La prise de conscience de l’extractivisme tout-électrique au Québec
Reste à l’arracher au tout-marché de l’État acquis aux transnationales

Autochtone contre mine


« Le Canada déclasse la Chine en tant que meilleur endroit au monde où bâtir une chaîne d’approvisionnement pour les batteries aux ions de lithium, selon un classement publié mardi dernier par la firme de recherche stratégique BloombergNEF », entre autres à cause « des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) » mais aussi par suite de « [l]’intégration de l’industrie canadienne avec le secteur automobile américain ». Est-ce ce succès néolibéral qui en réaction entraîne une prise de conscience des milieux écologiques du Québec que l’extractivisme tout-électrique ne nous sort nullement du pétrin de l’extractivisme des hydrocarbures. On le constate dans l’évaluation que font quatre médias du récent rapport de « L’état de l’énergie 2024 » des HEC qui reste cependant dans le cadre de l’économie de marché. Heureusement, ce biais est quelque peu corrigé par l’analyse percutante de l’IRIS sur la puissance de l’industrie automobile contre lequel des femmes de science esquissent timidement les prémisses d’une société sans « char ».


Pour lire le texte complet :

La prise de conscience de l’extractivisme tout-électrique au Québec


Malgré un rapport de forces très favorable au Front commun et consorts
Défaite syndicale sans victoire patronale faute d’unité et d’aile gauche

École ensemble

 
Côté éducation, les négociations du secteur public semblent terminées avec l’acceptation à la base de leur convention tant par le Front commun que par la FAE. Elles sont à demi achevées du côté du secteur santé en l’absence d’accord de principe avec la FIQ, syndiquant la grande majorité des infirmières, qui négocie isolée loin de l’attention médiatique et, semble-t-il, de toute perspective de mobilisation. Rappelons que le secteur santé, contrairement à celui des l’éducation, est cadenassé par la loi des services essentiels qui a mené
au maintien de 70% à 100% des services de ce secteur.  On en déduit qu’en l’absence de mise au défi de cette loi, ce qui entrainerait inévitablement une loi spéciale et puis Dieu-sait-quoi, la relative inefficacité de la grève dans la santé a fait du secteur de l’éducation le fer de lance du rapport de forces du secteur public.  


Pour lire le texte complet :

Défaite syndicale sans victoire patronale faute d’unité et d’aile gauche
 


Les TJC lancent la campagne « Sortons le gaz de nos lieux de travail »
La plus évidente et la plus facile parmi les tâches de décarbonation

TJC


La CAQ a bloqué à double tour l’inclusion de toute clause environnementale dans la convention collective du secteur public malgré l’appui explicite de syndicats de professeurs de cégep. Les Travailleuses et travailleurs pour la justice climatique (TJC), qui en avaient fait la proposition, loin de jeter la serviette rapplique en lançant la campagne « Sortons le gaz de nos lieux de travail ». Comme le dit d’entrée de jeu cette campagne :

 
Le gaz naturel dans les institutions publiques, c’est l’équivalent carbone de plus de 250 000 voitures. TJC vous propose de vous mobiliser pour sortir le gaz fossile - dit “gaz naturel” - de votre milieu de travail. Contactez votre syndicat, téléchargez la trousse de mobilisation, et écrivez-nous pour nous faire part de vos progrès!



Pour lire le texte complet :

Les TJC lancent leur campagne « Sortons le gaz de nos lieux de travail »


Les courageuses profs de la FAE sont à appuyer cent milles à l’heure
C’est le temps des gros chèques et de prendre la rue pour l’école publique

FAE Manif


La FAE est à deux doigts de rejeter l’entente de principe non pas à cause de la partie salariale, si l’on en juge par les votes scindés de leurs consœurs de la CSQ dont quelques syndicats ont rejeté ou appuyé de peu la partie sectorielle. Tout pourrait se jouer mercredi soir à Granby. Quatre des neuf syndicats de la FAE ont rejeté l’entente à un plus fort taux que les quatre qui l’ont accepté. On attend dans l’urgence le cri du cœur Solidaire en appui à la direction de ce syndicat qui a recommandé le rejet à cause du « "mépris apparent [du] gouvernement pour [la] profession" […et parce que] l’entente de principe "n’améliore pas de manière significative [les] conditions de travail, dont la composition de la classe" »  


Pour lire le texte complet :

Les courageuses profs de la FAE doivent être appuyées cent milles à l’heure


L’immigration, le bouc émissaire universel de tous les maux sociaux
Plus d’immigration, moins de problèmes… si on les accueille et intègre

Racisme ici et ailleurs

 
La CAQ casse du sucre sur le dos de l’immigration depuis qu’elle existe. C’est dans ses gênes venant de l’ADQ. Elle vient de gagner le parti Libéral du Canada à son idéologie identitaire pour les besoins de la cause soit l’incapacité du gouvernement fédéral (et du Québec) de faire face à l’aigue crise du logement
en tête du palmarès inflationniste. Le gouvernement canadien et québécois, pour résoudre la pénurie de main-d’œuvre à la satisfaction du patronat malgré un relativement haut taux d’emploi tel que jaugé depuis l’an 2000, ont ouvert comme jamais les vannes de l’immigration, cette armée de réserve jadis surtout interne, particulièrement l’immigration temporaire :


unknown



Pour lire le texte complet :

