi
indirectement quelques milliers d’autres travaillant soit régulièrement à la
raffinerie pour des centaines de sous-traitants soit pour des fournisseurs.
Cette fermeture met en péril la raffinerie voisine de Suncor, ex
Pétro-Canada, où se terminait il y a un an un lock-out, perdu par la
compagnie, ayant duré une longue année, laquelle raffinerie partage avec
celle de Shell certaines infrastructures.  Cette fermeture fera pour la
première fois du Québec un importateur d’essence.  Elle semble être un des
derniers clous enfoncés dans la « grappe » pétrochimique québécoise.
Faut-il se réjouir de la disparition de cette industrie polluante ?  Y
aurait-il une solution écosocialiste à cette attaque sauvage contre le droit
au travail que Québec solidaire pourrait reprendre à son compte ?

Pour lire le texte complet :

Shell