03/09/26 /18:44 /
La lutte pour le climat commence par s’opposer au militarisme qui la nie
L’appui au peuple ukrainien est la voie royale contre la guerre impérialiste

La politique de n’importe quel pays doit faire face au grand dilemme de notre époque, la crise climatique. Face à ce défi, les politiques des partis se polarisent laissant le centre vide. Le pôle de droite, en ce moment l’emportant partout, figure une société-économie militaro-sécuritaire et guerrière envenimant le recours aux hydrocarbures. Elle se ferme comme une huitre et, pour se faire, dresse des frontières militarisées tout en se dotant de la force armée pour aller piller dans les pays faibles, sous la houlette d’une grande puissance s’il n’est qu’un pays modeste, les ressources qui lui manquent y compris le cheap labour nécessaire pour ses services essentiels par une politique migratoire rejetant le droit international. C’est la voie menant au néofascisme. Le pôle de gauche, en ce moment partout battu en brèche, cherche la voie d’une société-économie de prendre-soin (care) des gens et de la terre-mère en décroissance matérielle, la seule apte à stopper la dérive climatique. Elle propose d’ouvrir ses frontières aux damné-e-s de la terre qui fuient et fuiront en masse l’enfer des tropiques devenant invivable. Pour se faire, cette société se doterait de politiques révolutionnant la structure économique nationale, en termes d’énergie, de transport, d’agriculture, d’habitat et d’urbanisme, ce qui implique une rupture avec les rapports sociaux capitalistes. C’est la voie qui combine justice climatique avec justice sociale non seulement pour mobiliser le peuple-travailleur mais aussi parce que les ultra-riches sont essentiellement responsables des émanations de GES par leur consommation mais surtout par leur contrôle de l’économie, y compris au Québec, à commencer par les transnationales pétrolières et bancaires.
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30/08/26 /13:28 /
Traumatisé par la « taxe orange », QS tape sur les bons clous sans les enfoncer
Il faut oser à la Mamdani jusqu’à annuler le plan 2035 d’Hydro-Québec

De commenter un chroniqueur de Radio-Canada, Québec solidaire (QS) tape sur les bons clous mais on ne les écoute plus d’où sa stagnation dans les sondages. Comme quoi il ne suffit pas de taper sur les bons clous mais qu’il faut aussi les enfoncer. C’est ce qu’a fait à bien des égards le maire de New York, membre des Democratic Socialists of America, pour remporter l’élection haut la main alors qu’il était au départ perdant même pour l’élection primaire du Parti démocrate. Depuis, sa victoire a requinqué la gauche du Parti démocrate. Que cette montée ne serve pas à construire un parti de gauche et qu’elle finisse par être récupérée par l’autre parti de la grande bourgeoisie étatsunienne, comme il en a historiquement toujours été, reste un dilemme qui ouvre un autre débat. N’en reste pas moins que la tactique électorale Mamdani est une réussite qui peut avoir des suites si la grande mobilisation électorale qui eut lieu se renouvelle dans le combat pour faire appliquer ses politiques.
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Traumatisé par la « taxe orange »^J QS tape sur les bons clous sans les en...foncer
23/08/26 /18:43 /
Une guerre commerciale perdante pour le fédéralisme mais porteuse d’espoir pour la lutte de libération nationale du peuple québécois

Quel que soit le scénario de la guerre tarifaire entre le Canada et les ÉU que l’on puisse imaginer, le Canada finira toujours par être le grand perdant. Non seulement le rapport de forces entre les deux pays est-il défavorable mais aussi le gouvernement canadien à partir de la Deuxième guerre mondiale a fait le choix stratégique de s’aligner sur les ÉU dans tous les domaines mais totalement eu égard à celui économique. L’ALENA puis l’ACEUM ont consacré cette intégration économique bien que certaines transnationales manufacturières hors ACEUM, par exemple pour l’automobile, aient profité d’arbitrage avantageux, par exemple sur les salaires, pour investir au Canada afin d’exporter aux ÉU ce que dorénavant ces derniers ne tolèrent plus. Avec les nouveaux tarifs les ÉU ne veulent plus du partage de marché entre entreprises canadiennes et étatsuniennes quels que soient les secteurs. Les ÉU, affaiblis mondialement, ont opté comme parade la mainmise sur les Amériques jusqu’à faire du Canada le 51e état. Il s’agit pour eux d’avoir les ressources nécessaires pour contrer la Chine ascendante par le contrôle du pétrole bon marché du Moyen-Orient, et de ses voies maritimes, dont la Chine dépend en grande partie.
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Une guerre commerciale perdante pour le fédéralisme
05/08/26 /10:17 /
Des indépendantismes loin d’attaquer le noyau dur de la crise climatique
Québec solidaire a vu la lumière auquel le Parti québécois reste aveugle

