La lutte pour un parc nature dans Hochelaga-Maisonneuve à Montréal
Le coup fourré du 24 juin oblige à l’affrontement du discours et de la rue

Ma santé - transport maritime

Faut-il s’étonner du coup fourré du ministère des Transports du Québec qui, le jour de la Fête nationale du 24 juin, envahissait à coups de bulldozers le boisé dit Steinberg faisant partie de la friche dite L’Assomption que l’association citoyenne Mobilisation 6600 Parc-Nature Mercier-Hochelaga-Maisonneuve veut transformer en parc nature, comme son nom l’indique? D’où son rejet d’y construire un bruyant et polluant complexe de transbordement de containers rail-camion adoubé par une jonction autoroutière fédéral-provincial au profit du Port de Montréal à laquelle vient de se superposer le REM. Les ministères des Transports fédéral et québécois sont parmi les plus affairistes de tous les ministères, en ce sens qu’ils ont comme mission de maintenir et de développer un réseau de transport d’abord et avant tout efficace pour le transport des marchandises c’est-à-dire maximiser leur vitesse de circulation à moindre frais pour les entreprises. Le transport des personnes doit s’y ajuster en dégageant le système routier en faveur du transport des marchandises spécialement lors des heures de pointe tout en, pour les entreprises, maximisant les retombées lucratives pour la construction et le financement et minimisant les coûts d’opération, ce que doit faire le REM de l’Est. 

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Le coup fourré du 24 juin oblige à l’affrontement du discours et de la rue


Les fondements du débat sur les liens entre la tuerie de London et la loi 21
Le clash des oppressions s’avilit en blâmes réciproques et non en coalition

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Dans le débat sur l’amalgame entre la tuerie terroriste de London et l’islamophobe loi 21, sur l’interdiction du port de signes religieux pour le personnel enseignant et quelques autres postes, l’oppression nationale du Québec, se traduisant en « Quebec bashing », est devenu un leitmotiv pour les unes et un épouvantail à moineaux pour les autres. Même si la question du racisme et celle autochtone pénètrent toutes les pores de l’actualité et que la lutte indépendantiste est en ce moment au frigidaire, celle-ci reste la grande peur de la bourgeoisie canadienne depuis le traumatisme du référendum de 1995. Dans ce contexte, la stratégie médiatique canadienne est de reporter sur le dos de la nation québécoise tous les péchés du Canada dans ces domaines.

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Les fondements du débat sur les liens entre la tuerie de London et la loi 21


À la queue leu leu derrière le Plan économique vert (PEV) de la CAQ
Le capitalisme vert pervertit tous les partis de l’Assemblée nationale

CAQ et environnement égale pas tellement

La stratégie capitalisme vert, avec son rejet des hydrocarbures et sa promotion du tout hydroélectrique y compris pour l’auto solo, déboule sur le Québec comme un tsunami. Elle laisse voir un Québec gagnant, une nouvelle Alberta, dans la perspective d’une nouvelle division internationale du travail assise sur le nouvel extractivisme de l’électricité dite renouvelable se substituant, ou plutôt se superposant, à l’ancien extractivisme des hydrocarbures (Marc Bonhomme,
Au pays du Québec, le capitalisme vert se prépare de beaux jours, Presse-toi-à-gauche, 8/06/21). La gent affairiste fait dorénavant sienne dans l’enthousiasme ce scénario tout hydroélectrique et tout batterie sans renoncer pour autant et pour l’instant, malgré les récentes admonestations de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), au supposément combustible de transition que serait le gaz naturel qui remplacerait le charbon allemand (Alexandre Shields, GNL Québec souhaite vendre du gaz en Allemagne, Le Devoir, 22/05/21), en réalité le gaz importé de Russie auquel s’oppose le gouvernement étatsunien.