L’immigration, le bouc émissaire universel de tous les maux sociaux

Les profs mettent au premier plan la qualité de l’école publique
Retournant contre la CAQ sa vile tactique d’acheter à rabais l’acceptation

FAE bloque

De dire haut et fort le président du Syndicat de l’enseignement de la région de Laval (SERL-FAE) qui a rejeté à 68 % l’entente de principe conclue avec Québec, que ses membres sont « restés fidèles aux positions qu’ils avaient au moment de la grève générale illimitée. Lorsqu’on se promenait sur les lignes de piquetage, les gens nous parlaient de la composition de la classe, des conditions de travail, des conditions d’apprentissage des élèves, de l’école publique dans son ensemble. […] Le gouvernement a décidé que lorsqu’il ne pouvait pas donner les services nécessaires, il allait donner une prime en argent aux enseignants. Ce n’est pas ça qui va rendre les conditions de travail meilleures… » (Marie-Ève Morasse, Les profs de Laval sont restés « fidèles » à leurs revendications, dit leur syndicat, La Presse, 19/01/24). Tout est dit.


Pour lire le texte complet :

Les profs mettent au premier plan la qualité de l’école publique


Pour le rejet des ententes entre la CAQ et les bureaucraties syndicales
Ça ne règle rien sur le fond et ça bloque tout espoir d’un nouveau 1972

Dirigeants syndicaux

Il faut écouter l’entrevue du Midi-Info (15/01/24, 12h43) avec une enseignante du quartier Saint-Michel à Montréal pour comprendre pourquoi elle-même et, selon ses dires, ses collègues de son école, suite à une réunion tâtant le pouls de chacune et chacun, penchent pour le rejet de l’entente de principe de la FAE à moins de l’accepter « par désespoir » comme elle le dit. Le salaire négocié n’est pas à la hauteur de leur formation universitaire et de leur responsabilité ajoute-elle. Elle aurait pu préciser que s’il compensera peut-être pour l’inflation — la formule compensatrice des trois dernières années est bloquée à seulement 1% de plus — dont celle de 2022 à retardement, il n’y aura rien pour le rattrapage. L’accentuation de la crise climatique et sans doute des guerres n’augurent rien de bon au sujet du contrôle de l’inflation. Et on est encore très loin d’égaler la rémunération globale des personnes salariées des autres secteurs publics qui au départ était supérieure de près de 23%.



Pour lire le texte complet :

Pour le rejet des ententes entre la CAQ et les bureaucraties syndicales - ...odifié


Le chemin de la COP28 en transition hors énergie fossile… vers la terre-étuve
À l’avant-garde, l’Europe nordique, relativement, et la Chine, absolument

Terre-étuve


Annexe : Un condensé d’une politique anti-extractiviste de sobriété solidaire pour le Québec
 
·         Se libérer de la domination du Canada pétrolier-financier par l’indépendance afin de d’exproprier et de socialiser le capital financier pour le contrôle démocratique de l’épargne nationale à réorienter vers le financement d’un Québec de sobriété énergétique et de « prendre soin ».
·         L’interdiction des véhicules privés des ménages d’ici dix ans en faveur d’un système de transport en commun gratuit, fréquent, confortable, électrique et partout jusqu’au moindre village, avec un complément d’autopartage communautaire.
·         L’interdiction immédiate de la construction de maisons unifamiliales et en rangées en faveur de logements collectifs écoénergétiques (consommation d’énergie quasi zéro) dont au moins 50% seraient sociaux (loyer en fonction du revenu du ménage) dans un contexte urbain de services de proximité (quartier 15 minutes), d’agriculture urbaine et de parcs nature.
·         La disparition des deux mamelles de l’endettement des ménages, logements et véhicules, réduira la consommation de masse ce à quoi s’ajoutera l’obligation d’ateliers de réparations sur la base de garantis déterminées socialement pour mettre fin à l’obsolescence programmée.
·         Les GES générés par la production et le transport des marchandises seront encore réduits par les circuits courts de la souveraineté alimentaire facilitée par la réduction de l’alimentation carnée, par le recours aux chemins de fer socialisés pour le transport à longue distance tant des marchandises que des gens, et par l’électrification du transport à courte distance.
·         La mise à niveau écoénergétique à consommation quasi zéro de tous les bâtiments viables en dix ans sur la base du principe « négawatt » en commençant par ceux climatisés aux énergies fossiles. Ce qui suppose de ne pas tomber dans le piège énergivore de la connectivité 5G. Ce gisement de négawatts est plus que suffisant pour l’électrification du transport.
·         La transformation de l’agro-industrie et la foresterie commerciale en bio-agriculture et en bio-foresterie pour regénérer les sols les rendant capables de capture et séquestration naturelles de GES.
·         Une politique de remboursement de la dette écologique du Québec dont son calcul par une commission spéciale.
·         Une politique de frontières ouvertes et le rehaussement d’une structure d’accueil facilitant l’intégration en français à la société québécoise et à son marché du travail.




Pour lire le texte complet :
Le chemin de la COP28 en transition hors énergies fossiles - notes