Les cinq priorités électorales du parti Libéral (PLQ) sont coites à propos du climat, de l’écologie ou de l’environnement. Leur priorité des priorités est « l’allègement de leur fardeau fiscal [des entrepreneurs et des PME] et l’accélération de l’investissement et de la productivité […afin de] créer de la richesse ». À l’heure des oligarques milliardaires y compris au Canada et au Québec et du 1% s’appropriant le gros morceau de la création de la richesse, nulle question de la redistribuer. Malgré tous ses efforts pour s’en détacher de la part de la nouvelle Première ministre, en particulier de son identitarisme nationaleux pour cacher son échec économique et social, le bilan de la CAQ au gouvernement ces derniers huit ans parle de lui-même. A sombré le tout-électrique capitalisme vert pendant que la tronquée filière batterie et les 200 milliards $ d’investissement d’Hydro-Québec se réalignent sur le tout-militaire et l’intelligence artificielle du gouvernement Carney qui est lui-même à la remorque de l’impérialisme conquérant du néo-fasciste Trump. Pour le peuple-travailleur c’est la garantie d’une austérité permanente de plus en plus répressive au prorata de sa résistance. Quant à l’ascendant parti Conservateur (PCQ), à la une de son site, il prône « [u]n État qui taxe moins, qui simplifie la vie des entrepreneurs, qui gère l’argent public avec rigueur, et qui permet aux Québécois d’accéder plus rapidement aux soins, y compris dans le réseau privé sans frais. » Si on veut croire au conte de fées, ce serait de meilleurs soins pour les « pur laine » seulement. À remarquer la parenté avec les PLQ et CAQ dont le PCQ est la version pressée vers l’extrême-droite.
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Des indépendantismes très loin de s’attaquer à la crise climatique
14/06/26 /10:14 /
TJC connaît une stimulante crise de croissance mais crise quand même
Contre le clash emploi-écologie trouver des revendications les réconciliant

Une quarantaine de membres des Travailleuses et travailleurs pour la justice climatique (TJC) ont participé à la dernière assemblée générale hybride des TJC tenue en deux temps à la fin mai et au début juin. En juin, peut-être pour une première fois les enseignant-e-s des cégeps n’étaient pas tout à fait la majorité. Tant ce début de diversification que le nombre de participant-e-s témoignent du progrès quantitatif et qualitatif des TJC. Bien que la majorité du budget assurant une petite équipe de permanent-e-s provienne de fondations, on note une augmentation importante du financement syndical, près du double sur un an, dont une partie sous forme de quote-part de la masse salariale ou de paiements annuels fixes. Notons que les TJC comptent une trentaine de syndicats membres, soit une augmentation de près du tiers en un an, totalisant un peu moins de 35 000 membres individuels. On pourrait qualifier les TJC d’ONG para-syndicale.
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TJC connaît une stimulante crise de croissance mais crise quand même
07/06/26 /10:11 /
Le gouvernement ontarien Ford sème un vent de riposte de classe
Assiste-on à un début de commencement de Front commun ?

Ça grouille de colère chez le corps enseignant et au sein du secteur communautaire de l’Ontario. Plus précisément, les multiples syndicats de ces secteurs prennent conscience que leur division les rend impuissants vis-à-vis un gouvernement Conservateur bien campé à droite et connu pour son odieuse loi 124 :
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04/06/26 /10:04 /
Le laisser-faire débridé de l’industrie du camionnage pour réduire les coûts
La solution structurelle anti-GES passe par le rail et la décroissance