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Le capitalisme vert pervertit tous les partis de l’Assemblée nationale



Au pays du Québec, le capitalisme vert se prépare de beaux jours

Canada Québec libre pétrole

L'Agence internationale de l'énergie (AEI), qui défend les intérêts des producteurs de pétrole, « a publié une "feuille de route" détaillant les politiques et les innovations que les pays devraient poursuivre. Celles-ci incluent un arrêt immédiat de tous les nouveaux projets d'exploration pétrolière et gazière [et la fin immédiate de la construction de centrales au charbon, NDLR] et un passage sans précédent aux énergies renouvelables [… u]ne transition aussi spectaculaire nécessiterait 5 billions de dollars d'investissement par an, contre un peu plus de 2 billions de dollars aujourd'hui. » (The Economist Espresso, 19/05/21) Le chroniqueur économique de Radio-Canada n’a pas manqué de profiter de l’occasion pour surenchérir en citant le directeur de l’AEI : « "Au-delà des projets déjà engagés en 2021, il n’y a pas de nouveaux projets d’exploitation gazière et pétrolière dans notre plan de match, et il n’y a pas de nouvelles mines ou d’agrandissements de mines de charbon", écrit Fatih Birol, le directeur de l’organisme, dans cette étude publiée le 17 mai. » (Gérald Fillion, Il faut repenser nos transports, c'est urgent!, Radio-Canada, 28/05/21)


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Au pays du Québec, le capitalisme vert se prépare de beaux jours


La présidence Biden : Une tronquée tentative rooseveltienne de préserver l’hégémonie des ÉU et grosse de retour de l’inflation
Wall Street -- Bullshit


Les cent premiers jours de la présidence Biden donnent l’impression d’une résurrection de la présidence New Deal de Roosevelt des années 1930 ou tout au moins de celle de la Great Society de Johnson des années 1960. À cette différence près que cette tentative Biden se fait dans le contexte du déclin de l’hégémonie étasunienne et non de sa naissance à consolider au moment de la Deuxième guerre ou de son zénith à maintenir au moment de la guerre du Vietnam. S’il a fallu la victoire de la Deuxième guerre mondiale pour réaliser les buts sociaux du New Deal qui se sont prolongés dans les « trente glorieuses » (1945-1975), la politique butter and cannon des années 60 a abouti à la défaite vietnamienne et à sa suite néolibérale. Il semble maintenant que ce soient les défaites des agressions des ÉU au Moyen-Orient (Afghanistan et Irak) qui, par le moyen terme d’une gouvernance fascisante Trump, mènent à une tentative de back to the futur pour ne pas tomber dans l’abîme.


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La présidence Biden -- Une tronquée tentative rooseveltienne





Pour des axes de plateforme qui soient des engagements concrets, et qui se démarquent, pour un plan de relance de plein emploi écologique

Bla bla bla prenons action maintenant

Pendant que toute l’attention médiatique et même celle de la militance de Québec solidaire se concentraient sur la résolution de blâme envers le Collectif antiraciste et décolonisation (CAD) du parti, fut perdu de vue l’échec de ce qui devait être le grand débat du Conseil national (CN) des 15-16 mai soit le vote pour les grands axes de la plateforme électorale. Étaient en jeu trois options dont les éléments étaient du bla-bla, aurait dit Greta Thunberg, typiquement bureaucratiques rédigées en langage administratif-technocratique loin de toute concrétude qui soit un engagement pour une société alternative de prendre soin des gens et de la terre-mère. Finalement, la pire option, celle de la direction, a été choisie. Ces vagues propos aussitôt oubliés après avoir été lus ont été condensés par le nouveau porte-parole principal du parti en la formule passe-partout « jeter les bases pour un Québec plus vert, plus juste et plus libre » qui n’engage à rien de concret et que les autres partis de l’Assemblée nationale pourraient, à quelques exceptions près, reprendre à leur compte, spécialement le PQ mais même la CAQ, sans se renier.


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Pour des axes de plateforme qui soient des engagements concrets


Manifestation montréalaise contre la continuelle Nakba palestinienne
La pacifiste réponse Solidaire contre le massacre est pro-impérialiste

Montréal pour la Palestine

Ce samedi 15 mai à Montréal comme ailleurs au Canada et dans le monde se commémorait la Nakba (catastrophe) de 1948 quand l’armée et les paramilitaires sionistes ont chassé d’une grande partie de la Palestine des centaines des milliers de personnes terrorisées par des massacres ciblés. Plusieurs milliers de Palestiniennes et Palestiniens et leurs alliées, surtout jeunes, survoltées et ne cessant de scander des slogans ont manifesté contre la Nakba qui continue avec le macabre jeu de massacre de l’armée de l’État sioniste contre la prison à ciel ouvert qu’est la bande de Gaza. (
Voir mon album de photos)

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Manifestation montréalaise contre la continuelle Nakba palestinienne - bis


Réaction à la chronique « QS n’est pas au bout de ses peines » du Devoir
L’autoritarisme identitaire gangrène-t-il Québec solidaire ?


