Une manifestation de quartier avec une portée politique nationale
Contre la consommation de masse, pour la biodiversité et le climat

Mob6600 - invitation manif 18-090-21

Arrive à son paroxysme la lutte de l’organisation citoyenne d’Hochelaga-Maisonneuve-Mercier Mob6600 pour un parc nature sur une grande friche à quelques kilomètres à l’est du centre-ville de Montréal où jadis était érigée une des plus importantes usines montréalaise, la Canadian Steel Foundry, adjacente à la quasi abandonnée cour de triage du Canadien National devenue une jeune forêt et entourée de divers boisés :



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Une manifestation de quartier avec une portée politique nationale


Mobilisation et élections vis-à-vis le parc nature d’Hochelaga-Maisonneuve
Le parlementarisme conduit à la récupération politicienne qui démobilise

Bloc contre Mob6600 - Roxane Marcil

Crédit de la photo-montage : Roxanne Marcil


Note préliminaire : Cet article s’inspire des débats du site Facebook (2 000 membres) du comité citoyen Mobilisation 6600 Parc-Nature Mercier-Hochelaga-Maisonneuve (Mob6600).    
Le Québec vit deux élections quasi simultanées, celles fédérale et municipale cet automne, avec une autre, celle nationale, pas loin derrière à l’automne 2022. Pendant ce temps s’aiguisent les contradictions climatique, avec les dômes de super-chaleur dans l’Ouest canadien avec ses feux de forêt et la sécheresse dans les Prairies et quelque peu au Québec, et pandémique avec la quatrième vague. Si l’élection fédérale sert d’occasion mobilisatrice au courant libertarien antivaccin dans lequel grenouille la droite, le mouvement écologique-climatique se contente de mini manifestations des coupables habituels, (Coralie Laplante, Manifestation avant le premier débat des chefs, La Presse, 2/09/21) bien que s’en annoncent d’importantes à l’occasion de la COP-26, après les élections fédérales (Roger Rashi, COP 26 : Le Retour cet automne des grandes mobilisations climatiques, Presse-toi-à-gauche, 31/08/21).
Toutefois, l’importance de la thématique climatique dans la campagne électorale fédérale n’est pas passée inaperçue dans le comté d’Hochelaga. Avec la mise en chantier du viaduc du Port de Montréal au-dessus de le rue Notre-Dame et celle de la plateforme de transbordement rail-camion, la plus importante en Amérique du Nord, par l’entreprise Ray-Mont s’aiguise la contradiction entre le bloc affairiste Port de Montréal / gouvernements fédéral-provincial-municipal / Canadien National / Ray-Mont versus le comité citoyen Mobilisation 6600 Parc-Nature Mercier-Hochelaga-Maisonneuve (Mob6600) pour un parc nature (Marc Bonhomme,
La logistique contre la nature et la vie sociale d’Hochelaga-Maisonneuve -- manifestation des 500 contre « leurs profits qui nous polluent la vie », Presse-toi-à-gauche, 26/05/21). Ce dernier vient de faire signer une pétition de 6 000 à 7 000 personnes dans la torpeur de l’été caniculaire et prépare une manifestation le 18 septembre à quelques jours des élections fédérales et à la veille du déclenchement officiel de celles montréalaises.   

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Mobilisation et élections vis-à-vis le parc nature d’Hochelaga-Maisonneuve


Quelques remarques sur la lutte du Front commun qui n’a pas existé
Une évidente défaite mais pas du tout un écrasement… vers la ronde finale

Front commun vert

Le contexte pandémique a manifestement changé les règles du jeu. Le gouvernement de la CAQ avait besoin de la pleine collaboration de la première ligne de ses travailleuses essentielles — surtout des femmes d’où le féminin générique — lesquelles ont été au rendez-vous à commencer par celles racisées. Difficile dans ces circonstances d’imposer une politique rigide et encore moins des décrets et lois spéciales. La CAQ aurait bien voulu régler à la va-vite et à bon marché dès le début mais les bureaucraties syndicales ne pouvaient consentir à ce coup fourré sans risquer d’être reniées par leurs bases. Par contre, les syndicats du secteur public ne pouvaient ni moralement ni politiquement utiliser l’arme du retrait des services envers une population angoissée si ce n’est paniquée ce qui en plus allait à l’encontre de la loi des services essentielles non défiée depuis longtemps en des temps plus ordinaires. La suggestion gauchiste d’actions grévistes au début de la pandémie relevait de l’aventurisme casse-gueule.


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Quelques remarques sur la lutte du Front commun qui n'a pas existé


En marge du débat sur la plateforme électorale de Québec solidaire
Pour sauver la civilisation sinon l’humanité, il faut l’audace, encore l’audace, toujours l’audace d’une Greta Thunberg pour une mobilisation générale et permanente qui va jusqu’à la rupture avec le capitalisme

Soyez_réalistes,_demandez_l'impossible


Le dernier rapport du GIEC-ONU, un « code rouge pour l’humanité » de dire le secrétaire-général de l’ONU sans que pourtant les gouvernements de ce monde ne reprennent la balle au bond, révèle que « le budget carbone qui nous donne les meilleures chances de rester en dessous de 1,5°C s'épuise en moins de 5 ans et demi à notre taux d'émission actuel. Peut-être que quelqu'un devrait demander aux personnes au pouvoir comment ils prévoient de « résoudre » cela ? » de réagir Greta Thunberg dans son tweet du 9 août en se basant sur le tableau suivant du rapport qu’elle reproduit :


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Pour sauver la civilisation sinon l’humanité, il faut l’audace, encore l’audace, toujours l’audace d’une mobilisation générale
 


Projet de plateforme électorale 2022 de Québec solidaire
Maintenir la cible de réduction des GES à 67% et non la réduire à 45%

giec 2021-degres-rechauffement-

Le projet de plateforme pour l’élection de 2022 du parti s’en tient à la cible du GIEC d’une baisse de 45% des GES à l’horizon 2030 par rapport à 2005 (ou par rapport à 1990 puisque par hasard les émanations de GES du Québec sont les mêmes pour les deux années). Rappelons que le congrès Solidaire de 2016 avait fixé une cible de 67% que le Conseil national du printemps 2018 a réduit à 45% pour motif d'urgence afin de se conformer au plan de réduction de GES de 2018 jamais ni discuté dans les instances de base du parti ni encore moins ratifié par un congrès ou un CN. Comme depuis lors le parti a renoncé à ce plan, le motif d’urgence a disparu et la décision du congrès de 2016 devrait être rétabli. (À remarquer que la cible de 67% est toujours celle inscrite au programme publié sur le site du parti à ce jour.) À tout le moins, le prochain congrès de novembre devrait être saisi du dilemme pour trancher d’autant plus que le programme, surtout pour des items de cette importance, relève statutairement du congrès.

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Pourquoi il faut maintenir la cible de réduction des GES à 67% et non la réduire à 45%