Le Canada et le Québec connaissent une forte détérioration des conditions de travail de l’emploi de camionneur, un des plus importants chez les hommes. Cette détérioration se remarque au point que le Globe and Mail, le quotidien phare du patronat canadien, en a fait l’objet d’une enquête spéciale intitulée « L'absence de contrôle laisse les camionneurs sans protection ». Il faut avoir à l’idée que le camionnage est un cœur de la logistique dont la mondialisation a fait le lien de la matrice économique, encore plus au Canada à cause de l’importance du commerce internationale avec les ÉU se faisant surtout par la route. De dire le résumé de l’enquête, « [l]'un des symptômes d'une application insuffisante de la réglementation est l'essor d'un modèle économique illégal connu sous le nom de “classification erronée des salariés”. Il s'agit de présenter à tort les chauffeurs comme des travailleurs indépendants, une catégorie de travailleurs qui ne bénéficie d'aucun droit fondamental en vertu de la législation fédérale du travail qui régit actuellement le transport routier interprovincial. […] Au cours des années 2010, ce phénomène s'est considérablement étendu à l'ensemble du pays. Dans certaines régions, l'augmentation du nombre de conducteurs appartenant à cette catégorie a dépassé les 300 %. » Le salaire en a été fort impacté :
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03/06/26 /10:53 /
L’hypocrisie consommée des bienpensants face au suprématisme blanc
La diabolique dialectique entre extrémismes et partis politiques

Tant les partis politiques du Québec que certains de ses grands médias, surtout Radio-Canada, ont sur-réagi à la provocation — le déploiement d’une bannière associant le nationalisme québécois au suprémacisme blanc — d’une vingtaine de racistes d’une organisation suprémaciste dans un parc de Shawinigan pendant au maximum une trentaine de minutes. Comment ne pas voir que cette surréaction cache un malaise, celui de vouloir à tout prix se dissocier d’un phénomène que l’on a contribué à développer par pur électoralisme faute de refuser de s’attaquer, à l’intérieur, à l’austérité tous azimuts et, à l’extérieur, à reconnaître et à dénoncer à temps la guerre génocidaire contre Gaza.
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01/06/26 /12:09 /
Un Québec en mal de vivre trompé par le bouc émissaire « immigré »
Dans le brouillard cacophonique, où trouver le projet de société rassembleur

En 1955, le Canadien de Maurice Richard servait d’exutoire nationaliste pour cause d’impuissance politique. En 2026, le perdant « Go Habs Go » canadian symbolise l’échec nationaliste du plus que dernier demi-siècle. Comme le révèle l’enquête amateure mais néanmoins révélatrice du Oui-Québec, le peuple québécois s’en trouve dans un état de mal de vivre. Comme dans les années 1950, le bon peuple a tendance à renier sa langue et sa fierté surtout à Montréal et en Outaouais mais aussi dans tous les domaines des affaires, des sciences, de la culture commerciale, des communications. Faut-il se consoler de la victoire de la Victoire ? C’est là une médaille à deux côtés, tant une fuite en avant sportive qu’une affirmation symbolique que les femmes du Québec prennent les affaires en main. On pense à l’organisation Mères au front qui lutte partout au Québec sur tous les fronts avec l’énergie du désespoir et que les échecs ne tuent pas. On pense à la grève réussie du communautaire, où règnent les femmes, mais où le rapport de forces est encore loin de ce qu’il faut pour vaincre. À quand le déterminant appoint syndical qui n’était pas au rendez-vous le 1er mai ?
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Un Québec en mal de vivre mal trompé par le bouc émissaire
24/05/26 /08:33 /
Réformisme ou révolution au temps de la néofascisation du monde
Comprendre le fondement de l’échec révolutionnaire du XXe siècle

Dans la dernière livraison de Presse-toi-à-gauche, deux de ses proches collaborateurs sur la base d’approches différentes, l’un à propos du bilan du congrès plateforme Solidaire, l’autre à propos de la réforme de la fiscalité, ont abordé le même vieux débat stratégique de la gauche historique soit réformisme ou révolution :
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Réformisme ou révolution au temps de la néofascisation du monde
17/05/26 /08:32 /
La néofascisation du Québec comme un mycélium sans sporophore
La contrer par un front basé sur une vision du monde du soin et lien

Trump et la nébuleuse MAGA du parti Républicain sont une cible politique évidente pour combattre le néofascisme étatsunien. En France ce serait le Rassemblement national et Reconquête, en Angleterre le Reform Party, en Allemagne l'Alternative pour l'Allemagne (AfD). Même au Canada, la droite du parti Conservateur, traditionnaliste et libertarienne, pourrait l’être ou tout au moins son antichambre. Mais comment s’incarne la néofascisation du Québec ? Spontanément, on jongle avec le parti Conservateur sans députation à une transfuge près. À voir. Il y a bien se cachant dans les hautes herbes et sous les arbres un faune et flore fascisantes mais n’est-ce que ça ? Puis il y a cette désagréable odeur imprégnante qui parfois et sans persister devient nauséabonde. Vient-elle du très préoccupant voisinage méridional ou peut-être occidental ?
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La néofascisation du Québec comme un mycélium sans sporophore
08/05/26 /17:28 /
Nous sommes sur le point de découvrir dans quelle mesure nous sommes préparés au changement climatique