Compétence etr non apparence


Michel David, dans sa chronique du 13 mai, s’en donne à cœur joie pour débusquer et condamner la dissidence au sein de Québec solidaire. Ces révélations sont certainement d’intérêt public. Mais ces commentaires de chroniqueur n’en ont pas moins une tendance nationaliste devenue fort identitaire avec les Charte de valeur du PQ et la loi 21 de la CAQ.   

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Le nationalisme identitaire gangrène-t-il Québec solidaire



Réponse à Jean-François Delisle
Le programme Solidaire appelle à « dépasser le capitalisme »

Drapeau Québec solidaire

Sur le site web Presse-toi-à-gauche, Jean-François Delisle s’en prend à mon article « Évolution de l’antiracisme et de l’indépendantisme de Québec solidaire -- Un antiracisme abstrait se conjuguant à un indépendantisme décroché » publié sur ce site le 4 mai. Il n’a cependant rien à contre-argumenter au sujet des deux affirmations du titre et argumentées dans le corps du texte. Cela laisse supposer qu’il est d’accord avec ma critique. Pourtant il m’accuse « de jouer le rôle de nuisances au sein de Québec solidaire » et que sais-je encore. Il semble que Delisle se regardait alors dans le miroir.

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Réponse à Jean-François Delisle


La logistique contre la nature et la vie sociale d’Hochelaga-Maisonneuve
Manifestation des 500 contre « leurs profits qui nous polluent la vie »

Leurs profits nous polluent la vie -- HM

Samedi midi, le 8 mai, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, environ 500 personnes (mon album de photos), surtout des jeunes avec souvent leurs enfants, un nombre important pour une manifestation de quartier, marchaient pour un « parc nature » sur un vaste terrain vague naturalisé à l’extrémité est du quartier. Cette volonté populaire est menacée dans l’immédiat par une entreprise de logistique de transbordement rail-camions à ciel ouvert avec tout son cortège de bruit et de poussière qui sera incommodante pour le voisinage immédiat dont un CHSLD. Si les réseaux sociaux ont été l’instrument de la mobilisation, celle-ci n’a rien eu de « spontané » mais est due au travail organisationnel de « Mobilisation 6600 Parc-Nature MHM » dotée d’un Facebook public de 1 400 membres et qu’anime un groupe surtout de jeunes femmes.

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La logistique contre la nature et la vie sociale d’Hochelaga-Maisonneuve ter


La politique de l’immigration de la CAQ
Le populisme de gauche pour cacher celui de droite

Négos secteur public

Par une manœuvre communicationnelle de fausse réunion confidentielle on découvre que la CAQ, alias le Premier ministre, fait un pied-de-nez au Conseil du patronat, qui s’en voit fort offusqué, pour apparemment défendre une politique de haut salaire moyen en supprimant, au bénéfice des personnes bas-salariées, la compétition de leurs homologues immigrants sur le marché du travail en leur refusant l’entrée au Québec. Ainsi, le niveau ontarien en sera-t-il rattrapé plus vite. Évidemment, ce rattrapage salarial par le bas est l’affaire des entreprises qui doivent « revoir leurs politiques salariales […] sans néanmoins évoquer une hausse du salaire minimum. » ( Romain Schué, Pas d’immigration massive pour combler la pénurie de main-d’œuvre, dit Legault, Radio-Canada, 3/05/21)

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La politique de l’immigration de la CAQ - ter



Évolution de l’antiracisme et de l’indépendantisme de Québec solidaire
Un antiracisme abstrait se conjuguant à un indépendantisme décroché

QS-CNA manif Joyce Echaquan

Une simple chronologie de l’évolution interne de Québec solidaire vis-à-vis l’antiracisme et l’indépendantisme peut laisser voir une évolution vers la gauche. Cependant cette chronologie ne tient pas compte de leur évolution dans la société auquel le parti s’ajuste dans une perspective électoraliste.

