Convention fiscale


La réforme onusienne de la politique fiscale mondiale : du gros bon sens qui restera chimérique sans une puissante mobilisation écosocialiste  


 taxes ONU


Selon de
The State of the Tax Justice of 2025 du Tax Justice Network, sur les six années de 2016 à 2021 une somme de 6 552 milliards $US de 2021 de profits déplacés vers l'extérieur ont donné lieu à une perte fiscale mondiale de 1 717 milliards $US de 2021, soit en dollars canadiens de 2021 de 2 152 milliards ce qui équivaut à un peu plus du tiers des dépenses publiques mondiales pour la santé. Pour le Canada, cette perte fiscale serait de 34 G $CDN l’an soit 3% des dépenses publiques pour la santé. C’est donc dire qu’en termes des dépenses pour la santé, le transfert des profits vers les paradis fiscaux affectent davantage les pays dépendants comme en Afrique (53%) et en Amérique latine (45%). Le rapport de l’année 2024 affirmait que chaque année les multinationales transfèrent plus de 40% de leurs bénéfices dans des paradis fiscaux. Selon l’ONG française Terre solidaire, on estime l’évasion fiscale mondiale des multinationales et des individus les plus riches à 500 milliards $ US l’an, une estimation basse car « ces estimations se heurtent par nature à un déficit de transparence ». Le FMI parle plutôt de 600G $US. Ce serait 200G $US l’an pour les seuls pays du Sud soit l’équivalent de l’aide publique au développement de 2024. « En 2024, les Canadiens détenaient au moins 682 milliards de dollars dans des paradis fiscaux, ce qui représente une augmentation de 165 % depuis 2014. » Les individus les plus riches dissimuleraient dans les paradis fiscaux l’équivalent de 10% du PIB mondial. Faut-il se surprendre qu’« en 10 ans, les 1% les plus riches ont accaparé la moitié des nouvelles richesses crées à l’échelle mondiale, tandis que la richesse totale des milliardaires a explosé augmentant de 2 000 milliards de dollars pour la seule année 2024. »


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Politique fiscale mondiale