Un Québec en mal de vivre trompé par le bouc émissaire « immigré »
Dans le brouillard cacophonique, où trouver le projet de société rassembleur

partisanes-victoire


 
En
1955, le Canadien de Maurice Richard servait d’exutoire nationaliste pour cause d’impuissance politique. En 2026, le perdant « Go Habs Go » canadian symbolise l’échec nationaliste du plus que dernier demi-siècle. Comme le révèle l’enquête amateure mais néanmoins révélatrice du Oui-Québec, le peuple québécois s’en trouve dans un état de mal de vivre. Comme dans les années 1950, le bon peuple a tendance à renier sa langue et sa fierté surtout à Montréal et en Outaouais mais aussi dans tous les domaines des affaires, des sciences, de la culture commerciale, des communications. Faut-il se consoler de la victoire de la Victoire ? C’est là une médaille à deux côtés, tant une fuite en avant sportive qu’une affirmation symbolique que les femmes du Québec prennent les affaires en main. On pense à l’organisation Mères au front qui lutte partout au Québec sur tous les fronts avec l’énergie du désespoir et que les échecs ne tuent pas. On pense à la grève réussie du communautaire, où règnent les femmes, mais où le rapport de forces est encore loin de ce qu’il faut pour vaincre. À quand le déterminant appoint syndical qui n’était pas au rendez-vous le 1er mai ?


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Un Québec en mal de vivre mal trompé par le bouc émissaire




La néofascisation du Québec comme un mycélium sans sporophore
La contrer par un front basé sur une vision du monde du soin et lien

Québec solidaire - manif trans

 
Trump et la nébuleuse MAGA du parti Républicain sont une cible politique évidente pour combattre le néofascisme étatsunien. En France ce serait le Rassemblement national et Reconquête, en Angleterre le Reform Party, en Allemagne l'Alternative pour l'Allemagne (AfD). Même au Canada, la droite du parti Conservateur, traditionnaliste et libertarienne, pourrait l’être ou tout au moins son antichambre. Mais comment s’incarne la néofascisation du Québec ? Spontanément, on jongle avec le parti Conservateur sans députation à une transfuge près. À voir. Il y a bien se cachant dans les hautes herbes et sous les arbres un faune et flore fascisantes mais n’est-ce que ça ? Puis il y a cette désagréable odeur imprégnante qui parfois et sans persister devient nauséabonde. Vient-elle du très préoccupant voisinage méridional ou peut-être occidental ?


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La néofascisation du Québec comme un mycélium sans sporophore



Quelques réflexions sur le bilan Solidaire de la campagne électorale
L’électoraliste « bonne gouvernance » a fait le jeu du PCQ et du PQ



QS manif


 « …l’importance capitale qu’aura eue la pandémie sur celle-ci, et ce à plusieurs niveaux. […] Il faut tout de même se questionner sur ce qui a permis l’émergence aussi rapide de ce parti de droite [PCQ] »

Malgré sa mauvaise campagne, la CAQ a pu quelque peu accroître son score électoral, mais de beaucoup son nombre de députés par la magie le système de vote unilatéral à un tour, grâce à son bilan pandémique jugé positif par la majorité francophone. Québec solidaire (QS) n’a pas su, d’un, critiquer sa gestion « sauver l’économie » aux dépens de la population à commencer par les « travailleuses essentielles » dont une forte proportion de personnes racisées, une des pires performance parmi les provinces canadiennes; de deux, lui opposer une stratégie dite covid zéro mobilisant population et lieux d’hébergement et faire cesser toute activité non essentielle, ce qui était la stratégie la plus efficace jusqu’à la généralisation de la vaccination, puis imposer le maintien du masque dans les lieux publics fermés, et l’obligation de la ventilation des bâtiments.


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Quelques réflexions sur le bilan Solidaire de la campagne électorale


Élections Québec : Il n’y a pas eu de vague caquiste mais une de la droite dure
La centriste campagne Solidaire, malgré son programme, a plié face à la droite

Notre vie plus que votre économie



 
Partis
CAQ
Libéraux
Solidaires
PQ
Conservateurs
2018
37% -- 74
25% -- 31
16% -- 10
17% -- 10
1% -- 0
2022
41% -- 90
14% -- 21
15% -- 11
14% -- 3
13% -- 0


Il n’y a pas eu de vague caquiste — les votes de la CAQ n’ont augmenté que de 3.5 points de pourcentage — mais un dispersement du majoritaire vote anti-CAQ, soit 59%, sur quatre parties à peu près à parts égales ce qui a fortement accentué le biais du vote uninominal à un tour au bénéfice de la CAQ et des Libéraux et aux dépens surtout des Conservateurs et du PQ. Les conséquences en sont que le parti des francophones les moins instruits, les plus pauvres et hors l’île-de-Montréal (
Sondage Mainstreet, élections Québec 2022, 2/10/22) dirigera avec une confortable majorité contestée par une opposition réduite, divisée et dominée par le parti des anglophones. Pendant que les deux grands partis traditionnels, Libéraux et PQ, se réjouissent de ne pas disparaître malgré des scores en plongée, la CAQ ne paie pas le prix de son persifflage anti-immigrant suivi de creuses excuses calculées et Québec solidaire clame sa victoire d’avoir été le seul parti ayant résisté à la vague caquiste qui n’a pas eu lieu. 

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Élections Québec Il n’y a pas eu de vague caquiste mais une de la droite dure

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La guerre en Syrie et le campisme
Choisir son camp, celui du peuple combattant toujours debout

lendemain-de-debat-des-chefs-en-syrie

Le 15 janvier dernier, j’ai envoyé la référence à deux articles analysant la complexité des enjeux syrien et irakien. Évidemment ces analyses concrètes de la situation concrète se dissociaient tout à fait de l’idéologique « campiste » de la situation syrienne qui ne voit dans la complexité que le simplisme binaire de l’affrontement entre deux camps. Soit « l’anti-impérialiste » régime Assad et ses alliés versus le djihadisme soutenu par l’impérialisme réduit de facto à l’impérialisme étasunien, ses alliés de l’OTAN et ses sous-fifres du monde arabo-musulman. Soit les campistes pacifistes qui rejettent les deux camps dos à dos. Les uns et les autres en arrivent au même point aveugle : l’inexistence ou la disparition du « camp » démocratique-révolutionnaire issu du soulèvement du « printemps arabe » de 2011.


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Syrie et campisme