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Évolution de l’antiracisme et de l’indépendantisme de Québec solidaire



Le prochain Conseil national de Québec solidaire de mai
Discipliner la militance pour mieux abandonner la politique à la députation

La Press- logis sociaux


 La vedette du prochain Conseil national (CN) de mai est censée être les axes de la plateforme électorale de 2022. Il n’en est rien tellement les trois options et les amendements riment à un choix de paroles creuses ou sans insertion dans la conjoncture. Greta Thunberg les aurait qualifiés de bla-bla tellement on est loin de concrets engagements clefs au diapason de l’empilement et de l’emballement des crises écologique-économique-sociale qui accablent le Québec et l’humanité dont il n’est nullement question à l’ordre du jour.

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Le prochain Conseil national de Québec solidaire de mai bis


Hier, la lutte pour l’indépendance était synonyme de libération nationale
Aujourd’hui, elle doit se rendre indispensable à la lutte climatique

Manif étudiante climat avec drapeau Québec vert


 L’indépendance, il y a un demi-siècle, était vécue par la nombreuse génération soixante-huitarde progressiste, la mienne, comme l’aboutissement d’une mobilisation combinant, comme allant de soi, libération nationale et émancipation sociale. La grève générale de l’année 1972 en fut le pinacle. Ce tsunami n’ayant pu briser l’axe « Quebec basher » Ottawa-Toronto, il s’est échoué sur le stagnant rivage électoraliste du PQ en 1976. Celui-ci après avoir tétanisé l’indépendance libératrice par une alliance droite-gauche pour la quadrature du cercle qu’est la souveraineté-association / beau risque / souveraineté-partenariat / conditions gagnantes l’a finalement corrompue par le nauséabond nationalisme identitaire de la Charte des valeurs.

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Hier, la lutte pour l’indépendance était synonyme de libération nationale


Les GES des grandes entreprises, point aveugle de la lutte climatique
Une occasion de « transition juste » vers le plein emploi écologique


Rio Tinto - Alcan

Le mouvement écologiste est en lutte pour la diminution extrêmement rapide des émanations de gaz à effet de serre (GES) afin d’éviter un scénario catastrophique de dynamique de terre-étuve. Étant donné le risque de franchir d’irréversibles points de bascule même en se fixant l’objectif ambitieux de ne pas dépasser une hausse des températures de 1.5°C, la gauche écologiste se rallie de plus en plus à l’objectif d’une réduction nette des GES de 100% d’ici 2030 et non pas 2050 ce à quoi plusieurs pays commencent à adhérer pour mieux masquer leur manque d’ambition par rapport à l’objectif intermédiaire de 2030 que la prochaine COP 26 de Glasgow mettra sous les projecteurs. Non seulement est-ce le cas du nouveau Global Ecosocialist Network autour de Michaël Lowy et du canadien Ian Angus mais aussi au Québec de la Coalition étudiante pour un virage environnemental et social (CEVES) et des Chantiers de la déclaration d’urgence climatique (C-DUC).

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Les GES des grandes entreprises, point aveugle de la lutte climatique


Un débat plateforme Solidaire amorcé sur une base vague et technocratique
Le refus de concrets engagements-clés pour une société de prendre soin


Soin est politique

Ça branle dans le manche à Québec solidaire à moins d'être électoraliste... et encore là avec les sondages qui laissent à désirer et la tension interne sur les enjeux sociétaux dont s'emparent tant la grande presse (Le Devoir, le Soleil) que la petite-grande de la gauche nationaliste (L'Aut'Journal) empêtrée sans son alliance avec le populiste identitaire, pour le dire poliment, Bloc québécois. Ce débat acrimonieux alimenté par l’ambiguïté du discours antiraciste et pro-autochtone Solidaire se brisant sur l'accommodement électoraliste au nationalisme identitaire et sur la filière tout-électrique exigeant une myriade de mines à ciel ouvert contribue à masquer dans les débats internes la continuelle dérive vers le centre-gauche, dérive de moins en moins contestée. Les réseaux sociaux internes se déchirent sur le débat dit woke mais quasi ignorent tout débat socio-économique, par exemple, au sujet du Plan de relance et même sur ceux ayant lieu dans les Conseils nationaux (CN). La Commission politique qui hier encore, en septembre 2020, faisait sauter les plombs de l'aile parlementaire par ses audacieuses propositions, ouvrant une voie alternative, pour l'embauche de 250 000 personnes dans les services publics et le communautaire et la nationalisation du REM en construction n'est plus que l'ombre d'elle-même en acceptant, à quelques peccadilles près, la proposition apolitique de belles intentions de l'aile parlementaire comme amorce du débat sur la plateforme électorale 2022. Quant à la reformulation proposée mais refusée de son comité environnement, elle tourne en rond et parfois en pire en voulant « mobiliser tous les acteurs dans la transition » dans un esprit de concertation et non pour affronter les partis patronaux.