par David Wallace-Wells du New York Times
Présentation :
Dans les larges extraits de l’article ci-après du commentateur « liberal » David Wallace-Wells du New York Times, l’auteur s’appuie sur l’écrivain marxiste et militant anticapitaliste Mike Davis qui a écrit Génocides tropicaux (2000) pour sonner l’alerte à propos de l’ampleur du possible bouleversement climatique qui attend le monde dans la prochaine année. Le livre Génocides tropicaux « fait le lien entre l'économie politique et le colonialisme au XIXe siècle et des phénomènes climatiques d'échelle mondiale, en particulier le phénomène El Niño, [… en] explor[ant les conséquences du colonialisme et de l'introduction du capitalisme, et leur lien avec la famine des populations locales. »
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Un phénomène climatique gigantesque est en train de se former en ce moment...dans l
04/05/26 /08:27 /
Un vent Mamdani a soufflé sur les amendements à la plateforme Solidaire
Mais, trop ambitieux, le CAP écologie s’est enlisé dans une impasse

On sent qu’un vent Mamdani a soufflé sur le Cahier de synthèse, ou plutôt sur ses amendements, en vue du congrès plateforme de Québec solidaire au début mai. Des amendements requièrent le gel des loyers tout court et non « à l’inflation » ce qui permettrait aux propriétaires de blocs-appartements de maintenir la marge de profit qu’ils ont haussé après la pandémie. À cellieux qui mettent en garde vis-à-vis une grève du capitalisme immobilier pour la construction de logements locatifs il faut souligner qu’elle serait compensée par la construction de 50 000, et encore plus de 100 000 logements sociaux écoénergétiques sur le mandat. Dommage que la coordination d’Hochelaga-Maisonneuve ait substitué un plat argument à cet amendement corsé qui exigeait un argumentaire à la hauteur, lequel avait pourtant été fourni et qu’on retrouvera en annexe 1. On trouve un amendement de rénovation écoénergétique des bâtiments mais à la formulation alambiquée et sans spécifier que cette rénovation devrait concerner d’ici 2030 la totalité des bâtiments chauffés aux énergies fossiles.
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Un vent Mamdani a soufflé sur les amendements à la plateforme Solidaire
26/04/26 /09:17 /
Comme les trumpistes, les capitalistes verts se réjouissent de la guerre
Statistiques biaisées et énergies dites renouvelables mises en épingle

Maints écologistes et non pas des moindres, tel George Monbiot de The Guardian, croient que par sa guerre contre l’Iran, et celle concomitante d’Israël contre le Liban, « Donald Trump a fait plus que quiconque pour accélérer la transition énergétique. » Évidemment c’est par inadvertance que ce négateur anti-climat et pro-fossile réussirait ce tour de force. Sa guerre qu’il espérait une expédition à la vénézuélienne s’enlise coincée entre d’une part sa volonté d’en finir rapidement pour cesser de mécontenter la population étatsunienne par la hausse du prix de l’essence et sa base à qui il avait promis la fin des aventures militaires et d’autre part sa volonté de gagner pour au moins forcer l’Iran à renoncer à l’arme nucléaire et à bloquer le trafic maritime du pétrole, du gaz et des fertilisants. Y a-t-il là quelque chose de cynique ? « Vous trouverez peut-être même pervers de se réjouir de l'aspect positif, en matière d'énergie propre, d'une guerre illégale, dévastatrice et chaotique. Pour être honnête, je suis d'accord. Mais bon, je m'accommode des bonnes nouvelles quand elles se présentent. »
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Comme les trumpistes, les capitalistes verts se réjouissent de la guerre
21/04/26 /16:21 /
La réunion démobilisatrice de « Mobilisons-nous pour un printemps chaud »

L’article « Un fil d’Ariane rouge » à la une de Presse-toi-à-gauche mieux qu’il résume le contenu de l’assemblée en livre la substantifique moelle. Sa faille est dans le non-dit des panelistes et dans la relation du contenu avec le nombre de personnes présentes et surtout leurs caractéristiques.
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La réunion démobilisatrice de « Mobilisons-nous pour un printemps chaud »