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Un débat plateforme Solidaire amorcé sur une base vague et technocratique



Avant la troisième vague, un budget racoleur qui masque sa réelle austérité
La totale démission climatique prépare le coup de Jarnac anti-syndical

CAQ austérité grève riposte


Maintenant qu'elle est une vérité de La Palice depuis qu'elle a commencé à se propager en Ontario et est devenue un fléau en France pendant qu'est repartie à la hausse la pandémie mondiale, particulièrement dans les pays dépendants privés de vaccins par l'âpreté du gain des grandes pharmaceutiques et par l'égoïsme national des pays impérialistes, le Premier ministre du Québec « 
constate ''le début d'une troisième vague'' au Québec ». Celle-ci est précipitée par la prédominance des variants significativement plus contagieux et mortels... et qui le deviendront de plus en plus le deviennent déjà par d'autres mutations en se propageant dans les pays pauvres sans vaccins avant de revenir comme un boomerang dans les pays impérialistes déjà vaccinés. Mais malgré les avertissements on ne peut plus clairs tant des branches scientifiques de Santé-Canada que de Santé-Québec à cet effet et en conséquence «pour ''des mesures plus strictes''' », comme bien d'autres gouvernements provinciaux le gouvernement du Québec prend la direction contraire. Il est aiguillonné en ce sens par des PME aux abois qu'il ne soutient pas suffisamment et par une base électorale libertaire voulant imposer la libre concurrence économique au domaine politique sans soucis de solidarité. Y contribue l'exaspération d'une population tannée par la politique du yo-yo afin de soi-disant sauver l'économie... au bénéfice des transnationales hyper rentables GAFAM, Tesla et Walmart par ailleurs tout à fait non québécoises.

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Avant la troisième vague, un budget racoleur qui masque sa réelle austérité



Le racisme systémique ronge le peuple québécois francophone comme un cancer
Le refus de la lutte anti-raciste par la gauche gangrène la lutte de classe

Abolissons la police

Le racisme grossier à l'égard de l'atikamekw Joyce Echaquan l'automne dernier à l'hôpital de Joliette, comme on s'en doutait, n'était que la pointe de l'iceberg. La CAQ persiste à ne pas reconnaître le « principe de Joyce », pourtant vague à souhait, sous prétexte qu'il la forcerait à aussi reconnaître le racisme systémique. Ce racisme systémique, pourtant, se précipite pour se montrer au grand jour dans la brèche ouverte grâce au courage de Joyce qui, à l'agonie, a filmé l'effrayante humiliation dont elle était victime. En février, on apprenait que l'agente de liaison en sécurisation culturelle de l'hôpital « 
av[ait] vécu du racisme dès son arrivée en poste et s’êt[ait] vu retirer l’accès à un bureau pendant une période de neuf mois » l'obligeant à errer dans les corridors avec ses vêtements d'hiver (Marie-Michèle Sioui et Magdaline Boutros, Québec n'entend pas adopter le principe de Joyce, Le Devoir, 18/02/21).


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Le racisme systémique ronge le peuple québécois francophone comme un cancer -- amendé


Plan solidaire de relance... se désolidarisant de la direction collective militante
Tentative électoraliste pour sortir de l'orbite de la CAQ... sans succès

Décolonise ta pensée


La direction de Québec solidaire vient de rendre public son « 
Plan solidaire pour un Québec d'après ». Elle organise un blitz de conférences virtuelles sur le sujet en mars et avril. Ces conférences seront utiles pour faire oublier à la militance qui se tient au courant des affaires du parti que sa direction a émoussé la radicalité votée par les conseils nationaux (CN) de septembre et novembre 2020 en faveur d'une saveur sociale-démocrate bon teint qui ne paraît en pointe que par rapport à certaines politiques abrasives de la CAQ. Cet électoraliste centrisme de gauche ne paraît réaliste que si l'on ignore les contraintes du néolibéralisme austéritaire que la lutte pandémique aura pour un temps mis entre parenthèses nécessité pour sauver la mise oblige tout comme lors de la crise de 2007-2009 tout en lui permettant de fignoler son côté autoritaire sous le masque du paternalisme. Au Québec, la CAQ a particulièrement bien réussi cette opération, nationalisme identitaire aidant, comme le montrent les sondages malgré la pire gestion canadienne de la pandémie. Cette faille démocratique qui fait tolérer les couvre-feux se répercute tant au niveau de la démocratie interne Solidaire que dans son plan de relance.


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Plan solidaire de relance... se désolidarisant de la direction collective militante



La lutte contre la mine de graphite de Lanaudière / Matawinie
Début de la coalition contre le nouvel extractivisme des «chars» électriques


Forêt - dévastation
Il faut prendre la pleine mesure politique, écologique et économique de cette lutte du peuple atikamekw, avec le concours des groupes et personnes alliées, pour la préservation des ressources de son territoire historique, la Matawinie en opposition au développement de la mine de graphite près de St-Michel-des-Saints dans Lanaudière, mais aussi en Matawinie, à proximité du Parc du Mt-Tremblant et du Parc régional du Lac Taureau. « Lors du blocus de lundi, des chasseurs blancs ont klaxonné pour soutenir les Atikamekw, qui ont été rejoints par des membres de la nation innue, à environ 1 000 kilomètres à l'est. ''Il s’agit d’une mobilisation du peuple, non seulement de nous, autochtones, mais de nos frères et sœurs non autochtones, qui peuvent voir que nous nous dirigeons vers un génocide écologique'', a déclaré Michael Paul, qui est né dans la communauté innue de Mashteuitasht. »


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La lutte contre la mine de graphite de Lanaudière Matawinie


En termes de GES, d'étalement, de déficit public, de tarif de transport collectif
Le REM est une catastrophe qui livre le Québec au capital financier


Fini les hausses, place à la gratuité


Pour le transport en commun, le gouvernement de la CAQ a fait son lit. C'est le train aérien électrique et autonome, dit réseau express métropolitain (REM). Après le REM 1.0 en construction des Libéraux dans l'Ouest du Grand Montréal, c'est l'engagement pour le REM 2.0 de la CAQ dans l'Est de l'Île-de-Montréal avec promesses de REM 3.0 à Longueuil et Laval, de REM 4.0 sur la Rive-Sud et peut-être sur la Rive-nord. Après l'avoir boudé, toutes les municipalités veulent participer à la curée y compris Montréal qui malgré quelques critiques, fait son deuil de la ligne rose. Adieu ou presque métro trop coûteux et surtout les anti-char autobus en voie réservée et tramway. Ainsi se perpétuera le règne du véhicule privé, aujourd'hui à essence et demain hydroélectrique perpétuant l'étalement urbain de tentaculaires et énergivores banlieues de logements unifamiliales et en rangées dévoreuses des meilleurs sols agricoles du Québec.


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Le REM est une catastrophe qui livre le Québec au capital financier


Non au Rem de l'Est, Non au véhicule privé, Non au bungalow
Oui au bus et tramway partout et gratuits sans char dans les jambes


Urgence climatique - Courage politique

Appuyer une opposition citoyenne au REM de l'Est même partielle est incontournable (
Pétition :Opposition au tracé aérien du Réseau express métropolitain (REM) et création d'un comité aviseur). Le bulldozer CPDQ, à qui la CAQ a sous-traité l'épine dorsale du transport en commun du Grand Montréal, est partie intégrante de la Finance à la recherche de prêts garantis par la fiscalité et les tarifs, et de « l'industrie de la corruption » avide de grands travaux lucratifs. La CPDQ-CAQ favorise le REM, moins cher que le métro et construit plus rapidement, parce que comme le métro il abandonne la trame urbaine (autoroutes, boulevards, rues majeures) au règne du véhicule privé aujourd'hui surtout à essence et demain électrique. Les deux types de véhicules sont aussi polluants l'un (pétrole-étalement) que l'autre (lithium, cobalt, graphite...-étalement). Le comité citoyen de l'Est de Montréal a fait la moitié du chemin en réclamant de ramener sur le sol le REM de l'Est. L'autre moitié, dont QS doit rendre l'initiative, est d'annuler ce projet pharaonique de 10 milliards$, sans doute 15 milliards$ (Francis Vailles, Ce projet de 15 milliards sera-t-il rentable ?, La Presse, 19/02/21) qui cannibalise les alternatives dans la trame urbaine soit déjà construites (ligne verte, train de l'Est) soit en construction (SRB-Pie-IX) soit qui étaient prévues (Tramway Notre-Dame) (Michel C. Auger, REM de l'Est : double emploi et cicatrice, Radio-Canada, 18/12/20).


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Non au Rem de l'Est, Non au véhicule privé, Non au bungalow


En marge de l'article d'Éric Pinault « 2020, une année de décroissance? »
La décroissance, quelle décroissance : Privation ou «buen vivir»?

American way of life


Se basant sur le triptyque du professeur Yves-Marie Abraham de HEC, « 
produire moins, partager plus et décider ensemble », le professeur de l'UQÀM Éric Pinault (2020, une année de décroissance ?, Le Devoir, 13/02/21) réfute l'ancien ministres des Finances du dernier gouvernement du PQ, Nicolas Marceau, plaidant un meilleur statu quo de consommer mieux pour éviter le paralysant fatalisme engendré par la peur catastrophiste. Éric Pinault rejette l'idéologie dominante du « développement ''durable'' permett[ant] de concilier la préservation de l’environnement et la croissance économique, [faisant] que le motif de profit et le désir de protéger la planète aillent main dans la main ». En plein dans le mil. La décroissance est nécessaire et elle n'a rien à voir avec la récession capitaliste, encore moins celle de la pandémie, imposée au 90% les moins nantis d'autant plus que même la croissance du capitalisme néolibérale conduit elle-même à plus d'inégalités et de pauvreté. Pour arriver à « partager plus », il faudrait, selon Éric Pinault, « décider ensemble » comme le fait le Front commun pour la transition énergétique représentant « environ 1,8 million de Québécois et Québécoises ».


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En marge de l'article d'Éric Pinault « 2020, une année de décroissance »



Le recyclage des véhicules à essence et des batteries lithium-ion
Une illusion menant à un nouvel extractivisme et au règne des GAFAM

pylônes reversés tempête verglas

La députée Solidaire responsable du dossier environnement plaide pour le recyclage des autos à essence en autos électriques tout en admettant que technologiquement on n'y est pas encore. Mais surtout elle exige un recyclage obligatoire des batteries lithium-ion, en ce moment embryonnaire, tout en plaidant pour un contrôle gouvernemental accru des mines de lithium, de cobalt et autres liés à la filière des batteries (Charles Lecavalier, Québec solidaire aimerait convertir les autos à essence en voitures électriques, Journal de Québec, 29/01/21). Des PME de la reconversion ou même une entreprise d'État, non prôné par la députée, seraient-ils en mesure d'accoter les GAFAM et monopoles de l'auto déjà à l'offensive? Le recyclage des batteries lithium-ion est-il une solution écologique? En quoi le contrôle étatique du développement minier la députée ne réclame même pas au moins une participation étatique serait-il plus écologique pour faire face à une demande exponentielle? Plus fondamentalement, les véhicules privées hydroélectriques sont-ils partie intégrante d'une société de prendre soin des gens et de la terre-mère?


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Le recyclage des véhicules à essence et des batteries lithium-ion


Une proposition d'axe de la campagne électorale 2022 de Québec solidaire :
Une société pro-climat de prendre soin des gens et de la terre-mère

Capitalisme épuise terre et humain


Québec solidaire a lancé le processus de construction de sa plateforme pour l'élection de l'automne 2022. Le Conseil national de mai 2021 en déterminera les axes prioritaires et le Congrès de l'automne 2021 finalisera le tout.

La crise pandémique sur fond d'aggravation de la crise climatique a démontré que la raison d'être de l'économie devrait être de prendre soin des gens et de la terre-mère en comblant d'urgence les besoins essentiels (nourriture saine, logement adéquat, soins de santé à temps, soutien social) dans une optique de reproduction et de développement de l'espèce humaine sans compromettre l’écosystème terrestre. Nos gouvernements, au contraire, en accord avec le capital financier et transnational, veulent plutôt « sauver l'économie », c'est-à-dire les profits, aux dépens de la santé publique tout en compromettant la lutte pour le climat et la biodiversité afin de sauvegarder l'hégémonie du « marché » quitte à prendre le risque à très haute probabilité de déclencher une dynamique de terre-étuve qui mettra fin à la civilisation d'ici 2100 si ce n'est avant.


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Une proposition d'axe de la campagne électorale 2022 de Québec solidaire




Covid-19 au Canada-Québec, le pire cas des pays riches pour les gens âgés
Hécatombe sur le dos des travailleuses essentielles surtout racisées



Résidente CHSLD



Le Canada s'illustre mondialement comme le pays où la mortalité relative covid-19 des personnes âgées est la plus importante parmi les pays riches.


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Covid-19 au Canada-Québec, le pire cas des pays riches pour les gens âgés


De Québec solidaire à Podemos ?
La démocratie Solidaire se transforme à petit feu en démocratie plébiscitaire


Démocratie au peuple


Le 15 janvier, tous les membres de Québec Solidaire recevaient un courriel les enjoignant à participer à des rencontres régionales en février pour préparer la plateforme électorale 2022 sur la base d'un questionnaire qui sera disponible à la fin janvier. Ces rencontres sont la première étape menant au vote de cette plateforme lors du congrès de l'automne 2021 en passant par le conseil national de mai 2021 qui devra identifier ses « axes prioritaires ». Manifestement la direction du parti a pris goût à ces rencontres consultatives 'zoom' sans clavardage, sans caméra et à micro contrôlé qu'elle a découvertes lors de la première vague de la pandémie le printemps dernier. Ces rencontres, en réalité des conférences avec questions-commentaires, permettent à la haute direction et à la députation du parti un contact direct avec les membres sans passer par les structures statutaires électives, essentiellement les associations de circonscription.


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La démocratie Solidaire se transforme à petit feu en démocratie plébiscitaire


« Révolution écosocialiste ou « Back to the future »... avec fuite vers l'avant ?
Une « base d'unité » dont l'épine dorsale ignore... l'enjeu écologique

Agissons comme si nous allions gagner


Sort soudainement du chapeau de la nébuleuse Presse-toi-à-gauche, qui n'a jamais participé à aucun combat écosocialiste au sein du parti mais qui s'y est souvent abstenu ou même opposé, une nouvelle organisation dite « Révolution écosocialiste ». Coup sur coup, ses initiateurs produisent un tas de textes dont une « base d'unité » où il est à peine question d'écologie tout en édulcorant le marxisme dont le groupe se réclame. Leur facile critique du Plan vert de la CAQ aboutit certes à une critique de l'auto hydroélectrique mais sans en dégager une revendication de rejet. Vis-à-vis la bureaucratie syndicale et la direction Solidaire, leur cœur balance. Quand on passe en revue les faits d'arme du précédent « Réseau écosocialiste », issu de la même nébuleuse, au sein de Québec solidaire (QS), on constate que leurs interventions eu égard à l'écologie sont pour le moins problématiques. Et voilà qu'aujourd'hui leur cœur balance vis-à-vis QS lui-même sans que cette nébuleuse n'ait jamais en son sein levé l'étendard de la lutte écosocialiste. L'heure serait-elle venue d'abandonner QS alors que le parti, contrairement à l'espagnol Podemos avec lequel l'écosocialiste Anticapitalistas a rompu, a le vent dans les voiles et demeure démocratique ? Ne faudrait-il pas plutôt se démarquer au couteau du capitalisme vert et lutter au sein de QS et du mouvement social pour un concret corpus revendicatif écosocialiste ?


Pour lire le texte complet :

« Révolution socialiste ou « Back to the futur »